"L'ECRITURE EST LA PEINTURE DE LA VOIX- Voltaire

CULTURE et CONNAISSANCES

LA CHANDELEUR…. Je fais des "Ratons"

 

 

 LA CHANDELEUR!

Le 2 fevrier……
Mange des crèpes, mange des crèpes….
Tra la la la lère….

***********                 

                                Comme tous les ans, je vais faire des crèpes,
chez nous dans la nord,
on les appelle aussi

"RATONS"

                                         Pour ma part, je trouve, peut être parce que Maman les faisait
                             ainsi,que les "ratons" sont plus épais que les crèpes.
                        Mais, peut être cela tient à la consistance de la pate,
                                                plus ou  moins liquide et les crèpes ou ratons
             plus plus ou moins fins..

Nous verrons ca demain.

Et vous, avez vous des recettes particulières ou de famille?
Faites nous en profiter.

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                                                      Dans la Voix du Nord, depuis jeudi, paraît un article concernant les "RATONS"
                                            Articles tirés d’un quotidien de l’époque, L’ Echo de la Frontière.

                  Je vous en apporte la copie des 3 premiers articles.
Le 4e paraîtra mardi.

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Ratons

Histoire(s) de ratons, dans l’arrondissement (1 /4)

vendredi 30.01.2009 -
«Les crêpes», de Jan Stoolbaert (1838-1914), un tableau exposé au musée des Beaux-Arts de Tournai.

|  TRADITION |

Le raton ou crêpe en patois rouchi (1) est traditionnellement lié à la Chandeleur,
qui ouvre le cycle de carnaval.
L’Echo de la Frontière du 7 mars 1831 relève cette coutume alimentaire, bien ancrée dans nos régions.

« Les habitudes flamandes ne permettent pas aux bons Valenciennois de passer les jours
gras sans déguster la crêpe locale, le classique raton, comme on l’appelle » (2).
Gabriel Hécart, dans son dictionnaire Rouchi Français (1834) donne même la recette de cette « sorte de pâtisserie,
faite de farine, d’oeufs et de crème »


  « On fait de ce mélange une pâte fort liquide, dont on hâte la fermentation par un peu de levure (3).
On l’expose à une chaleur douce et quand la fermentation est au point qu’on le désire,
on en prend une certaine quantité avec la puisète (4),
on la met dans une poêle plate, dans laquelle on a fait roussir du beurre en quantité suffisante.
Quand le raton est assez cuit d’un côté, on le retourne en frappant un coup sur le manche de la poêle
et on sert après avoir aspergé du sucre en poudre ».
Du Jean-Pierre Coffe avant la lettre !

G. Hécart signale des cas de gloutonnerie, compréhensible sinon excusable en cette période de bombance.
Il cite l’exemple d’un nommé Hollande, « travaillé d’une telle boulimie qu’il pouvait manger continuellement ».
Certains ou certaines ne résistent pas à un tel régime pantagruélique :

« Tant’ Zandrine alle est morte : D’avoir trop mié d’ratons in Carnéval »
(J . Mousseron).

Chandelles

Des Excès sans doute condamnés par l’Eglise, car l’usage des crêpes s’inscrit dans un contexte religieux
: la fête de la Chandeleur.

Mais, au XIXe siècle, cette origine est probablement déjà oubliée ou ignorée du commun des mortels.
La candelée ( ou keudlé, dans le Denaisis) intervient quarante jours après Noël et commémore
la présentation de l’enfant Jésus au Temple et la purification de la Vierge.
Selon la Loi de Moïse, une mère qui enfante d’un garçon était considérée comme impure durant
sept jours et devait attendre ensuite trente-trois jours pour la purification de son sang (5).
La « fête des chandelles » (en latin, festa candelarum , d’où vient le mot chandeleur),
le 2 février, consiste en une procession de cierges allumés et bénis.
Elle remonte au Ve siècle après J-C et remplace une ancienne fête païenne, les Lupercales.
A Rome, on faisait des sacrifices aux dieux et, en particulier, à Lupercus, dieu de la fécondité,
en portant des flambeaux à la main.

Et les crêpes dans tout cela ?

 A la lueur des torches, les Romains mangeaient, paraît-il, des galettes de céréales.

La version officielle de l’Eglise veut que, le 2 février 472, le pape Gélase 1er fit cuire des galettes,
faites de farine et d’oeufs, pour réconforter des pèlerins.
La tradition des crêpes était née : elle a perduré jusqu’à nos jours,
alors que les rites religieux, eux, ont périclité.

t

> (1) Aussi connue sous d’autres appellations :
carpette (en picard), couque-baque (en Flandres).

(2) « Puss’ qué ch’est les cras jours, i nous faut un régal/ Si nous f’rott’s des ratons/ »
(L’payèle ; J . Mousseron, Fleurs d’en bas ,1897).

(3)De la levure de bière, pour l’occasion.

(4)Epuisette en patois.

(5)Le double, c’est-à-dire 80 jours, s’il s’agit d’un bébé fille !

 
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 Histoire(s) de ratons dans l’arrondissement (2/4)

samedi 31.01.2009- La Voix du Nord

|  TRADITION |

Dans l’ancienne société paysanne, la fête de la Chandeleur s’accompagne de nombreux rites et croyances,
révélant des mentalités pour le moins superstitieuses
Les cierges bénis à l’occasion de la Chandeleur doivent être rapportés, de l’église jusqu’au domicile
en restant allumés.
Conservés, ils sont censés protéger la maisonnée : il faut les rallumer en cas d’orage pour se préserver de la foudre.
Dans son dictionnaire de 1834, Gabriel Hécart indique qu’à Valenciennes,
à la Chandeleur, « on faisait (1) ce jour-là une distribution de cierges au Magistrat et à tous les employés
de l’hôtel de ville ».
Une manière pour les Valenciennois de témoigner leur reconnaissance à ceux qui les administrent.
C’est aussi une marque d’allégeance à l’égard de l’autorité municipale.
Dans les campagnes, les crêpes de la Chandeleur avaient parfois cette fonction
et les seigneurs s’en voyaient offrir chaque année par leurs fermiers.

A l’coïette

Longtemps les paysans ont été persuadés que s’ils ne faisaient pas de crêpes, le jour de la Chandeleur,
leur blé risquerait d’être gâté :

 « Si point ne veut blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur ».

Le début février marque la sortie de l’hiver et annonce le retour des travaux agricoles.

« Al can’lée, à tout allée » (2).


Ce vieux dicton rouchi, répertorié par Hécart, signifie qu’à compter de cette date,
les jours commencent vraiment à s’allonger et que le soleil reprend vigueur. (3)
La coutume veut et elle perdure encore de nos jours, que l’on fasse sauter la première crêpe
). Le respect de ces rites garantit, sinon la richesse, la certitude de ne pas manquer d’argent durant toute l’année.
Les ratons de la Chandeleur présentent donc des vertus quasi magiques,
sans compter leur indéniable valeur gustative.
La consommation de délicieuses crêpes, saupoudrées de cassonade, constitue un temps fort dans la vie familiale :
un moment festif qui ravit au premier chef les enfants.

Fidèle observateur des moeurs du pays minier, le poète patoisant Jules Mousseron a décrit,
au début du XIXe siècle, le cérémonial des ratons :

« Ch’est carnéval.
Il est l’brunette/
Autour du poêle, in rang d’ognons/
L’z’ infants sont assis à l’coïette
Grand’mèr’ va lieu fair’ des ratons/
Les goss’s ont tertous leu frimousse/
Tourné’su l’séyau (5) qui contient/
El pât’ si légèr’ que del mousse/
Poussé’ pa lévure d’brassin. »
( Les Ratons ; Au Pays des Corons, 1907).

On s’en pourlècherait les babines ! •

(1) L’emploi de l’imparfait laisse supposer qu’à la date de parution du dictionnaire (début XIXe),
cette pratique n’existe plus.

(2) A toute allée signifie promptement, très vite.

(3) De là à voir dans la crêpe de la Chandeleur une survivance lointaine du mythe de la roue solaire,
il n’ y a qu’à tendre un rayon… de roue ou de soleil, c’est selon.

(4) A la Chandeleur suivante, la pièce enroulée dans les débris de la crêpe était réservée au premier pauvre
qui passait ;
(5) Séyau = seau ;
A l’coïette = bien au chaud ;
L’brunette = le soir, à la brune.

 

·         Dans le Valenciennois, des histoires de ratons (3/4)

dimanche 01.02.2009 – La Voix du Nord

|  TRADITIONS |

Dans un poème du « Pays des corons » (1907), Jules Mousseron relate
une flopée se ratons ».

Quell’ guins’ !

« All’met l’payèl’ su l’brais’ tout’ rouche
El burre i cante in frétillant/
Alle y coule aussi, à plein’ louche
/Et v’là l’z’infants qui s’mett’nt à rire/
Quand alle l’lanc’ presque au plafond
 ».

Mousseron a ce don d’évocation pour faire revivre ces faits et gestes du quotidien, d’une apparente banalité.
Ses vers en rouchi, sur les crêpes (1), sont un vrai régal pour l’esprit.

 Le poète se réjouit de voir

 « ces bouch’s s’barbouillant d’castonate
/Quell’ joi’, queull’ guins’
(2), queul appétit ! ».

Les enfants s’en donnent… à gorge déployée :
« A plein’s bouchi’s, toute el soirée/
les ratons régalent l’gaziau
(3)/
Les goss’s in ming’nt eun’ telle fourn ée/
pochénant
(4) comme eun’ lavette/
Un raton qui n’a pus su mier/
 » (5).

La femme, on le voit, est le personnage central qui préside au cérémonial des ratons.
D’après André Lebon (La Vie en Ostrevant au XIXe siècle), la chandeleur était considérée comme
la « fête de finmes ».
Ce que l’on retrouve dans d’autres régions d’ailleurs, comme la Bourgogne.
Cela s’explique, sans doute, par l’origine et la signification religieuse de la chandeleur,
à savoir la purification de la Vierge Marie, la femme par excellence,
quarante jours après la naissance de l’enfant Jésus.
Un proverbe du pays minier denaisien rend presque obligatoire, aux femmes,
la cuisson des crêpes, à la chandeleur, et leur consommation ce jour-là :

« les finmes, qui n’mingent pas d’ratons à l’keudlé, vont picher dins leus bas… »

Ici, j’ai toujours entendu, en patois bien sur :

"Si tene minch pas d’raton,
Té va pisser tout cron"

(En francais : si tu ne manges pas de crèpes
Tu vas pisser tout de travers)

Ca rejoint un peu le proverbe en rouchi.

 Et pourtant, cela ne réussit pas à toutes les représentantes du sexe dit faible.
Pour preuve, la mésaventure racontée, sur le mode ironique, par le journaliste de L’Écho de la frontière,
le 7 mars 1835. La scène se déroule dans une demeure, située près de la porte de Famars,

 
« avec des circonstances qu’il n’est pas possible de passer sous silence des commères du voisinage
s’étaient réunies dans une pièce reculée de l’habitation pour faire et manger les ratons,
tandis que les maris célébraient le carnaval de leur côté. Quand tout à coup…
 » •

(1)du latin crispus, ondulé ;
(2)bonne chère ;
(3)gosier bouchie = bouchée ;
(4)presser dans les mains ;
(5)manger.

 

 

 

 

Une autre histoire….

Le 2 février c’est la Chandeleur, c’est aussi le jour des crêpes: ces crêpes qui portent bonheur.
Mais pourquoi portent-elles bonheur?
D’anciennes croyances nous disent que faire sauter ou faire tourner des crêpes
avec de l’argent dans la main va nous apporter prospérité et richesse,
et va aussi nous éloigner des maladies durant toute l’année.

D’où vient cette vieille tradition ?

L’origine de la Chandeleur est païenne.
Au Moyen Âge, durant la messe, se bénissaient de nombreux cierges qui avait ensuite le pouvoir
( une fois rallumés ) de nous donner richesse en argent ou en récolte.
Les familles et les voisins se réunissaient après cette messe pour faire les fameuses crêpes.
Les faire sauter avec une monnaie d’or dans la main ou les conserver dans un endroit
( si possible en haut de l’armoire )les préservera des mauvais esprits,
de la foudre et des intempéries .

Cette tradition se conserve de nos jours à travers les crêpes.
De nombreuses crêperies ont vu le jour et ont fait connaître cette spécialité dans le monde entier.

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A c’teur, vla ein recete ed min coin…….

Galettes du nord (ratons)

 

 

      

Préparation : 20 min
Cuisson : 2 min par galette

Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 330 g de farine de blé
- 4 oeufs
- 40 g de beurre
- 13 g de levure de boulanger
- 1 litre de lait
- sel
- 1 pierre de sucre

Préparation :

Dans un petit récipient, mélanger les 13 g de levure de boulanger avec 2 cuillères à soupe d’eau tiède et 1 pierre de sucre.

Dans une casserole, faire tiédir le lait.

Dans un saladier, incorporer 330 g de farine de blé et ajouter les oeufs un à un ainsi que le lait (petit à petit pour éviter les grumeaux).

Faire fondre le beurre et une fois refroidi, l’incorporer à la pâte. Ajouter la levure et une pincée de sel.

Placer la pâte dans un endroit sec (tel que le micro-ondes, à l’abri des courants d’air) et laisser lever la pâte environ 3 heures.

*

Tout cha, cha m’a l’air fin bon!

vivment d’min qu’in s’met à tap…….

*

Tirée d’un autre site :

COUTUMES ET TRADITIONS

 

Les Ratons : mi-tarte, mi-flan

Dans les années 1650, il semblerait que ces sortes de petites tartes plates, classées en pâtisserie, soit plutôt un plat salé, alors que dans la deuxième moitié du 18ème siècles, elles semblent se transformer en dessert ou friandise sucrée qui était fort appréciée.

Cette recette est basée sur une farce au fromage pour la variante salée ou de crème patissière pour la variante sucrée, étalée sur un petit rond de pâte.

Le nom de cette recette est apparemment du à la forme allongée que l’on donnait à la pâte et du dôme formé par la cuisson de la farce au fromage, qui rappelait la forme d’un petit rat.

Ratons salés (1655)

 

Ils se font en tirant un morceau de pâte de façon en rond, & étendant par tout le dessus de la farce de fromage; on les met cuire dans le four, & on les sert bien chauds.

Farce au fromage : Prenez autant de fromage mol que de fin, une livre de beurre frais, huit oeufs, desquels vous osterez le moitié des blancs, & demy litron de fleur (de farine), vous destremperez bien le tout avec Eau froide, en suffisante quantité, puis en ferez l’essay; si vous la trouvez trop fine vous y adjousterez de la farine : si elle est trop forte remettez y du beurre avec de l’Eau.

Ratons sucrés (1755)

Crème pâtissière

Mettez dans une terrine huit jaune d’oeufs, deux poignées de fleur de farine, un peu de sel menu & du sucre en poudre à discrétion, délayez bien le tout ensemble dans un peu de lait, ensuite mettez sur le feu une chopine de bon lait, & quand il commencera à bouillir, vous y verserez des jaunes d’oeufs détrempés, & tournerez toujours avec une cuillère jusqu’à ce qu’il soit épais comme de la bouillie qui est cuite ; vous y ajouterez une cuillerée d’eau de fleur d’orange & la mettrez dans un plat : elle vous servira à faire des tourtes, tartelettes et ratons.

 

Pâte et recette

Jettez sur une table bien propre un litron de fleur de farine, faite une petite fosse au milieu, mettez-y un quarteron de beurre frais, une demi-once de sel menu & un demi-septier d’eau tiède, maniez bien le tout ensemble & en formez une pâte bien liée & mollette, ensuite faites-en de petites abaisses rondes de l’épaisseur d’un quart d’écu, donnez-leur la grandeur qu’il vous plaira; ordinairement on les fait petites & on les met dans de petites tourtières graissées de beurre, ou sur du papier aussi graissé ou bien poudré de farine, afin qu’elles ne s’attachent point au papier; on les garnit d’un peu de farce, comme on l’a remarqué à la crème patissière; il n’en faut guère mettre : ensuite on les dore légèrement d’un jaune d’oeuf & on les met cuire au four : ces ratons étant cuits, on les poudre de sucre & d’une goutte d’eau de fleur d’orange, puis on les sert chaudement.

Adaptation et recette

Son adaptation est facile car cette recette n’utilise que des éléments simples. Pour un premier essai, les proportions ont été divisées.

 

 

Recette pour 7-8 ratons

Ingrédients:

  • 150 g de farine (pour la pâte)
  • 50 g de beurre (pour la pâte)
  • 100 ml d’eau (pour la pâte)
  • 1 pincée de sel
  • 4 jaunes d’oeuf
  • 1 poignée de farine
  • 50 à 100 grammes de sucre
  • 500 ml de lait

Faites votre pâte en mélangeant la farine, l’eau, le beurre et le sel dans un bol avec vos doigts. Pour former chaque raton, prenez un peu de pâte que vous étalerez en ovale sur une plaque de four graissée ou farinée. Relevez un peu les bords de la pâte pour que la crème ne coule pas.

Faites votre crème pâtissière comme indiquée plus haut et étalez-la sur vos ratons. N’en mettez pas trop car la crème risque de couler à la cuisson. Enfournez pendant environ 1/2 heure à 200°C dans un four chaud, en surveillant la cuisson.

*****

Et en voici une autre de "Chez Ulsanne"

Mes ratons

                                  Voici ma recette de crêpes:

Ingrédients:
Pour 1 kg de farine
5 oeufs,
3/4l de lait,
50 cl de bière,
1 sachet de sucre vanillé,
1 cube de levure de boulanger,
1 sachet de levure chimique,
1 c à s d’huile,
1 c à s de rhum,
sucre en poudre.

   Préparer la pâte 2 à 3 heures avant la cuisson

                                          Dans un bol, émiettez la levure, ajoutez 2 c à s de sucre en poudre puis du lait tiède.
Laisser reposer.

                                 Séparer les blancs de jaunes d’oeufs et battre les blancs en neige.

                                Dans un grand saladier, délayer la farine,l’huile, les jaunes d’oeufs,
                   le lait, la bière (de préférence au mixeur électrique ) pour obtenir une pâte sans grumeaux.
                        Y ajouter les blancs en neige , le bol de levure, le sachet de levure chimique,
le sachet de sucre vanillé et la c à s de rhum.
           Bien mélanger le tout afin d’obtenir une pâte onctueuse.
                Couvrir d’un torchon propre et laisser reposer quelques heures.

   Dans une poêle très chaude, versez un peu de beurre pour graisser la poêle.
Versez 1/2 louche de pâte et faire cuire environ 3 mn.

  (Si votre première crêpe est un peu sèche, rajoutez du lait,
si elle se déchire rajoutez de la farine en la tamisant et la fouettant
pour éviter les grumeaux)

                        Selon les goûts, dégustez les crêpes saupoudrées de sucre en poudre
ou de cassonade accompagnées de cidre brut.

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Avec toutes ces delicieuses pensées, je vous souhaite une bonne nuit.

A demain, devant nos fourneaux.

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GOODBYE BAFANA….

 

N E L S O N    M A N D E L A 

Homme politique sud-africain, célèbre pour sa lutte contre l’apartheid.Origines

De son nom originel Rolihlahla Mandela, il est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, au Transkei, dans l’actuelle province du Cap-Oriental, en Afrique du Sud.l est issu d’une famille de chefs de village.
C’est un pasteur qui lui donnera le prénom occidental de Nelson, qu’il a conservé depuis.

ll est le premier de sa famille à suivre une scolarité.
Il suit des études à l’université de Fort Hare, où il rencontre Oliver Tambo et où il proteste contre le règlement universitaire.
Son boyco
lui vaut d’être renvoyé. Pour échapper à un mariage arrangé, il s’établit à Johannesburg, où il suit des études de droit.
En 1942,
rejoint le Congrès National Africain (CNA), pour lutter contre la domination politiq
de la minorité blanche.
En 1944, avec Tambo, il fonde une ligue de la jeunesse au sein du CNA.
1948 voit l’instauration de l’apartheid. Nelson Mndela s’enagage alor ontre les dcsiscriminaons.Le 5

 décembre 1956, il est arrêté avec d’autres opposants, mais finalement acquitté.

 Après le massacre de Sharpeville et l’interdiction du CNA, Nelson Mandela prône l’action armée.Il est emprisonné en 1962, avant d’être condamné à cinq de priso
n en 1963.

Ses actions envers l’apartheid lui valent d’être condamné à la prison à perpétuité en 1964.Les années passant, il devient l’un des plus anciens et des plus célèbres prisonniers politiques au monde.Le 7 décembre 1988, il quitte sa prison pour une résidence surveillée.

 

 

Il est définitivement libéré le 11 février 1990 sur ordre de Frederik de Klerk, qui, alors au pouvoir, demande son aide pour éviter la guerre civile.Nelson Mandela et Frederik de Klerk s’associent alors pour mettre fin à l’apartheid. Un régime de transition est ensuite mis en place.Nelson Mandela remporte les premières élections libres le 27 avril 1994 et devient président de la République sud-africaine.Il préside un gouvernement d’union nationale, qui rassemble des partis représentant des communautés noire, blanche et zoulou.La présidence de Mandela donne un nouveau visage à l’Afrique du Sud et lui redonne sa place au sein de la communauté internationale.Il quitte la vie politique à la fin de son mandat, en 1999, et se lance dans la lutte contre le SIDA

 

Pourquoi on l’aime ?

Parce qu’il est une leçon de courage et d’humanisme. Nelson Mandela est une figure de l’Histoire contemporaine mondiale.

 

Ses plus grands succès

C’est d’avoir mis fin au régime d’apartheid et d’avoir instauré la démocratie en Afrique du Sud.
Actions pour lesquelles il a reçu en 1993, le Prix Nobel de la Paix, avec Frederik de Klerk.
Spécificités et caractéristiqueNelson Mandela a été emprisonné pendant 33 ans d’affilée pour son combat contre la ségrégation raciale.



Ses amours

En 1956, il épouse Winnie Madikizela, qui l’accompagne dans son combat contre l’apartheid.
Ensemble, ils ont eu deux filles.
Le couple divorce en 1992. Winnie est officiellement sa seconde épouse, après son mariage forcé.
Il s’est remarié en 1998 avec Graça Machel, veuve d’un ancien président du Mozambique.

 

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Un long chemin vers la liberté

par Nelson Mandela

( Livre )
Livre de poche (Le)
Première édition : Fayard – 1995

Les Mémoires du grand leader sud-africain.

 Il raconte son enfance, sa formation, sa carrière, ses luttes, les années de prison, sa libération,

 son élection à la présidence.

Commencés en 1974 au pénitencier de Robben Island, ces souvenirs furent achevés par Nelson Mandela

 après sa libération, en 1990, à l’issue de vingt-sept années de détention.

Rarement une destinée individuelle se sera aussi étroitement confondue avec le combat d’un peuple

 et le devenir d’une nation.

« Nelson Mandela raconte comment le petit campagnard, né en 1918 au Transkei,

 dans la famille royale des Thembus, va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs d’Afrique du Sud

 et devenir un des principaux responsables de l’ANC.

 Ce récit mêle les souvenirs personnels, voire intimes, aux analyses de la situation en afrique du Sud et

aux descriptions des luttes et des combats contre la domination blanche et l’apartheid.

 L’enfance et les rites d’initiation, la fuite à Johannesburg, le travail dans les mines et les études de droit,

 le premier mariage et le divorce, puis le second mariage avec Winnie, la découverte du nationalisme africain,

 les Campagnes de défi, la clandestinité, la lutte armée et la prison.

Commencent alors les longues années de travail forcé – treize ans dans une carrière de chaux -,

d’attente, mais aussi d’espoir et de luttes.

Dans les années 1980, le régime d’apartheid bousculé à l’intérieur par la résistance noire, étranglé par les sanctions économiques, n’aura d’autre issue que la négociation. Nelson Mandela, qui est devenu un mythe,

 sera l’homme clef pour sortir son pays de l’impasse où l’ont enfermé quarante années d’apartheid. »)

« Document majeur sur un des grands bouleversements de cette fin de siècle, ce livre est aussi le témoignage

 d’un combat exemplaire pour la dignité humaine.

Un long chemin vers la liberté est un de ces rares livres qui deviennent non seulement un repère

 mais une condition de notre humanité. André Brink.

 Une personnalité exceptionnelle, dotée du rayonnement sans complexe d’une humanité toute simple…

 Le besoin de mettre les choses au clair de part et d’autre, mais avec une remarquable générosité à l’égard des anciens adversaires, accordant toujours le bénéfice du doute, et cela aux Blancs comme aux Noirs,

domine véritablement cette autobiographie lucide et instructive. » (Wole Soyinka, prix Nobel de littérature)

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Dimanche soir, j’ai regardé à la télé un film relatant la vie de Nelson MANDELA

 

Pendant ses années de prison.

 

« GOOD BYE BAFANA »

 

La vie de James Gregory, un Sud-Africain blanc, gardien de prison en charge de Nelson Mandela,
de l’incarcération de ce dernier dans les années 60 à sa libération en 1990.
Pendant 25 ans, Gregory s’est occupé de Mandela jour après jour.
Il a été son geôlier, son censeur mais aussi son confident, de Robben Island à Pollsmoor,
et enfin jusqu’à Victor Verster d’où il fut libéré en 1990.

Date de sortie : 11 Avril 2007   

Réalisé par Bille August

Avec Joseph Fiennes, Dennis Haysbert, Diane Kruger   Plus…

Film allemand, belge, sud-africain, britannique, luxembourgeois. 

Genre : Drame

Durée : 1h 58min. 

Année de production : 2007

Distribué par Paramount Pictures France

Mon appréciation

J’ai trouvé ce film très beau, relatant la vérité sur la vie de N. Mandela, en prison.

L’appréciation cinématographique n’en pense pas la même chose….

Il faut voir ce film pour se rendre compte et juger.

 

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Pendant plus de 25 ans, James Gregory aura été le gardien de prison chargé de Nelson Mandela.
Comme
Nelson Mandela a dû changer de prison plusieurs fois (dixit le film), James Gregory s’est vu confier sa garde
du fait de sa connaissance de la langue de Mandela, car il avait connu enfant un jeune garçon noir
avec qui il jouait et qui parlait la même langue

Le film est tiré d’un roman, écrit par ce même geôlier, qui affirme avoir été intime et ami de Mandela en prison.

 

Goodbye Bafana est avant tout le projet d’un homme, Jean-Luc Van Damme, publicitaire bruxellois ayant décidé de se reconvertir
en producteur de films via sa société
Banana Films.
Le projet faillit à diverses reprises ne jamais aboutir suite à des difficultés budgétaires[1].

 

 

APPRECIATION

Une nouvelle affectation pour un destin hors du commun.
En 1968, quand James Gregory apprend qu’il sera le nouveau geôlier de Nelson Mandela
à Robben Island,
il est ravi de servir son pays en surveillant de près un « terroriste », l’ennemi public numéro
un d’un Etat ségrégationniste.
C’est avec zèle qu’il s’engage dans cette mission avec un atout de taille : il parle le xhosa,
la langue du leader de l’African national congress (ANC, Congrès national africain).
Goodbye Bafana est le récit de la rencontre improbable de deux hommes,
un afrikaner blanc qui croit à la supériorité de la race blanche et d’un être exceptionnel
qui s’est engagé dans une lutte pour l’égalité de tous en terre sud-africaine miné par l’Apartheid.

Une amitié improbable

Le film de Bille August est inspiré des mémoires de James Gregory – Le regard de l’antilope),
décédé en 2003 d’un cancer
. Il se veut une démonstration de la capacité de l’être humain à évoluer dans ses convictions.
Plus de deux décennies auprès de Nelson Mandela, interprété par un Dennis Haysbert
qui laisse transpirer dans son jeu tout le respect qu’il éprouve pour son personnage,
ne peuvent laisser indifférent.
Gregory en fera l’apprentissage malgré lui. Tiraillé entre ses devoirs envers sa famille,
que lui rappelle sans cesse son épouse, alias Diane Kruger, et l’intuition qu’il a du bien-fondé
du combat que mène son prisonnier.
Le couple atypique que forme Mandela et Gregory traverse les années et se nourrit du
respect mutuel qu’éprouvent l’un pour l’autre les deux hommes.

Le réalisateur danois, en dépit d’une approche trop esthétisée, arrive tout de même
à transmettre une émotion qui tient moins de sa narration que de l’objet même de celle-ci.
Des gardiens de prisons dont pas un pli ne bouleverse la fluidité des uniformes,
des scènes de violence réduites à leur expression métaphorique, nuisent quelque
peu à la vraisemblance du récit.
Un pan douloureux de l’histoire sud-africaine incarnée par l’abnégation d’un homme,
Nelson Mandela.
L’incapacité pour ce dernier de se rendre à l’enterrement de son fils aîné,
qui se tue dans un accident de voiture, marquera à jamais Madiba, et plus tard son geôlier.

Une leçon de tolérance à réviser

Goodbye Bafana, c’est aussi en toile de fond les tractations politiques qui mèneront,
après 27 ans d’emprisonnent – un record absolu pour un détenu politique-,
à la libération de Nelson Mandela, le poing levé, le 11 février 1990.
Il écrit alors à son maton personnel :

« Aujourd’hui prennent fin les merveilleuses heures que nous avons passées ensemble
pendant ces deux dernières décennies.
Mais vous resterez toujours dans mes pensées ».

Ces mots sont l’illustration des nombreuses leçons de tolérance et de paix que l’Afrique du Sud,
à travers notamment Nelson Mandela, n’a cessé d’enseigner au monde au cours de sa douloureuse histoire.
Goodbye Bafana est une nécessaire piqûre de rappel à nos esprits encore trop étriqués

 

 

 

Goodbye Bafana

Gardien de prison maîtrisant le Xhosa, langue maternelle de Nelson Mandela (Dennis Haysbert),
 James Gregory (Joseph Fiennes) est affecté à la surveillance du leader de
l’ANC afin d’exercer contrôle et censure à l’encontre de l’ennemi national,
Avec cette adaptation d’une grande platitude, Bille August,
le moins célèbre des palmés cannois (Pelle le conquérant et Les meilleurs intentions),
n’essaie jamais de jouer au mauvais petit canard.
Déroulant un scénario tout lisse qu’une mise en scène sans relief
ne parvient jamais à faire décoller, son film ressemble au travail appliqué d’un élève consciencieux
mais incapable de s’extraire du mode d’emploi recommandé.
Certes, la force de l’histoire de Mandela, emprisonné durant 27 ans, se suffit à elle-même pour générer de l’émotion.
Hélas, la manière de nous y amener est si classique, prévisible, en bref hollywoodienne dans sa façon de prendre
le spectateur par la main, qu’entre deux bâillements, il y a de quoi s’agacer.

D’abord, l’impression d’avoir toujours deux temps d’avance sur le récit  n’aide guère à se passionner pour l’histoire.
De plus, le sujet du film n’est ni Nelson Mandela, ni sa lutte, mais plutôt l’éveil,
long et délicat, d’un homme qui s’extirpe peu à peu des recommandations
officielles pour aller chercher, seul, sa vérité – soit exactement ce que
le réalisateur ne parvient pas à faire.
Problème, le gardien de prison, un peu limité, et sa famille
ne sont guère passionnants.
Seule
Diane Kruger, particulièrement répugnante, éveille l’attention.
Elle est totalement conditionnée, et on frémit à l’écoute de ce joli minois,
expliquant en toute bonne foi à ses enfants, pourquoi les noirs sont méchants,
et que cette différence est voulue par Dieu.

Pour le reste, c’est l’archétype du film occidental se penchant sur l’Afrique
. Encore une fois, l’histoire est vu par le regard d’un blanc, ce qui est plus rassurant
et à même de sensibiliser les spectateurs du Nord.
Quant au thème, forcément fédérateur, d’une lutte héroïque à laquelle on ne peut qu’adhérer,
il ne bouleversera rien puisqu’il ne fait que relire une histoire maintenant consensuelle.

Adapté du livre de James Gregory, Le regard de l’antilope,
il convient de préciser que Nelson Mandela, dans ses mémoires,
n’accrédite pas cette représentation des événements, et, notamment,
de ses rapports avec son geôlier.
Si Goodbye Bafana ne garantit même pas la vérité historique, au moins devrait-il rapporter un peu d’argent….
grâce au sorties scolaires.

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DECEMBRE- Vive les Fêtes

                                                                        

            

 Hello, mes amis!

Voilà, nous arrivons à grands pas dans Décembre!

Le mois des fêtes dans notre beau pays du Nord et de Belgique!

Déjà, Novembre nous prépare à célébrer les Saints :

Le 22 nov, Sainte Cécile peaufine ses instruments de musique pour nous jouer la sérénade.

  Le 25, Arrive Sainte Catherine avec son cortège de Catherinettes coiffées de charmants, d’amusants couvre-chefs.

Pour d’un saut de puce faire irruption dans décembre, le 1er avec Saint Eloi,

Patron des gens qui touchent le fer (métallurgie)

Le 4 décembre, Saint Barbe, patronne vénérée des militaires, des pompiers, des artificiers, des mineurs, se profile,

Pour aussitôt céder la passage à Saint Nicolas, Saint patron des garçons, des petits enfants en âges scolaire, des
des étudiants….

Les jours passeront un peu avant de célébrer royalement la naissance de Jésus, le 25 décembre.

NOEL

Allélluia, Le christ est né, par une belle nuit étoilée, là-bas, à Beetléem, dans une étable.
Pour sauver le monde.

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Sainte Cécile


Patronne des musiciens (IIIe siècle).

Nous savons peu de chose sur cette grande figure de l’hagiographie féminine. L’histoire nous assure qu’elle appartenait à une grande famille romaine, les Cecilii, qu’elle était chrétienne, qu’elle aidait les premiers papes de ses deniers et que, lorsque son époux se convertit, ils donnèrent à l’Eglise un terrain devenu cimetière : les catacombes de Saint-Calixte. Elle eut le privilège d’y être enterrée au milieu des papes.

Au IXe siècle, ses reliques sont transférées dans une église romaine proche du Tibre : Sainte-Cécile au Transtévère. Le reste n’est qu’embellissement poétique.

 La Cécile légendaire, promue vierge et martyre, a suppléé la Cécile historique, dame romaine opulente et donatrice secourable qui « chantait dans son c’ur la gloire de Dieu ».            



 

 

 

 

 

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 SAINT ELOI  – 1er Décembre

 

Saint Eloi

Evêque de Noyon (+ 659)

Gallo-romain originaire de Chaptelat dans le Limousin, "le bon saint Eloi" appartenait à une famille
de paysans aisés qui travaillaient eux-mêmes leur domaine, à la différence de tant de grands propriétaires
qui les faisaient cultiver par de nombreux esclaves.
Il laissa à l’un de ses frères le soin du domaine et entra comme apprenti orfèvre dans un atelier
où l’on frappait la monnaie royale selon les méthodes romaines anciennes.
Il gardait une partie des revenus venant de sa famille et il les employa au service de la charité des pauvres et des esclaves.
Il était aussi habile dans les émaux que dans les ciselures d’or fin.
Ces qualités professionnelles allaient de pair avec une scrupuleuse honnêteté.
Lorsqu’on lui demanda d’exécuter un trône d’or pour le roi Clotaire II (613-629), il en fit un deuxième avec l’or en surplus qu’il ne voulait pas garder pour lui-même.
Cet acte, étonnant pour l’époque, lui valut la confiance du roi qui lui demande de résider à Paris,
comme orfèvre royal, fonctionnaire de la Trésorerie royale et conseiller à la cour.
Nommé monétaire à Marseille, il rachètera de nombreux esclaves que l’on vendait sur le port.
Lorsque Dagobert devint roi en 629, il est rappelé à Paris où il dirige les ateliers monétaires du royaume franc,
qui se trouvait à Paris sur le quai des Orfèvres et près de l’actuelle rue de la Monnaie .
Il reçoit, entre autres, la commande d’orner les tombes de
sainte Geneviève et de saint Denis.
Il réalise des châsses pour
saint Germain, saint Séverin, saint Martin et sainte Colombe et de nombreu
objets liturgiques pour la nouvelle abbaye de Saint-Denis. Pour son honnêteté, sa franchise sans flagornerie
et la qualité de son jugement pacifique, il avait la confiance du roi qui le faisait souvent appeler près de lui
et lui confia même une mission de paix après du roi breton Judicaël.
Grande était la piété et la vie de prière de ce laïc qui allait souvent aux offices monastiques.
En 632, il fonde le monastère de Solignac au sud de Limoges et un an après, dans sa propre maison de l’île de la Cité,
le premier monastère féminin de Paris dont il confiera la charge à
sainte Aure.
Un an après la mort de Dagobert qu’il avait assisté dans ses derniers moments,
il quitte la cour en même temps que saint Ouen qui y était conseiller référendaire et chancelier.
Comme lui, il entre dans la cléricature et est ordonné prêtre.
Le même jour, le 13 mai 641, ils reçoivent l’épiscopat,
saint Ouen comme évêque de Rouen et, lui,
comme évêque de Noyon et Tournai, un diocèse qui s’étend jusqu’à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise.
Il tente, sans grand succès, d’évangéliser la région d’Anvers.
Au travers de ses sermons, nous connaissons la situation religieuse de cette époque et les superstitions païennes
qu’il rencontre.
Il fait sienne la spiritualité de saint Colomban, le moine irlandais, fonde des monastères et aime à se retirer
dans l’oratoire d’Ourscamps-sur-
Il voyage aussi. Nous le trouvons au concile de Châlon-sur-Saône et en Aquitaine, à Uzès et à Marseille.
Il meurt en 660, à la veille de partir pour Cahors.
La reine sainte Bathilde se déplacera pour son enterrement, mais arrivera trop tard.
A Paris, une église lui est dédiée dans le quartier parisien des ferronniers d’art et des ébénistes
l’église Saint-Eloi reconstruite en 1967.
Une église, détruite en 1793, lui était dédiée dans la rue des Orfèvres, près de l’hôtel de la Monnaie
(rue de la Monnaie à Paris 4ème).
A la cathédrale Notre-Dame, dans la chapelle Sainte-Anne, autrefois siège de leur confrérie,
les orfèvres et joailliers de Paris ont placé sa statue et restauré son autel.
Bien qu’une immense distance nous sépare l’un de l’autre et que nous ne puissions
espérer nous revoir sur cette terre, soyons unis dans le Christ.
Efforçons-nous de vivre de telle sorte qu’après si peu de temps, nous nous trouvions réunis,
en corps et âme tout à la fois, pour l’éternité.
Patron des
 
Agriculteurs  Bourreliers   Charrons   Forgerons   Horlogers   Maquignons   Mécaniciens (militaires)
Métallurgistes  Monnayeurs  Orfèvres  Plombiers  Serruriers  Vétérinaires

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Sainte Barbe

La sainte patronne des mineurs,
des pompiers et des métiers en lien avec le feu

Sainte-Barbe, une icône fédératrice pour les travaux souterrains :

Sainte-Barbe, née d’un père païen – adorant les idoles – vers 235 à Nicomédie (en Turquie, aujourd’hui Izmit),
fut cependant
de bonne heure instruite des vérités chrétiennes par ses lectures,
et fit de même tout son possible pour éviter le mariage.

Dioscore, son père, était un être d’une humeur bizarre et d’un naturel cruel ayant toutes les inclinations d’un barbare.
Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l’adolescence, était d’une beauté très remarquable,
et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l’exposer ses grâces jointes à une immense fortune,
imagina de l’enfermer dans une forteresse inaccessible.
La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu’à une prison.
Barbe profita de l’absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont
disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité :
le Père, le Fils et le Saint Esprit.

De même elle y traça des signes de croix.

Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes.
Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix.
Dioscore entra dans une grande colère en voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens :
elle fut obligée de fuir.
Il la poursuivit longtemps et, l’ayant enfin atteinte, il l’accabla de coups,
la prit par les cheveux et la ramena à sa maison où il la tint enfermée dans la tour et la traita comme une esclave.
Il la mena ensuite au tribunal de Marcien, gouverneur de la Province où, l’ayant accusée d’être chrétienne,
il demanda qu’elle fut châtiée selon la rigueur des édits que les empereurs avaient promulgués contre les chrétiens

Marcien s’efforça d’abord de la faire fléchir par de belles paroles mais, la voyant insensible à ses remontrances,
il changea cette feinte douceur en cruauté.
Après une horrible flagellation, il la fit ramener en prison en attendant d’avoir inventé
quelque nouveau supplice pour la punir
La même nuit, le Seigneur lui apparut dans une lumière admirable, l’exhorta à la persévérance,
lui promit de l’assister dans tous les combats qu’elle allait soutenir pour la gloire de son nom.
Et pour lui donner des marques sensibles de protection, il la guérit parfaitement de toutes ses plaies.

Le lendemain, le gouverneur la fit comparaître une seconde fois devant son tribunal,
et, la voyant guérie des blessures dont son corps avait été tout couvert,
il attribua ce miracle à ses faux dieux et tâcha de la persuader de leur offrir quelques sacrifices en actions de grâces.
au bourreau qui était présent de lui déchirer les flancs avec des peignes de fer,
et quand ils seraient entre ouverts, de les lui brûler avec des torches ardentes,
et, enfin, de lui décharger sur la tête de grands coups de marteau.
Pendant qu’on exécutait cet arrêt, elle avait les yeux élevés au ciel et priait.
A ces tourments en succéda un plus douloureux : la sainte eut les mamelles coupées ;
mais l’amour qu’elle portait à Dieu et le désir de souffrir pour lui, faisaient que ces douleurs lui étaient agréables.
Marcien, se voyant vaincu par la constance de Sainte-Barbe, s’avisa d’un autre genre de supplice,
qui était le plus sensible qui put faire souffrir une vierge :
il commanda qu’on lui ôta ses habits, et qu’en cet état elle fût chassée à coups de fouet par les rues de la ville.
Alors la sainte, levant les yeux au ciel, fit cette prière à Dieu :

"Ô mon Seigneur et mon Roi, qui couvrez quand il vous plaît le ciel de nuages et la terre de ténèbres
cachez, je vous en supplie, la nudité de mon corps, afin que les yeux des infidèles ne le voyant point
ils n’aient pas sujet de faire des railleries de votre servante
".

Sa prière fut aussitôt exaucée et Dieu lui apparut, remplit son cœur de consolation
et la couvrit d’un vêtement lumineux qui ôta aux idolâtres la vue de son corps.

Enfin, Marcien perdant tout espérance de faire ébranler le cœur de notre sainte,
qui avait parut invincible au milieu de tant de supplices, la condamna à avoir la tête tranchée.
Dioscore, qui s’était trouvé à tous les tourments de sa fille, semblait n’attendre que cette sentence
pour se baigner dans son sang virginal et achever d’assouvir sa rage contre elle ;
car dès qu’elle fut prononcée, il se présenta pour en être lui-même le bourreau
(afin qu’elle ne mourût point dans d’autres mains que les siennes).

Cette cruelle demande lui ayant été accordée, Barbe fut menée hors de la ville, en haut d’une montagne où,
étant arrivée, elle se mit à genoux pour remercier Dieu de la grâce qu’il lui faisait de l’honorer du martyre.
Elle le pria aussi d’exaucer ceux qui demanderaient quelque chose par son intercession.
A l’heure même, on entendit une voix céleste l’assurant que sa requête était exaucée,
et l’invitant à venir recevoir la couronne qui lui était préparée au ciel.
Son père inhumain ne lui laissa pas plus de temps pour faire sa prière :
il lui coupa la tête le 4 décembre, sous l’empire de Maximin Ier (et non de Maximien).
C’est alors que, se retournant à la Cour, triomphant et fier de son zèle à servir les idoles de l’état,
il fut, par le ciel, frappé d’un coup de foudre qui réduisit son corps en cendres.

Plus tard, le corps de Sainte-Barbe fut exhumé solennellement et ses reliques transportées en divers pays.

Par cette intervention divine contre son père, elle s’était révélée puissance de feu.

Elle eut pour compagne de son martyre une vertueuse femme appelée Julienne, convertie par son exemple.

Une autre version…….

Zone de Texte:                     Sainte Barbe  

         Barbara (Sainte-Barbe) était une princesse comme les autres. Un jour, alors que son père était parti à la chasse, un moine frappa à sa porte. Il lui proposa de devenir chrétienne. Il lui dit que si elle acceptait elle irait au Paradis à sa mort. Son père rentra quelques temps plus tard. Il lui demanda si tout s’était  bien passé. Barbara répondit que oui et lui cacha la venue du moine. 
La servante, qui avait tout écouté, alla voir le roi et lui dit la vérité. Le père décida de punir sa fille et l’enferma dans la tour du château. Elle y resta un an. Une année plus tard son père lui demanda si elle était toujours chrétienne et elle répondit oui. Fou de colère, son père la tua et comme promis, les anges vinrent la chercher pour l’emmener au Paradis. Au même moment, la foudre tua le roi. Ainsi, sainte Barbe est devenue la protectrice des métiers dangereux : pompiers, mineurs… car il y avait eu la foudre.

 

Dans le Nord, à Sin le Noble, cité minière du début du siècle

 

 

Arrive Saint Nicolas, le 6 décembre

 

        

 

Qui est SAINT NICOLAS ?

 

Saint Nicolas, saint patron et protecteur des petits enfants et de la Lorraine est fêté tous les 6 décembre,
surtout dans l’est de la France et dans le nord ainsi que dans de nombreux pays d’Europe.

La légende du Père Noel  a été crée à partir du personnage de Saint Nicolas. C’est en quelque sorte l’ancêtre du Père Noel.

L’histoire dit que le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari. Il est né à Patara en Asie Mineure entre 250 et 270 après J-C.  Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure.
C’est l’un des saints les plus populaires en Grêce et dans l’Eglise Latine.
Il fût Evêque de Myre au 4ème siècle. Sa vie et ses actes sont entourés de légendes.

Après sa mort, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes qui reflètent sa personnalité généreuse.
Chaque épisode de sa vie a donné lieu à lieu à un patronage ou une confrérie d’un métier ou d’une région.

C’est l’un des saints le plus souvent représenté dans l’iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d’Epinal, etc… Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.

Saint Nicolas, dans son costume d’évêque fait équipe avec un personnage sinistre, le père Fouettard. Celui-ci, tout vêtu de noir n’a pas le beau rôle puisqu’il est chargé de distribuer les coups de trique aux garnements.

La Saint Nicolas est aussi l’occasion pour les enfants de recevoir des cadeaux trois semaines avant que le Père Noël ne passe dans les cheminées.
 

La veille de la Saint Nicolas, les petits enfants placent leurs souliers devant la cheminée avant d’aller se coucher. Il dépose à côté de leurs chaussures, une carotte et des sucres pour la mule du Saint Nicolas et un verre de vin pour réchauffer le grand Saint.
 

  Depuis le XIIe siècle, on raconte que Saint Nicolas, déguisé, va de maison en maison dans la nuit du 5 au 6 décembre pour demander aux enfants s’ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux, des friandises et les méchants reçoivent une trique donnée par le compagnon de Saint Nicolas, le Père Fouettard.
 

 

  La Légende de Saint Nicolas veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui étaient venus demander l’hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint Nicolas passant par là demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans. Terrorisé le boucher prit la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie. Cette légende est à l’origine d’une célèbre chansonnette :
"Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs…"
 

De Saint Nicolas à Père Noel 

Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens.
Les Hollandais conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée "Nieuw Amsterdam" (en néerlandais) qui, en 1664, devint New York. En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.

Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l’enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

En 1821, un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant, remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d’orge et le débarrassa du Père Fouettard. L’âne fut remplacé par 8 rennes fringuants. 
C’est à la presse américaine que revient le mérite d’avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux. 


  
 

 

En 1860,Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais <<Harper’s Illustrated Weekly>>, revêt Santa-Claus d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d’un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus connu chez les francophones comme étant le père Noël.

 

La légende fit son chemin et c’est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine, plus accessible, un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. 

 

                        

 

Et les succulents pain d’épices de St Nicolas….

                        

Que de souvenir en voyant ces Saint Nicolas en pain d’épices!

 

La tradition était de mettre à la cheminée une assiette avec une carotte
une bettarave et un morceau de sucre pour l’âne de St Nicolas……..


La guerre 14/18… suite

 

 

 

 Mes amis, je vous salue!
Avez vous passé un bon dimanche?
Moi, très moyen, comme d’habitude.
Rien ne change, tout continue…..

 

 

 

 

Le 2 novembre 1918, les Canadiens ont libéré Valenciennes : enfin

  •     
 Valenciennes, quasi vidée de ses habitants,
n’est plus que ruines. La rue de Famars n’est plus reconnaissable.
 

HISTOIRE LOCALE |

Le Valenciennois Francis Cheval a consacré une monographie aux combats du Mont-Houy,
en novembre 1918, décisifs pour libération de Valenciennes.
Quatre-vingt-dix ans après, son travail honore autrement que par des plaques sur nos murs le sacrifice des
Canadiens, et celui du sergent Cairns, ce matin de novembre, si éloigné et si proche.
Extraits de son récit, en italiques.

Carte d’état major (14/18)

> L’attaque du 1er novembre.- Denain est libéré depuis quelques jours déjà.
Mais Valenciennes est encore aux mains des troupes du Kaiser, qui résistent avec l’énergie du désespoir.
Position-clef, la butte du Mont-Houy, qui tient l’Escaut.
Une première attaque, anglaise, la vise le 28 octobre
Elle permet d’avancer, mais n’est pas décisive
. Tout se joue le 1er .
Mais là, ce sont les Canadiens de la 10e brigade d’infanterie qui montent à l’assaut.
Deux assauts visent l’un Marly, l’autre le faubourg de Paris.

« Il n’y a pas de bombardement préparatoire.
Dès 5 h 15, l’infanterie des deux bataillons monte à l’assaut derrière une pluie de shrapnels (…
Les combats sont très violents.
Dès 6 heures, les premiers prisonniers affluent vers l’arrière. deux compagnies du 44 e se chargent
du nettoyage du Mont-Houy.

 

> La libération d’Aulnoy.- « À 6 h 30, deux bataillons sont maîtres du Chemin-Vert et du
carrefour du cimetière, objectif numéro 1.
Ébranlés par la puissance du tir de l’artillerie et la vigueur de l’attaque de l’infanterie
les soldats allemands des 35 e et 214e divisions se rendent en grand nombre. (…)
Le 44e pénètre dans Aulnoy à la poursuite des éléments ennemis.
Une batterie allemande est surprise, ses servants tués ou blessés.
Un blessé allemand réfugié auprès des civils dans la cave de la ferme Malaquin est extrait de son abr
à coups de crosses et de pieds par les Canadiens. Dans le feu de l’action, il y a peu de place pour la compassion. (…) Il est 8 heures, le jour se lève, Aulnoy est libre.
Dans la fumée des explosions et des incendies, quelques Aulnésiens parmi les plus
car les tirs se poursuivent, sortent de leurs abris pour accueillir leurs libérateurs et découvrir
un village dont la moitié des maisons n’a plus ni toit ni vitres et dont les rues sont pleines de cadavres. » >

 

La mort du sergent Cairns.-
« 
Les quatre compagnies du 46e ont atteint la ligne de chemin de fer Valenciennes-Maubeuge, objectif numéro 2.
Il est 9 heures.
Il s’avère nécessaire de connaître l’état des forces ennemies de l’autre côté de la ligne de chemin de fer.
Une patrouille est formée sous les ordres du lieutenant Mac Leod, du sergent Cairns et de neuf hommes.
Mac Leod, Cairns et deux hommes traversent la voie ferrée, pénètrent dans une usine où ils tombent nez à nez
avec une cinquantaine d’Allemands tellement surpris qu’ils laissent tous tomber leurs armes.

 

Tous sauf un, qui tire sur Cairns (lire également en page suivante).
Celui-ci bien que blessé réplique.
C’est la fusillade générale.
Cairns est touché à nouveau, ses compagnons l’emmènent inconscient.
Il est transporté au poste de secours d’Aulnoy. Il mourra le lendemain.
Il aurait eu 22 ans le 4 décembre.
Il était le troisième d’une famille de onze enfants qui a émigré d’Angleterre au Canada en 1911
pour s’installer dans le Saskatchewan ».

*********************

J’ai lu cet article ce matin dans "La Voix du Nord"
C’est la suite de l’article d’hier concernant le "Sergent H Cairns"

*********************

Je découvre comme vous ces événements qui se sont passés, il y a 100 ans, tout près de chez moi.
J’ignorais cet épisode de la vie de Valenciennes.

 

 

 

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A demain 

 

 

 

 

 


MEMOIRE

 

Bonsoir mes amis!

Eh oui, c’est bien la Toussaint aujourd’hui!
Le ciel tombe en lambeaux!

Quelle triste journée!

 

 

 

Il y a 90 ans, la libération de Valenciennes : se souvenir du sergent Cairns (1/3)

 Le sergent Cairns, mort le 2novembre 1918.

|  HISTOIRE LOCALE |

Pour se rendre du stade Nungesser au centre ville, via la place du Canada,
on doit emprunterla petite avenue du Sergent-Cairns.
Mais qui était donc ce militaire,dont le nom à consonnance britannique
a été donné à l’une de nos rues ?

Il faut remonter à la Première Guerre mondiale
Le sergent Hugh Cairns faisait partie de ces Canadiens qui ont libéré Valenciennes,
le 2 novembre 1918.
Il est décédé ce jour-là, des suites de ses blessures.

Les circonstances de sa mort sont héroïques et lui ont valu la Victoria Cross,
 la plus haute distinction qu’un membre des forces britanniques
ou du Commonwealth puisse obtenir,
pour acte de bravoure (1).
Le 1er novembre, alors qu’une mitrailleuse allemande ouvre le
feu, le sergent Cairns se saisit à son tour d’une mitrailleuse Lewis.
Sans hésiter, il se rue à l’attaque « seul face au tir direct de l’ennemi ».
Il tue cinq soldats allemands et s’empare de la mitrailleuse.
Quelque temps plus tard, il récidive son exploit et, cette fois,
descend douze soldats et en capture dix-huit autres,
ainsi que deux mitrailleuses supplémentaires !
Mais Hugh Cairns est sérieusement blessé, lors d’une nouvelle opération,
du côté de Marly
Il succombe le 2 novembre.

 

La bataille de Valenciennes

Ce que les Canadiens appellent la « bataille de Valenciennes » (2) a duré deux jours.
Selon le général Alex Ross, président de la Légion canadienne,
la délivrance de notre ville
« constitue la dernière opération importante des forces canadiennes
pendant la Grande Guerre
La prise de Valenciennes détruisit la dernière ligne de résistance de l’ennemi ».
Le corps canadien, commandé par le général Currie, inflige de lourdes
pertes à l’ennemi
(plusieurs centaines de tués).
Quatre-vingts Canadiens, quant à eux, ont payé de leur vie la libération
de Valenciennes, dont le sergent Cairns (3).

 (1) Soixante-dix soldats canadiens, seulement, ont eu droit à cet honneur suprême
durant la Première Guerre mondiale.

> (2) Un des moments forts des cent jours du Canada (4 août – 11 novembre 1918)
expression utiliséepour désigner la période cruciale pendant laquelle
s’est illustré le corps canadien.

Tombes de soldats canadiens.

> (3) Son frère aîné, Albert Cairns, est mort à 23 ans, peu de temps avant lui,
le 10 septembre 1918.
Il est inhumé au cimetière de Terlincthun, près de Boulogne.
G. Pierard, qui avait retrouvé des lettres écrites par Hugh Cairns,
confiait, dans les colonnes du « Petit Valenciennois » (juillet 1936) :
« J’ai découvert un fils aimant et aussi un frère inconsolable de la perte d’un aîné
avec qui il avait lutté de Vimy à Cambrai, sur les champs de bataille
que tant de Canadiens ont arrosé de leur sang. »

 Le Mémoriam de Vimy

 

  Les soldats canadiens

 

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  Je suis comme vous, j’ai appris aujourd’hui qui était ce Setrgent Cairns qui a donné son nom
 à une rue de Valenciennes.

Je n’avais pas fait le rapprochement des Canadiens et de Valenciennes..
Il est vrai qu’avec ces guerres et ces invasions en tous genre, Valenciennes a subi bien des
changements.

Ses rues ont pour la plupart des noms de gens célèbres, tant du domaine des arts, de la technique
de la découverte, des mines et aussi, en voici l’exemple des gens des armées.
Deux casernes ont effectvement cécu à Valenciennes :
La caserne Vincent devenue le BSN et la caserne Ronzier qui , elle n’existe plus.
Une caserne de gendarmerie existe toujours à Valenciennes, initialement située rue du Rôleur
elle a déménagé pour s’installer Boulebard H Harpignies..

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Je vous souhaite une bonne nuit

Faites de beaux rêves.

 

 


VALENCIENNES, terre de Musqiue

 

Bonsoir mes amis!

Je choisis une belle intro, mais je vois maintenant qu’elle vous souhaite une "Bonne Journée"
Pas grave.
Une si jolie créature  vous aidera à me pardonner.
Pas vrai?

La journée s’est bien passée pour vous?

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Valenciennes, terre de musiques

mercredi 29.10.2008, 05:09La Voix du Nord

 

     La chapelle Saint-Pierre, gravure de J. Harrewyn (XVIIe siècle), collection particulière.

    À partir d’aujourd’hui et tout au long du mois de novembre, nous vous proposerons de redécouvrir
    l’importance musicale de Valenciennes aux XVIe , XVIIe, XVIIIe siècle à travers différentes thématiques.
    Commençons par la chapelle Saint-Pierre.

    Capitale historique du Hainaut français, Valenciennes fut précocement connue pour sa tradition artistique.
    Le surnom d’Athènes du Nord lui fut donné avec emphase au XVIe siècle, témoignant du goût que la cité
    manifestait pour les arts et, ce faisant, du grand nombre d’artistes qu’elle suscitait.
    Valenciennes connut sous l’Ancien Régime une vie musicale remarquable, dont l’un des principaux
    foyers fut la chapelle Saint-Pierre.

    A la fin du XVIe siècle, la région du Nord est musicalement très fertile : de nombreuses maîtrises et chapelles
    musicales jouissent d’une réputation à travers toute l’Europe, et les cours princières se disputent l
    es chanteurs et compositeurs « franco-flamands » dont la maîtrise de l’art polyphonique est à son apogée.

    A Valenciennes, le magistrat de la ville entretenait une maîtrise constituée de voix d’enfants et d’adultes,
    dont la charge principale était de chanter les louanges de Marie, l’auguste libératrice de la cité
    lors du miracle du Saint-Cordon en 1008.
    Seuls les musiciens qui se distinguaient étaient admis, sur concours, dans cette institution.
    Elle semble avoir été créée grâce à la renommée de Jean Bonmarché, qui, natif de la cité
    puis devenu maître de chapelle du roi Philippe II d’Espagne, détermina le Magistrat à lui accorder
    une subvention pour créer une école de musique en 1570 lors de son retour dans la ville.

    Ainsi, au fils des ans, la maîtrise de la chapelle de Saint-Pierre chantera avec toujours plus de faste
    et de majesté le « salve », qui évoluera en « salut » au XVIIe siècle, et deviendra un rendez-vous
    quotidien de la vie musicale valenciennoise, une occasion pour les musiciens de composer de
    nombreuses pièces : motets, messes, Te Deum…
    La chapelle Saint-Pierre sera une pépinière, dont les carrières d’un Jacques Guislain Pamart
    ou de Martin Berteau témoignent. •

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      Voici quelques notes gaies de Valenciennes, l’ ATHENES DU NORD!

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    A demain chers amis du Net.

     

     

     

     

     

     

     


    Les Canadiens à Denain….

    • Il y a quatre-vingt-dix ans, les Canadiens libéraient Denain

    Le 27octobre 1918, le prince Édouard de Galles est à Denain

    | HISTOIRE LOCALE ~

    | Pour la première fois, Denain a organisé une manifestation pour commémorer le 90e anniversaire de la libération par les Canadiens).
    Un épisode historique que l’on a quelque peu oublié…
    Le samedi 19 octobre 1918 , la ville de Denain était enfin libérée du joug allemand par
    l’armée canadienne qui fera la même chose pour Valenciennes trois semaines plus tard (le 2 novembre)
    Le premier à marcher sur le pavé denaisien était même le caporal Jack Kundie,
    du 50e Bataillon d’infanterie canadienne.
    Voilà qui mettait fin à de longues années de privations et de souffrances.
    Il y avait si longtemps qu’il n’y avait plus de bière dans les cabarets et que les gens ne trouvaient
    pitance qu’auprès des comités de ravitaillement américain.
    En se retirant, les Allemands avaient noyé les mines et détruit les derniers hauts-fourneaux à l’explosif.

    « Le 19 octobre 1918, Denain fut délivré de son long martyre.
    Il n’y avait plus de pain, plus de lumière, plus de chauffage, »
    écrit André Jurénil dans son Histoire de Denain.
    Inutile de dire que les héros venus de l’autre côté de l’Atlantique furent chaleureusement reçus
    par les habitants qui ne voyaient plus le bout du tunnel teuton.
    Enfin, on entendait des militaires parler français !
    Si Denain fut officiellement libéré le 19 octobre (c’est en tout cas ce jour-là que les troupes traversèrent
    notre ville au pas de charge), c’est huit jours plus tard – le 27 octobre –
    que les Canadiens furent reçus en héros.
    Une cérémonie d’action de grâces fut même célébrée à l’église Saint-Martin en présence
    de l’état-major canadien :
    le prince Édouard de Galles,
    le lieutenant général Sir Arthur Currie,
    commandant du corps d’armée,
    le général de brigade Edward Morrison, commandant de l’artillerie
    et le général Sir David Watson, chef de la 4e division.
    Le prince et les hauts officiers passèrent les troupes en revue pendant que les Allemands
    étaient refoulés vers la Belgique.
    « Ils se postèrent sur le socle du monument de Villars, écorné par la chute de la statue enlevée
    par les Allemands.
    Les anciens combattants de 1870 – 1871, précédés du drapeau français qu’on revoyait enfin,
    défilèrent devant le jeune prince et les deux généraux, »
    peut-on encore lire dans le troisième tome de Jurénil.

    DENAIN…….. Au Canada…..

     Un lac et une rivière Denain au Québec

    Ces moments émouvants et mémorables de la libération de Denain marquèrent aussi à jamais
    les libérateurs canadiens.
    À tel point que le 13 mars 1924, ils rebaptisèrent du nom de Denain le lac et la rivière Namegosis
    et créèrent un canton à ce même patronyme.
    Ainsi que le précise une note, extraite d’un itinéraire toponymique québecquois,
    « le lac Denain est situé dans le sud-est du canton du même nom.
    La rivière Denain prend sa source au sud du lac et rejoint la rivière Chococouane.
    En 1951, on a même établi un dépôt forestier Denain à la jonction des deux rivières. »
    C’est ainsi qu’à plusieurs milliers de kilomètres bat un peu du coeur de notre cité. •

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    Qui croirait qu’un peu de notre cher Nord vit là-bas, par delà les mers…..
    Ca fait quand même chaud au coeur de savoir que nos noms, même existent encore
    sur ces terres lointaines outre-atlantique.

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    Jules Mousseron relate l’arrivée des  Canadiens à  D’nain….

     

    Jules Mousseron rendait compte à sa façon de l’arrivée des Canadiens à Denain

     

    L’ ARRIVÉE DES CANADIENS

     

     

     

     

    Jules Mousseron rendait compte à sa façon de l’arrivée des Canadiens à Denain

     

    L’ ARRIVÉE DES CANADIENS

     

     

    Nous passons, d’ tout’ la guerr’, les momints les pus graves.
    L’ s obus rappliqu’nt su D’nain, nous logeons dins les caves.
    Les cop’s d’ mine, au matin, sont v’nus nous dérinvier.
    Ch’ tot l’explosion des rout’s qué les Boch’s f’sot’nt sauter.
    Nous r’montons un momint, el peuv’ d’obus all’ cesse:
    Aussitôt, nous veyons les gamins bin à l’ aisse
    Qui s’amus’nt à juer au soldat su l’ pavé,
    Comm’ si l’ bombardémint n’arot point exité.
    Mais l’ canon arcomminche, in r’déquind cor pus vite.
    Ch’ n’est point gai d’ folloir vivre au fond d’eun’ cave humite.
    In a biau essayer d’ blaguer pou s’ désinnuir:
    L’ heure ed la délivranç’ vous forche à vous r’ceuillir.
    Pis l’s obus, réduisant les maisons in compote,
    In s’ démand’ si bintôt cha n’ s’ra point pou nous autres.

     

    D’pus quéqu’s jours, em’ famille a d’jà cangé d’ maison.
    L’s obus ont troé l’ nôtr’ comme un vieux patalon.
    Deux voisin’s eddins m’ cave ont même été blessées.
    Nous somm’s dins eune aut’ cave avec ces rescapées.
    Au souv’nir dé ç’ vénett’, les femm’s ont seul’mint peur
    Et les plaint’s des coissié’s ardoub’tent leu frayeur.
    A l’ lueur del candelle in vot leu teint d’ malate.
    Chaqu’ sécond’, dins l’ quartier, eun’ marmite alle éclate.
    In intind des maisons qui s’écroul’nt in mancheaux
    Et cheull’ dûss nous logeons s’ébranl’ comme un vaisseau.
    L’s obus r’tourn’nt les gardins mieux qu’avec eune escoupe;
    Ch’ n’est vraimint pas l’ momint d’aller cueiller eun’ soupe!
    L’ dernièr’ patroulle all’mand’ pass’ dins l’après-midi.
    Nous n’ verrons pus les Boch’s et cha bous fait plaisi.
    Ç’ plaisi n’ dur’ point longtemps; les femm’s r’prenn’nt leu tristesse.
    L’énervemint d’attindr’ pus qué l’ danger les blesse.
    In s’ dit: "V’là cor un jour qui fil’ dins l’inaction,
    Sans apporter d’ cang’mint à not’ situation."
    Là-d’sus, l’ canalle ed guerre est maudite ed pus belle.
    Mais tout d’un cop, eun’ voix arriv’ pa l’ supéruelle.
    Ch’est l’ gamin du visin qui cri: "V’là les Inglais!"
    In s’arluqu’ comm’ des fous, in n’ sait pus chu qu’in fait.
    Quate à quate in armonte et dins l’ rue in ravette.
    Queu bonheur! un Inglais est d,vant nous à cent mètes!
    Il avanche à p’tits pas in s’ garant, l’ long d’un mur,
    Car i prévot qu’ les Boch’s n’ sont pas partis, pour sûr!
    Il inscrit s’n arrivé’ su m’ démeur’ démolie.
    Pis, bienhéreux momint qu’ nous r’verrons tout’ la vie,
    Les gins, sortant des cav’s, intour’nt el’ brav’ soldat
    Et l’ imbrass’nt chacun s’ tour in l’ serrant dins les bras.
    Ç’ sauveur s’ trouve assiégé par eun’ foul’ délirante.
    Tout l’ monde est fou d’ bonheur, in brait, in rit, in cante;
    Et nos yeux imblouis n’ sé lass’nt point d’admirer
    L’homm’ qui courageus’mint nous fait r’vivre el premier.
    D’ nous vir si réjous, il est héreux li-même.
    Ch’est un biau Canadien. Oh! comm’ tout d’ suite in l’aime!
    Pour nous, martyrs des Boch’s, ç’ soldat-là, ch’est un dieu!
    Tous cheux qui ont souffert nous comprindront au mieux.
    D’aut’s Inglais nous arriv’nt. Ç’ cop-chi ch’est du délire!
    Des gins usés d’ misère ont r’trouvé leu sourire.
    Des pauv’s, à pein’ vêtus d’ mauvais’s loqu’s su leu piau,
    A leu cambuse in ruine accroch’tent des drapeaux.
    In un clin d’oeil, les ru’s s’ par’nt des couleurs françaises,
    Voix d’ vieillards et d’infants uniss’nt leu Marseillaise,
    Et les visag’s pâlis, meurtris pa les tourmints,
    S’illumin’nt dins l’éclat d’ l’heureus’ fièvr’ du momint.
    Faudrot pouvoir écrir’ ces chos’s avec des larmes!
    Jamais aucun souv’nir n’ara pour nous tant d’ charmes!
    Jamais rien n’égal’ra ces chers souv’nirs vécus.
    Et dir’ qué nous pinsot’s qué l’ joi’ n’existot pus!
    V’là toudis des soldats. D’ tout coeur, in les acclame!

     

    Ch’est des biaux Canadiens qu’eun’ belle ardeur inflamme.
    I nous dit’nt polimint qué nous somm’s in danger,
    Et dins les affreus’s cav’s, nous r’tournons nous mucher.
    Les hardis Canadiens in avant s’ précipitent.
    Bientôt, au bout del vill’, les mitrailleus’s crépitent.
    Hélas! combin d’ces brav’s qué nous vénons d’ chérir,
    Pou rindr’ la vie à d’ autr’s, au combat vont morir!
    Aussi, nous arvénons à d’ douloureus’s pinsées.
    D’ailleurs, bintôt, près d’ nous, nos deux voisin’s blessées
    Tressaill’nt in gémissant, saisi’s d’eun’ nouvell’ peur,
    Car el bombardémint arprind avec fureur.
    Les Boch’s sav’nt qué l’s Inglais ont occupé not’ ville
    Et fait’nt craquer sur nous leus shrapnells imbéciles.
    Sans pitié pou l’ civil, ces criminels All’mands
    Lanç’nt aussi dins l’ cité leus obus asphyxiants.
    Ces bandits-là n’ont point d’ pitié pour un centime,
    Et d’s innochints nombreux sont encor leus victimes.
    Les maux du microb’ boch’ d’mand’nt eun’ longu’ guérison:
    Eloigné d’ cheull’ sal’ biête, in r’chot cor sin poison!
    Soudain, au-d’sus del cave, y-a un grand r’mu’-ménache.
    Ch’est cor eun’ femm’ blessé’ qu’in nous ramène in bas:
    Un morciau dé shrapnell vient d’ li abîmer l’ bras.
    Nous li donnons nos soins. Mais… tous ces homm’s qui bougent,
    Qui vient’nt ed ram’ner l’ femme, in dirot qu’i sont rouges!
    Nous approchons l’ candelle… Et ch’est rouge, in effet!
    J’ cros bin: nous avons là tros biaux soldats français!
    I nous r’vett’nt, souriants d’ bonheur. In les imbrasse.
    Marronn’s roug’s, képis roug’s, tout d’ mêm’ nous imbarrassent.
    D’dûss qu’i d’vient’nt? D’dûss qu’i sort’nt, ces poilus mystérieux?
    Ces Français s’amusant ed nous vir si curieux?
    Infin, in nous apprind qu’ch’est trois prisonneirs d’ guerre,
    Evadés des Prussiens d’pus eun’ sémaine intière.
    El patron del maison les muchot à l’écart.
    In vient d’ les démucher. Ch’est trois fameux gaillards.
    L’ courageux citoyen qui-a tant risqué sa vie,
    Sourit modestémint d’ not’ surpris’ réjouie.
    Ch’est l’ comarat’ Devloo, j’ mets sin nom au grand jour.
    Pus tard, dins nos souv’nirs, i-ara sûr’mint sin tour.

     

    El canon canadien vient d’ s’installer tout proche.
    Il invo’ sans tarder l’s obus su l’armé’ boche.
    L’ maison all’ tranne incor, les vitr’s volt’nt in éclats.
    Les femm’s sont r’pris’s ed peur, mais les poilus sont là!
    Joyeux comm’ des pinchons s’évadant d’ leu guéïole,
    Ces Français délurés apport’nt el bonn’ parole.
    L’ canon, cha les connot, i s’in moqu’nt un p’tit peu.
    Et l’ nuit s’ passe in d’ visant gaîmint au coin du feu.

     

    Dimanche, 20 octobre.

     

    Mais in va camousser dins l’ cave, y-a pas à dire…
    Et nous r’montons bin vit’ sitôt qué l’ jour vient luire.
    In rest’ dins l’ ru’ malgré l’ consel des Canadiens.
    L’ mitrall’ ket d’ timps in temps, mais cha n’ nous fait pus rien.
    El biau ciel nous ranim’ d’ ses bienfaisant’s leumières,
    Quand hélas! nous veyons défiler des chivières
    Transportant des blessés, pâl’s et souffrant pour nous.
    Pieus’mint, nous les plaignons. Des femmes s’ mett’nt à g’noux.

     

    D’nain est tout plein d’Inglais; i-in vient pa tout’s les rues.
    Des gracieux cavaleirs, in passant, nous saluent.
    Ch’est des pus biaux soldats qué les Prussiens beutiers.
    Beaucop s’accot’nt à nous et nous d’vis’nt volintiers.
    Aux coins d’ corons, civils et Canadiens s’approchent,
    Et les femm’s, obliant qu’in n’ dot pus parler boche,
    Dit’nt aux bons Canadiens qui s’ gondolt’nt ed plaisir:
    "Nich capout, nicht boumboum? La guerr’ bintôt finir?"
    Et ch’est des scèn’s comiqu’s! des rir’s, des imbrassates!
    In dirot qu’ pus toudis in est des comarates!
    L’ caractèr’ canadien s’ marie au nôt’ fin bin…
    Mais i f’ra d’aut’s mariach’s après la guerr’, sûr’mint!

     

    Lundi, 21.

     

    V’là core ed l’artill’rie. A grande cops, cha rapplique.
    L’s artilleurs sont superb’s et les qu’vaux magnifiques.
    Les cuivr’s brill’nt comme ed l’or dins un rich’ matériel;
    Cha nous cang’ des viés’ri’s des Boch’s-romanichels.

     

    Des prisonniers all’mands r’pass’nt dins l’ ru’ chaqu’ minute.
    Dins D’nain, in vot les gins sortir ed leu cahute
    Pou dir’ tout leu mépris à ces trist’s marmousets
    Qui march’nt les yeux à tierr’, parç’ qu’i n’ont pas bin fait.

     

    I ket par chi par là des shrapnells et des bombes,
    Mais in s’y habitue, et pourtant un grand nombe
    D’imprudents sont tués in s’ prom’nant au déhors.
    Au contact des guerriers, in jue avec la mort.

     

    Mardi, 22.

     

    Sans discontinuer, l’armée inglais’ défile.
    Les fanfar’s indiablé’s résonn’tent dins not’ ville.
    Nous somm’s émerveillés ed vir tant d’ régimints.
    Les troupiers sont robust’s et march’nt au pas crân’mint.
    Des qu’vaux in plein’ vigueur mèn’nt el bell’ artill’rie.
    Des tracteurs étinç’lants saqu’nt les pus gross’ batt’ries,
    Des mulets intrépit’s trîn’nt des milliers d’ caissons.
    Les camions sont r’bourrés ed vivr’s et d’munitions.
    L’ vu’ d’ tout cha, dins nos coeurs, met l’ pus sincèr’ confiance,
    Et tout l’ monde applaudit l’armée ami’ d’
    la France.
    Les Inglais, qu’ nous vantons pou leus succès nombreux,
    Nous répond’nt carrémint qu’ les Poilus, ch’ est cor mieux.
    Spectaqu’ nouviau pour nous! les musiqu’s écossaisses
    Lanc’nt ed leus cornémus’s des sons pleins d’allégresse.
    Les soldats qui les suit’nt march’nt si fiers et si biaux,
    D’aut’s musiqu’s militair’s anim’nt el foul’ joyeusse.
    In cant’ la Marseillais’, Sambre-et-Meuse avec eusses.
    Des cris d’acclamation anim’nt ces biaux troupiers,
    Et des jonn’ fill’s lieu-z’offr’nt des fleurs et des baisers.
    El tonnerr’ du canon à tout’ volé’ randoulle
    Et mêle es voix puissante aux r’frains guerriers del foule.
    O peuple! edpus quatre ans, t’as si dur’mint souffert!
    Ch’est des cris d’ liberté qu’ té lanç’ ainsi dins l’air.
    Ch’ est l’ canchon d’ délivranç’ qu’ té jett’ dé t’ pauv’ carcasse.
    T’es libre et t’as bésoin dé l’ clamer dins l’espace.
    Ah! cri’ t’n arconnaissance aux soldats; car té sais
    Qu’ cheux-là qui t’ont fait libr’ t’ donn’ront aussi
    la Paix.
    Cante ed joi’, va, bon peupl’, té v’là sorti d’ l’abîme!
    Té n’ vivras pus jamais d’ momint aussi sublime.
    Les derniers sacrifiç’s chass’nt les derniers tyrans.
    Français, faisons honneur aux héros si vaillants!

     

    Les Canadiens s’ conduit’nt invers nous comm’ des frères.
    In sint qu’ leus amitiés pou l’ Français sont sincères.
    I sont polis, affabl’s, pleins d’ générosité.
    In peut dir’ qu’ ch’est les vrais soldats d’ l’humanité.
    Avec ces comarat’s, la vie ardévient bonne.
    In oubli’ d’jà s’ misère, in est dins un aut’ monne.
    Nous savons qu’ tout’s nos pein’s n’ nous quitt’ront point d’ sitôt.
    Mais nous somm’s quitt’s des Boch’s, et ch’est tout ç’ qu’i nous faut!

     

    Novembre 1918.

     

    Jules Mousseron, "Les Boches au Pays noir", 1920

     

     

     

     

    Le Mémorial de Dury.

     

     

     

     

    Denain, le cimetière.

     

     

    Au Mont Houy, Valenciennes

     

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    octobre.

     

     

    .

     

    , 21.

     

     


     

     

    .

     

    Mardi, 22.

     

    .

     

    .

     

    re 1918.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Un Nom : LOUISE de BETTIGNIES

     Bonsoir mes amis!

    Aves vous passé une bonne journée?
    Moi, oui! Ca va!
    J’ assisté chez mon amie Danielle, à une présentation de produits d’netretien
    "Mylène".
    C’est une marque belge.
    je ne connaissais pas il y a six mois.

    J’en ai acheté lors d’une première demonstration….
    J’en suis très contente.
    ce sont de très bons produits , pour toutes sortes de travaux de ménage :
    tant lessive que lavage des sols et des vitres, nettoyage des éléments de
    cuisine ou de sanitaire, bref, on les utlise dans tous les domaines.

    *********************

    Un article, toute à l’heure dans un magazine a attiré mon attention….

    Connaissez vous : LOUISE DE BETTIGNIES?

    Oui… Non…

    Voilà ce que j’ai découvert… ~

     

     

    LOUISE DE BETTIGNIES

    1880-1918

     

    Née près de Saint-Amand, le 15 juillet 1880,

    Elle dirige un réseau de renseignements dans le Nord de la France

     elle fut arrêtée par les Allemands en 1915 et mourut en prison.

     

     

     

     

     

      Curieux destin que celui de Louise de Bettignies : à l’orée de la guerre, elle s’apprêtait à entrer dans les Ordres, mais ce besoin de dévouement qu’elle portait en elle, cette vie qui l’animait, fit qu’elle opta pour une existence dangereuse, tellement exaltante , du service de Dieu, elle passa à celui de la patrie, avec la même ferveur.

     

    Louise, la "Jeanne d’Arc du Nord", est la fille de Julienne Mabille de Ponchevillle et d’Henri de Bettignies – une famille de vieille noblesse wallonne du Hainaut fondatrice au XVIIIe siècle de la manufacture de faïence impériale et royale de Tournai. Son bisaïeul, Louis-Maximilien implante une faïencerie au lieu-dit "Moulin des Loups" à Saint-Amand-les-Eaux. Henri de Bettignies vend l’affaire, peu avant la naissance de sa fille, en raison de difficultés financières.

    La jeune fille, désargentée, reçoit cependant les valeurs et l’éducation de son groupe. Elle fait ses études secondaires à Valenciennes, trouvant dans l’étude un exutoire à son indigence et à la mort de son père en 1903. Elle se destine d’abord au Carmel, à l’instar de son frère prêtre et de sa sœur religieuse, avant de choisir de mettre à profit ses facultés intellectuelles en se plaçant comme gouvernante dans des familles anglaises et allemandes afin d’apprendre leurs langues et de découvrir l’Europe.

    En 1914, les troupes allemandes envahissent le nord de la France. Louise prend part, en octobre, en compagnie de sa sœur, à la défense de Béthune, en ravitaillant les assiégés.

     

     

    En février 1915, lors d’un séjour à Saint-Omer, la jeune femme est contactée par un officier français
    du 2e Bureau qui lui propose de servir son pays en tant qu’agent de renseignement, proposition renouvelée
    peu de temps après par le Major Kirke pour l’Intelligence Service britannique.
    Après avoir obtenu l’assentiment de son directeur spirituel, le père Boulengé, l’auteur de son surnom
    de "Jeanne d’Arc du Nord", elle met en place, dans le secteur de Lille, conseillée par Monseigneur Charost
    évêque de Lille, l’embryon du futur "Service Alice" ou "Service Ramble". Passant par la Belgique et les Pays-Bas
    la désormais Alice Dubois transmets des informations en Grande-Bretagne.
    Elle est aidée dans sa tâche, à partir du printemps 1915, par la roubaisienne, Marie-Léonie Vanhoutt
    alias Charlotte Lameron. Cette dernière, ayant travaillé dès août 1914 à l’installation des ambulances,
    utilise son statut pour faire du renseignement.
    Elle met à profit ses voyages Bouchaute-Gand-Roubaix, destinés à transmettre des nouvel
    aux familles des soldats et à distribuer le courrier, pour informer les services anglais sur les mouvements
    des troupes et les lieux stratégiques.

    Le réseau Alice compte quatre-vingts personnes. Son efficacité est telle que les informations sont collectées
    et transmises en vingt-quatre heures.
    Deux pôles le composent
    Le premier est destiné à surveiller la frontière belge et les mouvements allemands.
    Il est donc constitué par des observateurs et des passeurs placés à des endroits stratégiques :
    gardes-barrière, chefs de gare, résistants locaux.
    Les informations glanées sont retranscrites sur de minces feuilles de papier japon et acheminées,
    en grande partie à pieds, en Hollande, principalement par Louise de Bettignies et Marie-Léonie Vanhoutte, entre Gand et Bruxelles puis Beerse.

     

     

    A partir de mai 1915, Alice Dubois travaille épisodiquement avec le 2e Bureau du commandant Walner
    sous le pseudonyme de Pauline.
    Par son action, elle permet d’anéantir deux mille pièces d’artillerie lors des batailles de Carency et Loos-en-Gohelle.
    A l’été 1915, un nouveau réseau d’information est mis en place dans le secteur de Cambrai-Valenciennes,
    Saint-Quentin et Mézières. Il informe, à l’automne 1915, de la préparation d’une attaque sur Verdun.

     

     

    Elle est à son tour mise aux arrêts le 20 octobre, à Tournai, alors qu’elle tente de traverser la frontière franco-belge
    munie de ses faux papiers.
    Son loueur de voiture, Georges de Saever, connaît le même sort.
    Dans la foulée les autorités allemandes organisent une confrontation et perquisitionnent chez les Geyter.
    Sur le terrain, les services de renseignement britanniques, tributaires des informations collectées par le réseau Alice,
    poursuivent son activité dans l’organisation de "la Dame Blanche", animée par les demoiselles Tendel.

    Louise retrouve son amie à la prison de Saint-Gilles dès le 26 octobre.
    Elles communiquent en tapant sur les tuyaux.
    L’instruction est conduite par le juge Goldschmidt.
    Pendant les six mois d’enquête, Louise de Bettignies ne dévie jamais : "comme un renard dans son trou,
    elle ne montrait que ce qu’il fallait, parlant peu, niant toujours".
    Incapables d’établir avec certitude la relation Louise de Bettignies – Alice Dubois
    les Allemands usent de stratagèmes pour recueillir quelques bribes de pièces à conviction pour étayer le dossier.
    C’est ainsi que Louise Letellier, une "compatriote", apparemment soumise aussi à la question,
    finit par obtenir de Louise de Bettignies la confession et cinq missives.
    La première phase de son plan achevé, le juge Goldschmidt utilise les informations contenues dans les lettres
    pour convaincre Marie-Léonie Vanhoutte de la trahison de sa compagne, mais en vain.

     

    Le 16 mars 1916, le conseil de guerre allemand siégeant à Bruxelles auquel participent le général Von Bissing,
    et le conseiller de guerre Stoëber, condamne à mort Louise de Bettignies pour activités d’espionnage,
    sans pour autant avoir pu démontrer qu’elle est la tête du réseau.
    Sa peine est commuée en détention à perpétuité, probablement en raison de la notoriété de la famille de Bettignies.
    Marie-Léonie Vanhoutte et Georges, initialement condamnés à mort, reçoivent quinze ans de travaux forcés
    pour trahison commise pendant l’état de guerre en prêtant aide à l’espionnage.
    Cette révision du jugement serait le résultat de la déclaration de Louise de Bettignies à ses juges –
    ses uniques propos en langue allemande de tout le procès ! -, reconnaissant ses responsabilités
    et demandant la grâce pour ses compagnons.

    Les condamnés purgent leur peine, à partir d’avril 1916, dans la prison de Siebourg près de Cologne,
    alors que, le 20 avril le général Joffre octroie à Louise de Bettignies une citation à l’ordre de l’armée.

    A la fin de janvier 1917, Louise de Bettignies est mise au cachot pour avoir refusé de fabriquer des pièces
    d’armement destinées à l’armée allemande et avoir entraîné le soulèvement de ses co-détenues.

    Louise de Bettignies succombe le 27 septembre 1918 des suites d’un abcès pleural mal opéré.
    Elle est alors enterrée dans le cimetière de Bocklemünd à Westfriedhof.

    Son corps est rapatrié le 21 février 1920 sur un affût de canon.
    Le 16 mars 1920, les Alliés organisent à Lille une cérémonie-hommage pendant laquelle la "Jeanne d’Arc du Nord"
    reçoit à titre posthume la croix de la légion d’honneur, la croix de guerre 14-18 avec palme,
    la médaille militaire anglaise et est faite officier de l’ordre de l’empire britannique.
    Louise de Bettignies, alias Alice Dubois, repose au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux.
    Le 11 novembre 1927, à l’initiative de la maréchale Foch et de la générale Weygand
    , une statue est inaugurée à Lille, sur le boulevard Carnot.
    A Notre-Dame de Lorette, une vitrine conserve la croix tombale qui a marqué la sépulture de
    Louise de Bettignies au cimetière de Cologne ainsi que sa citation à l’ordre de l’armée.

     

     Monument à Lille en son honneur

     

    A Saint Amand les eaux, une rue porte son nom.

     

    Dans cette rue, se trouvait l’entrée de l’ Hôpital.

     

    Voilà l’histoire d’une dame de la résistance.

    Il y en a eu beaucoup qui se sont démarqués pendant les 2 guerres, au sacrifice de leur vie.

    Ce sont de grands exemples de courage et d’abnégation.

     

    Donner sa vie pour en sauver d’autres, des milliers d’autres.

     

     

     

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 

    Bonne nuit et faites de beaux rêves 

    dede  


    Séquence : BALLADE EN NORD….

     

    BONSOIR MES AMIS!

    Un petit tour dans mon coin du Nord pour vous en faire découvrir les richesses et la beauté.

    Voici comment a commencé la renommée de SAINT AMAND les EAUX.

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    Les thermes de Saint-Amand-les-Eaux 

    Les eaux thermales qui jaillissent dans une clairière située au confluent de l’Elnon et de la Scarpe,
     étaient déjà connues des Nerviens.
    Lors de ses campagnes en Hainaut, Louis XIV, le roi soleil, ordonne des travaux sur le site,
    afin de capter l’eau-remède.
    A l’époque, elle sourdait encore librement à la surface du sol en pétillant de multiples bulles,
    d’où son nom "Fontaine Bouillon".

    Des travaux de préservation sont effectués, sous la direction du Maréchal de Vauban en 1667.
    En 1714, une autre source acquit sa réputation par la guérison qu’y trouva un évêque d’Arras.
    Elle continue à jaillir sous le nom de source de "l’Evêque d’Arras".
    C’est la plus sulfurée à l’émergence, et la plus chaude (26,2°).

    En 1875, un forage est creusé à quelques dizaines de mètres à l’est de la "Fontaine Bouillon",
    il fournira un débit très important et portera le nom de source "Vauban".
    Sa température est de19,8°.
    Ce n’est que ces dernières années que sont apparues "Amanda" et "Orée du bois", destinées à l’embouteillage.

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     Le thermalisme à St Amand les Eaux

    Les vertus des sources amandinoises sont connues depuis l’antiquité

    Les sources sont nombreuses à Saint-Amand mais elles ne sont pas toutes exploitées.
    Les plus anciennes, à l’origine jaillissant à la surface du sol, sont situées dans l’aire de l’établissement thermal. On y trouve "Vauban", "l’Evêque d’Arras", "Amanda" et" Orée du bois".

    Les origines des eaux
    sont d’abord météoriques.
    Elles se collectent à une vingtaine de kilomètres de Saint-Amand.
    Les eaux de pluie s’infiltrent dans le sol, le long du calcaire carbonifère, qui affleure à cet endroit.
    Elles descendent jusqu’à une profondeur d’une centaine de mètres, suivant la déclivité des couches.
    Elles se chargent alors, tout au long de leur parcours, des éléments minéraux qui les caractérisent au contact des roches qu’elles traversent.
    Les eaux remontent à la surface, à l’orée du bois, à la faveur de failles.
    De récentes recherches ont permis de retrouver des éléments et des métaux rares qui pourraient trouver leurs origines dans les eaux provenant de grande profondeur, dans le socle primaire.

    Le thermalisme

     

    Vouée au thermalisme depuis l’antiquité, Saint Amand les Eaux, unique station
    du Nord de la France, perpétue son activité dans un établissement entièrement rénové.
    Des milliers de curistes viennent jusqu’ici chaque année pour bénéficier
    des eaux naturellement chaudes et fabuleusement riches en soufre,
    réputées pour leurs vertus dans le traitement des affections des voies respiratoires
    et des rhumatismes en cures médicales de 3 semaines.

    Contre les douleurs rhumatismales, les applications de boues ont fait leurs preuves,
    en association avec une gamme de soins adaptés à chaque cas :
    l’hydromassage en piscine, le pédidouche et le manudouche, la douche pénétrante, la douche au jet…et la cure de boisson
    sont admistrés sous contrôle médical.
    Les eaux excellent aussi dans les traitements des voies respiratoires à travers diverses
    pratiques thermales : aérosols, inhalation en lumière de wood, vaporium...
    Au coeur de la forêt, loin de toute pollution, petits et grands retrouvent le souffle.
    Pour compléter la cure, pour les accompagnants ou tout simplement pour se détendre,
    les thermes proposent aussi des mini-cures de remises en forme et des cours d’aquagym.

     

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     LES EAUX THERMALES DE SAINT-AMAND.

    Près de la jolie petite ville de Saint-Amand, si connue par sa célèbre Abbaye,
    dans une prairie humide ombragée par une belle forêt se trouvent des eaux et des boues minérales.
    Tout fait croire qu’elles furent connues dans l’antiquité, car on a trouvé dans les environs
    des médailles et des restes de constructions romaines, ainsi qu’un grand nombre de statues
    en bois de 3 à 4 mètres de hauteur, que l’on retira en déblayant la source.

    Quoi qu’il en soit, il y a deux siècles, on ne connaissait en ce lieu qu’une seule
    fontaine nommée le Bouillon.
    Après la bataille de Lens, en 1648, l’archiduc Léopold, gouverneur des Pays-Bas,
    y fut amené par son médecin.
    Ce prince, disent les auteurs contemporains, attaqué de coliques néphrétiques
    et de gravier, fut parfaitement guéri par l’usage de ces eaux.

    Ce ne fut cependant qu’en 1697 que, par les ordres de Louis XIV, le maréchal De Boufflers
    y établit des constructions durables.
    Outre la fontaine principale, il y en a une autre qui fut couverte d’un pavillon.
    L’édifice s’étant écroulé vingt ans après, elle conserva le nom du Pavillon ruiné.
    Une troisième fut nommée Fontaine d’Arras, parce que l’évêque de cette ville y recouvra la santé.

    Pendant que les mineurs du roi étaient employés à ces travaux, ils furent commandés pour le siège
    d’Ath; après la prise de cette ville, ces mineurs revinrent à la fontaine; beaucoup d’entre eux
    avaient les jambes couvertes d’ulcères, qui disparurent en peu de temps par le contact de la vase
    dans laquelle ils travaillaient.
    C’est ce qui donna l’idée d’établir dans ce lieu des bains divisés à la superficie du sol par
    des châssis de bois; c’étaient dans ces compartiments que les malades s’enfonçaient
    jusqu’aux épaules, n’ayant que le ciel pour abri, et ce ne fut qu’en 1765 qu’une serre
    vitrée vint couvrir les baigneurs et les préserver de l’intempérie des saisons.

    Les chimistes se sont souvent occupés de la composition de ces eaux, qui sortent
    de la terre à une température de 19.5° centigrade en exhalant une odeur d’hydrogène sulfuré,
    et feu Monsieur Armet, médecin très connu à Valenciennes, chargé longtemps du service
    de cet établissement, a constaté, par une longue pratique, leur vertu pour la guérison des
    affections rhumatismales, ainsi que pour la paralysie.

     

    En 1804, Pierre Mourey, lieutenant du 55ème régiment d’infanterie, à la suite d’une blessure
    les remèdes que l’art indique en pareil cas, il vint aux Eaux et après avoir pris 3 bains,
    33 douches et 33 boues, il fut radicalement guéri.
    Il laissa ses béquilles à l’établissement et rejoignit son corps.
    Le prince Louis Bonaparte, qui fut roi de Hollande, vint pendant une année habiter la fontaine.
    Son séjour y amena beaucoup d’étrangers attirés par les fêtes qui signalèrent sa présence.

    Cet établissement, si utile dans le Nord de la France, eut beaucoup à souffrir pendant
    la Révolution; les bâtiments tombaient en ruines et les malades n’y trouvaient plus le
    confortable nécessaire à leur position.
    C’est ce qui engagea le Conseil-général du département à voter des fonds pour sa restauration
    complète. Les travaux commencèrent en 1840, d’après les plans et sous la direction
    de Monsieur Mallet, architecte à Douai.
    L’ignoble hangar fit place à une élégante rotonde et offrit à chaque baigneur un cabinet
    particulier au sortir des boues.
    Une arcade joint ce dôme vitré à un bâtiment d’apparence modeste, mais disposé intérieurement
    avec beaucoup de talent; il renferme des logements pour les baigneurs, des cabinets pour les bains
    d’eau pure et les douches, des salles de jeu et de vastes salons d’où l’on découvre la forêt
    et les belles charmilles plantées sous Louis XIV.
    Ces sombres allées protègent de leur ombre séculaire les nombreux visiteurs qui viennent
    y chercher, les uns la santé, les autres le plaisir.

    Chaque année, à l’ouverture de la saison, un bal attire en ce lieu la belle société des villes voisines
    .

    Monsieur BENEZECH de SAINT HONORE.

    Le Centre de Thermalisme :

    C’est à l’orée de la forêt que Centre Thermal de Saint-Amand accueille ses visiteurs souffrant d’affections rhumatismales et respiratoires supérieures. Ce Centre dispose d’équipements modernes dans un cadre chaleureux et confortable. N’oublions pas l’eau minérale de Saint-Amand qui apporte les bienfaits dont le corps a besoin. Les sources sont nombreuses. Une source par forage est située dans le centre de la ville, c’est la Source du Clos de l’Abbaye. Mais les plus anciennes, à l’origine jaillissant à la surface du sol, sont situées dans l’aire de l’établissement thermal, au confluent de l’Elnon et de la Scarpe. Ces eaux étaient déjà connues des Nerviens. Située à proximité de la voie romaine Bavay-Fort Mardyck, il est vraisemblable que les troupes venaient s’y abreuver. Lors de ses campagnes en Hainaut, Louis XIV ordonne des travaux sur le site afin de capter l’eau-remède. A l’époque, elle sourdait encore librement à la surface du sol en pétillant de multiples bulles d’où son nom " Fontaine bouillon ". Des travaux de préservation sont effectués, sous la direction de Vauban en 1667.
    En 1875, un forage est creusé à quelques dizaines de mètres de la " Fontaine bouillon " et fournira un débit très important et portera le nom de source Vauban. Sa température est de 19,8°. Ce n’est que ces dernières années que sont apparues " Amanda " et " Orée du bois ", destinées à l’embouteillage


     la Forêt de Raismes-St Amand-Wallers
    Le massif forestier le plus important du Parc Naturel de la plaine de la Scarpe
    et de l’Escaut. ( 4600 ha.). Nombreux aménagements, réserve ornithologique.
    De nombreux itinéraires équestres, circuits de cyclo-nature (VTT),
    et circuits pédestres, ainsi que des aires de détente, pique-nique,
    sites intéressants
    et curiosités
    ont été repérés et aménagés avec l’Office National des Forêts.  
     -
    La mare à Goriaux
    Étang d’affaissement minier où ont été observésplus
    de cent espèces d’oiseaux. Un sentier d’observation permet de découvrir
    ce site d’un grand intérêt ornithologique. 
    -
    Le site de Sabatier : 
    Le terril de Sabatier culmine à plus de cent mètres de haut.
    En cours de re-colonisation végétale, il a été aménagé afin de faciliter
    son ascension.
    À son sommet, on peut profiter d’une vision panoramique sur le Valenciennois
    t sur la forêt domaniale (table d’orientation).  
     
    - Le centre d’Amaury :
    Ancien carreau de fosse entièrement reconquis par la nature,
    le site d’Amaury met à la disposition du visiteur 170 hectares d’espaces naturels,
    dont 60 hectares de plan d’eau. Voile, canoë, tir à l’arc, VTT, mini-golf,
    restauration (sur réservation), aires de pique-nique, boutique verte .

     SOINS |

     

    Besoin de prolonger les bienfaits des vacances ?
    Besoin de prendre un peu soin de votre corps avant l’hiver ?
    L’établissement thermal de Saint-Amand-les-Eaux n’accueille pas que des curistes.
    Il ouvre aussi ses portes à des hommes ou des femmes ayant envie ou besoin
    d’une remise en forme.
    Ça ne ressemble pas à ce qui se pratique en institut de beauté.
    Et, gros avantage, tous les soins sont pratiqués à l’eau des sources thermales
    riches en soufre, calcium et magnésium.

    La première chose qui frappe en franchissant la porte des thermes de Saint-Amand,
    c’est la chaleur.
    Puis le nez est titillé par une légère odeur de soufre.
    Avant toute chose, halte indispensable au vestiaire.
    L’hôtesse, joviale et causante, me remet un peignoir, une serviette et le numéro
    de mon casier.

    Passage rapide en cabine pour revêtir un maillot de bain et un bonnet de douche (obligatoire).
    Chaussée de sandales en plastique, je peux commencer mes soins du jour.

    Direction la piscine pour une immersion.
    Je partage la petite piscine ronde avec deux dames, des curistes.
    Les jets hydromassants viennent soulager mes lombaires et mes cervicales
    mises à rude épreuve à longueur de journée.
    L’eau thermale à 35° C invite au repos.
    Mes muscles se décontractent.

    Équipée de mon plan, je me dirige vers le secteur bains et douches.
    Je continue mon parcours de remise en forme par une douche pénétrante.
    J’avais le souvenir des douches aux jets dans d’autres centres de thalasso
    et je n’étais pas ravie de subir cette trop forte pression de l’eau.
    Là, rien à voir.

    Allongée sur le ventre, la tête bien calée grâce à un repose-nuque,
    une rampe de douches vient soulager mon corps, des pieds aux cervicales.
    La détente se poursuit dans la baignoire hydromassante.
    Des jets vont me masser de la plante des pieds au bout des doigts.
    Grâce à ce bain vivifiant et relaxant, je me sens requinquée et complètement
    détendue.

    Le vaporarium va poursuivre le relâchement de tout mon corps.
    Un agent thermal m’explique le principe.
    Je vais pénétrer dans une salle où l’eau thermale est pulvérisée sous forme
    de brouillard.
    C’est comme au hammam, la chaleur en moins.
    Impossible de laisser les yeux ouverts : je ne vois pas mes pieds.
    Je ferme les yeux et sombre dans un demi-sommeil, tout juste réveillée
    pour le prochain et dernier soin : la lumière de wood.
    Une invitation au sommeil dans une pièce plongée dans le noir,
    éclairée par des néons ultra-violets, et où un peu d’eau thermale est diffusée.
    Mon nez congestionné se débouche.
    Et cette fois, je ne vois plus du tout le temps passer et je m’endors,

     *****************

     

    Tout  ceci, est réel! Un sublime moment de bonheur.
    Relaxation, détente, massage à l’eau, massage aux jets très puissants,
    Salle "vaporarium" pour traiter les affections respiratoires, etc, tout est réuni
    à la "CURE THERMAL" de Saint Amand.
    Le site, au milieu d’un parc de plusieurs hectares, près d’un petit étang, est
    superbement reposant et agréable.
    Il y a quelques années, on pouvait joindre l’ agréable au superflu…
    La casino se trouvait dans le même parc que La Cure…..

    Il est désormais transféré sur la rocade Nord de Saint Amand et s’appelle le "PASINO"

     

     

    Le site est beaucoup moins bucolique, et la forêt n’est plus omniprésente.

    Dommage.

     

     

     La forêt jouxte la Cure de Saint amand

     

     

    *********************

    Voilà, de quoi vous donner envie de venir visiter mon petit coin de paradis, où de superbes
    promenades, en voiture, à vélo, à cheval, en petit train, en péniche, même vous
    feront découvrir une région de toute beauté dans la verdure et auprès de zones
    aquatiques superbes.

    Prenez le chemin d’un Nord si souvent décrié pour sa noirceur et sa laideur….

     

    **********************

     

    A bientôt Mes Amis

     

     

     

     

    A consommer sans modération…….


    CAYENNE – Le Bagne

     

    Salut mes amis!

    Comment allez vous?

    Voilà un petit moment que je ne suis pas venue vous dire bonjour, c’est vrai!
    Veuillez m’en excusez, SVP……

    En retraite, dites vous, on va avoir le temps de faire plein de choses!
    Que nenni! on n’a encore moins de temps que lorsque qu’on travaillait.
    C’est vrai. Les semaines passent à une vitesse folle.
    Et puis, je crois aussi, pour ma part du moins, c’est qu’on avait , avant, prévu de faire des
    choses qu’on n’avait pas le temps de faire en activité, alors, voilà, tout se met en route, et
    on voudrait tout entreprendre en même temps.
    C’est mon cas. Je voudrais tout faire.

    Mais, il faut laisser le temps faire.
    Et tout s’installera en temps et heure.

    ***************

    Je viens aujourd’hui vous parler du film que j’ai regardé cette semaine.
    Il concernait  "La bagne de Cayenne"
    Et, bien sûr, je ne me souviens plus du titre du film.
    Pas grave.
    Voilà, je viens d’aller à la recherche du film, le voici :

    *************************

    Cayenne, les amants du bagne

    Résumé :

    Les années 20. Albert Londres, journaliste vedette du «Petit Parisien»,
    arrive dans la colonie française de Guyane pour un reportage sur le bagne de Cayenne.
    A son arrivée, il est pris en charge par les autorités locales et confié au capitaine Sentier,
    qui doit lui faire découvrir le bagne et son organisation.
    Très vite, Londres prend conscience qu’il ne voit qu’une petite partie des réalités de la vie au bagne.
    Il fait alors la connaissance de Claudia Desfeuilles, dont le mari, Camille, un bagnard anarchiste,
    est condamné pour un attentat dans une préfecture déserte.
    Réputé irréductible, Camille est régulièrement mis au cachot et fait l’objet de toutes sortes de tourments.
    Londres exige de le rencontrer…

    Casting :

    **********************

    Peut être avez vous regardé?

    Je méditais, après avoir regardé…..

    "LE BAGNE de CAYENNE"

    ou d’ailleurs……

    Barbarisme, cruauté, humiliations, avilissements….
    Tout y passait!
    Quelle horreur.

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    Tout le monde a vu "Papillon" et s’est fait à travers le récit-roman une image du bagne,
    mais qu’en est-il vraiment ?
    Quelles en sont les
    origines et l’histoire et comment cette magnifique Guyane
    s’est transformée en Terre d’expiation ?

    St Laurent du Maroni, Commune pénitentiaire, a vu passer près de 70 000 bagnards qui,
    mélés aux surveillants militaires, (souvent corses) et à leurs
    familles
    où aux différents religieux venus les aider ont créé une des plus incroyable
    aventure humaine imaginable.
    Les
    témoignages écrits et artistiques d’une infinie variété l’illustrent
    et nombreux sont ceux qui, journalistes, historiens où acteurs de ce drame
    y ont puisé leur inspiration pour nous laisser une importante bibliograph
    50 ans après la mort du bagne.

    ********************************

    Les origines

    Il faut remonter jusqu’en 1748 pour trouver le point de départ de notre histoire.
    A la mort de Philippe d’Orléans, Louis XV rattache le corps des galères à la Marine. Celle-ci se trouve subitement en charge de navires vétustes et dépassés militairement, mais surtout de la chiourme qui s’y trouve. Elle saisit alors l’opportunité de développer et rénover ses grands ports de guerre et dirige vers Toulon (1748) puis Brest (1749) et Rochefort (1767) cette main d’oeuvre peu onéreuse.

     ************************

    Dès 1793, la nouvelle république se débarrasse de ses opposants politiques et religieux en les expédiant en Guyane déjà connue pour des essais de colonisation infructueux (expédition de Kourou en 1763), suivent les déportés de Fructidor (Billaud-Varenne, Collot d’Herbois, Pichegru, …)

     

     

     

    1848 est l’année qui ouvre la voie aux bagnes d’outre-mer; l’abolition de l’esclavage qui a réduit la main d’oeuvre coloniale, les peurs sociales et politiques qui font suite aux évènements de Juin 1848, l’exemple de Botany Bay (développement colonial anglais en Australie) et l’industrialisation des arsenaux de la Marine, autant d’arguments pour déplacer la main d’oeuvre pénale : La loi sur la Transportation se profile. Cependant, il est juste aussi de prendre en compte un élément humain dans cette démarche de Napoléon III. Après avoir hésité entre plusieurs sites, il repense à la Guyane pour l’exécution de la peine des travaux forcés, car c’est de nos colonies, celle ou le manque de bras est le plus important. Et dans le même temps, il crée les pénitenciers agricoles de Corse, elle aussi en grand manque de main d’oeuvre. Ces mesures s’avèrent donc utiles et profitables pour des départements ou colonies, freinés jusque là, dans leur essor économique et à qui le Prince-Président souhaite réelement donner des chances de développement…
    Dès 1852, on offre ce choix aux forçats des bagnes portuaires et l’espoir d’un adoucissement de leur condition décide environ 300 d’entre eux à embarquer sur l’Allier direction Cayenne.

     

     

    De 1852 à 1867, l’histoire du Bagne est chaotique; Ayant du quitter les îles du salut devenues trop petites,les transportés arrivent sur la "grande terre"; Des camps fleurissent un peu au hasard,puis disparaissent quand la main d’oeuvre pénale et son encadrement, décimées par les maladies ne peuvent plus y subsister; les bagnards construisaient des briqueteries, pour fabriquer leurs propres geôles.

     

     

     

    En 1867, le taux de mortalité de la population pénale est tel que le législateur s’émeut et suspend la Transportation pour les blancs, les dirigeant sur la Nouvelle Calédonie ; Mais dans ces îles, l’opposition des populations locales et des colons fut farouche et le" petit paradis" de l’île des pins apparut bien peu dissuasif…dès 1887, les Transportés reprirent le chemin de la Guyane, associés cette fois aux récidivistes qui tombaient sous le coup de la relégation (loi du 27 Mai 1885)

     

     

    Au cours de l’année 1923, une visite va ébranler l’institution, ou plutôt l’opinion publique, en mettant au grand jour les disfonctionnements et les injustices de ce systéme carcéral ; Durant un mois (du 8 aout au 7 septembre ) le grand reporter Albert Londres va effectuer une enquête sans complaisance, largement diffusée dans la presse natinale, qui aménera une discussion à l’Assemblée Nationale en novembre 1924, puis la création d’un décret trés important en septembre1925, qui, sans supprimer la peine, la rendra plus humaine et plus décente.

     

     

    "Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie"

     

    Le systéme perdurera ainsi jusqu’au du dernier convoi de novembre 1938. C’est l’arrivée du front populaire et le rapport de Gaston Monnerville député de la Guyane,en 1937 qui vont accélérer la fin du bagne ; Six mois avant le départ des derniers relégués de Saint Martin de Ré, le décret-loi de juin de la même année, réformait la loi sur la Transportation et instituait sa suppression.Il restait a ce moment là en guyane, prés de 3300 condamnés, autant de libérés astreints au doublage et environ 2000 relégués .Le rapatriement de cette population pénale dans des centrales construites à cet effet ne put se faire devant l’imminence de la guerre….

     

     

    La Seconde Guerre Mondiale divisera la population du Bagne comme celle de métropole, entre Vichy et Londres. Les surveillants militaires s’opposent, les bagnards tentent de quitter leur condition en rejoignant la France Libre côté Surinam . S’exprime alors la volonté d’un raffermissement d’une réglementation jugée trop laxiste ; Le colonel Camus, ancien directeur de poulo Condore, en poste au 1er septembre 1941, applique une discipline de fer. Ajouté à cela, le manque de ravitaillement et la mise au travail des relégués , alors que ce n’est pas l’objet de cette condamnation,font qu’ à la fin de la guerre, en 1944, lorque le lieutenant-Colonel SAINZ sera nommé pour "liquider" le bagne, il trouvera une population pénale diminuée de plus de la moitié. Jamais le Bagne n’avait connu ce niveau de mortalité.

    Cet homme de coeur va tout faire pour donner à sa mission une dimension humaine et rendre les conditions de vie des condamnés décentes, jusqu’au décrets de grâce du Génaral De Gaulle, en 1946.

     

     

     

    De 1945 à 1949, l’Armée du Salut soutiendra et aidera les derniers bagnards à retourner en métropole où à se forger un nouvel avenir, Ch. Péan, les Waélly, les Chastagnier: autant de noms et de familles au charisme et à la générosité reconnus.
    Le 1er Août 1953, les derniers témoins, Bagnards ou Surveillants rentraient en France sur le "San matteo", ainsi prenait fin une aventure de cent ans.

     

     

    Le premier site exploité pour la transportation fut les "îles du Salut", groupe de trois îles antérieurement "îles du Diable" et re baptisées par les quelques survivants de l’expédition de 1663 qui y trouvèrent leur salut.

     

     

     

    Le 10 Mars 1852, l’Allier avec le premier transport de forçats "volontaires" mouilla devant la plus grande des trois îles : Royale ; le Commissaire Général de la République SARDA-GARRIGA accompagnait cette main d’oeuvre particulière et son enthousiasme restera célèbre grâce à une allocution où il déclara aux proscrits : "Mes amis, il n’y a pas sous le soleil de plus beau pays que celui-ci, ni plus riche. Il est à vous, le Prince Louis Napoléon m’envoie pour vous le partager …"
    Le nombre de condamnés augmentant rapidement pour vider les bagnes portuaires (961 en 1854, 1331 en 1855, 1269 en 1856 …) il fallut trouver d’autres sites pour les accueillir et alors qu’ils devaient construire leurs propres prisons, on installa des camps tout azimuts …
    De 1853 aux années 1860, de nombreux camps s’installèrent aux quatre coins de la Guyane, dans des zones insalubres, pour se fermer au bout de quelques années ; le taux de mortalité avoisinait 40% et l’espérance de vie était de quelques mois.
    Citons pour mémoire : – Saint-Georges (1853-1860) : sur l’Oyapock 30% de mortalité – La Montagne d’Argent (1853-1856) : ouvert puis fermé, puis rouvert 60% de mortalité en 1856 – La Comté (1854-1859) : pour l’exploitation des bois – Sainte Marie (1854-1863) : briqueterie et ferme au rendement nul – Saint Augustin (1854-1860) : devait être un exemple : abandonné – Saint Philippe (1856-1857) : trop de malades pour exploiter les bois – Saint Louis (1855-1864) : près de la Comté, 16% de mortalité en 1860

     

     

     
     

    L’ilot Saint-Louis

    Situé au milieu du Maroni près de St Laurent, cet îlot reçut les lépreux après leur évacuation de l’ île du Diable. Ceux-ci sous l’autorité du Médecin militaire étaient laissés livrés à eux-mêmes avec seulement un apport de médicaments quotidien.

     

    Kourou

    Construit en deux temps, d’abord sur un bâtiment flottant sur la rivière Kourou puis dès 1861 sur terre "aux roches", le camp s’occupera essentiellement de travail de scierie des bois de construction puis d’agriculture. Face aux îles du Salut, il permettait de correspondre avec celle-ci par un sémaphore.

     

    Cayenne

    Symbole du Bagne pour beaucoup et par erreur, il était constitué par trois baraquements nommés "Europe", "Afrique", et "Asie". Les pensionnaires étaient parmi les meilleurs éléments de la colonie pénitentiaire et étaient en quasi liberté, employés aux travaux du port ou comme "employés municipaux". Certains dormaient mêmes chez les employeurs.

     

     

    St Laurent du Maroni

    Commune pénitentiaire artificiellement fondée face à Albina, capitale de la Guyane Hollandaise, en 1858 sur ordre du Gouverneur Baudin qui déclare : "j’ai tenu à vous donner St Laurent comme patron parceque c’est le mien et que mon père et mon grand-père s’appelaient Laurent." Les navires amenaient leur cargaison humaine à St Laurent, berceau du bagne, d’où les transferts pour tous les autres sites étaient organisés.

     

     

    St Jean du Maroni

    A 17 kilomètres de St Laurent, un vaste camp de 16 cases qui abrite la relégation et ses fameux "pieds de biche", soumis à un régime particulier, qui les autorisait à effectuer toutes sortes d’activités pour eux-mêmes une fois leur tâche quotidienne effectuée. Il eut même son théâtre !

     

     

     

    L’Inini

    L’un des derniers sites ouvert, en janvier 1931,avec la création du territoire de L’Inini, surtout destiné aux condamnés Indochinois, des militants politiques communistes, jugés indésirables par le gouvernement de l’Indochine. Ceux ci, essentiellement arrivés avec le convoi de mai 1931, en provenance de Saigon et Poulo Condore, occupérent les deux camps de "crique anguille" et "la forestière", remplacée en 1934 par le camp de "saut tigre". Ces camps seront abandonnés à la jungle par décret en 1944, dans le cadre de la fermeture du bagne.

    Les bagnards

    Qui étaient ces quelques 70.000 condamnés qui ont peuplés les bagnes de Guyane?

    Les Déportés

    La première époque concernant des prêtres réfractaires et des politiques se situe dès la révolution et dans des endroits différents (Sinnamary, Cayenne …). Dès la fin du 19ème siècle, l’île du Diable, la plus petite et la plus aride des îles du Salut devient le lieu officiel de la Déportation et son plus célèbre pensionnaire sera Alfred DREYFUS.

    Les Transportés

    Issus des cours d’assises, il s’agit des "durs", répartis en trois classes, la troisième étant la catégorie la plus basse (souvent celle à l’arrivée), la première étant la plus enviable, qu’on ne pouvait atteindre qu’après de nombreuses années sans punition.
    Accueillis à Saint Laurent du Maroni, les Transportés pouvaient suivant les indications figurant sur leur dossier y rester ou être envoyés vers les îles du salut ou même les camps forestiers pour les plus mal notés.

     

     

     

     

     

    Les Relégués

    Sous le coup de la loi de 1885, ces multirécidivistes appelés "pied-de-biche" étaient méprisés de tous les autres condamnés et même des surveillants.


    Deux catégories :

    Les relégués collectifs

    Vivant au camp de Saint-Jean, ils fournissaient une somme de travail quotidien à l’A.P. et devaient répondre à deux appels par jour.

    Les relégués individuels

    Sortis de la première catégorie grâce à un bon classement, ils pouvaient aller en semi liberté et obtenir des concessions à exploiter.

    Voici les premières strophes du "commandement des relégués" :

    Pour te conserver bien portant
    Au soleil travaille rarement
    Du commandement des surveillants
    N’écoute jamais le boniment
    Débrouilles toi n’importe comment
    Afin de gagner quelque argent …

     

     

     

    Les femmes bagnardes

    Le décret du 20 août 1853 autorise l’envoi des individus des deux sexes , d’origine africaine ou asiatique,aux travaux forcés en Guyane ; Il sera complété par l’article 4 de la loi sur la transportation de 1854 :
    "Art.4 : les femmes condamnées aux travaux forcés pourront être conduites dans un des établissements créés aux colonies; elles seront séparées des hommes et employées à des travaux en rapport avec leur âge et avec leur sexe . "

     


    Ainsi, dés 1858 un convoi de  36 transportées arrive par la Loire. Elles seront prises en charge par les soeurs de St Joseph de Clunny, historiquement déjà présentes dans les prisons métropolitaines

     

    Ces condamnées seront suivies d’autres malheureuses ,destinées a servir de compagnes aux bagnards et a repeupler la colonie ! ( les directives ministérielles de juin 1858 en témoignent, indiquant qu’elles doivent être  jeunes, en bonne santé et si possible campagnardes….); En 1887 arrivent les premiéres reléguées , au total c’est presque 2000 femmes qui seront envoyées dans les bagnes coloniaux de Guyane et de Nelle Calédonie . Il faudra attendre le 19 juillet 1907 pour que soit votée la loi sur la suppression de l’envoi des femmes

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    SEZNEC

    Les bâtiments, tels qu’ils sont encore….

    Cour intérieure -  emplacement de la guillotine au milieu

     

     

     

     

    Tel était les bagnes coloniaux de Guyane, Cayenne, kourou……

     


    lA CLOCHE BERTHOLIN

     

     

     

     

    ENCORE UN DIMANCHE QUI FILE A GRANDE VITESSE!

    Le soleil s’est montré aujourd’hui, mais le vent soufflait quand même.
    Il ne faisait pas très chaud dehors malgré les 21° du thermomètre.
    Tant mieux, la pluie s’est quand même abstenue de paraître. 

    Après mon petit tour au marché d’à côté pour y retrouver ma copine et son petit fils,
    Je suis rentrée, nous avons pris l’apéro et mangé.

    Notre repas dominical se composait de Langue de boeuf accopagnée des légumes du bouillon
    et de petites pommes de terre vapeur, sauce vinaigrette.
    Vous me direz que tout ceci ressemble à un repas d’hiver, mais, il ne faisait pas si chaud.

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    Voici la recette que je cuisine moi-même.
    C’est un plat du Nord et de la belgique.

    D’ailleurs, la langue à la sauce piquante se déguste, ici,  accompagnée de "frrrrites"
    Hummmmmm……. avec une touche d’ moutarde,…
    "Ein vrai régal!"
    "A s’pourléquer  lé babines"

    ~~~~~~~~~~

     

     Langue de boeuf sauce piquante

    Pour 6 personnes

    Ingredients :
    1 langue de bœuf
    1 oignon piqué de 2 clous de girofle
    1 bouquet garni
    4 carottes
    4 navets
    4 oignons 4 pommes de terre

    Ingrédients pour la Sauce piquante:
    2 échalotes
    50 g de beurre
    2 cuillères à soupe de farine
    1 tomate concassée
    1 verre de vin blanc
    125 g de champignons de Paris (en boite)
    6 cornichons (si on veut)
    1 cuillère à soupe de moutarde
    1 botte de persil
    gros sel

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    Faire tremper la langue pendant 3 à 4 heures dans l’eau froide, puis la mettre dans un grand faitout
    avec l’oignon clouté, le bouquet garni et faire cuire pendant 3 h 30, en commençant à l’eau froide.
    Après ce temps, ajouter les pommes de terre, les oignons  et laisser cuire 20 à 25 minutes
    Ajouter alors les navets, les carottes, du gros sel et continuer la cuisson pendant 30 à 35 minutes.
    Réserver 1/2 litre de bouillon.
    Peler la langue cuite et la couper en tranches.
    Pour préparer la sauce piquante : 

    Dans une sauteuse, faire blondir les échalotes hachées dans du beurre, puis ajouter la tomate concassée,
    la farine et 
    Laisser cuire 2 à 3 minutes.
    Verser le vin blanc et le bouillon dans la sauteuse.
    Laisser mijoter 15 à 20 minutes. Passer cette sauce au chinois.
    Ajouter  les champignons de paris,  la moutarde,   persil hachés et les cornichons coupés en rondelles.
    Laisser frémir à petit feu 1 ou 2 minutes.

    Dresser les assiettes avec deux tranches de langue accompagnées de tous leslégumes
    d’une pomme de terre et recouvrir de sauce piquante.

    [Chez nous, nous la dégustons avec des frites et de la moutarde]

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    Pour changer de la recette du repas dominical, je vais vous parler de
    La Basilique du Saint Cordon à  VALENCIENNES…….

    Mais, toute reflexion faite, à Valenciennes, on mange aussi

    "D’el lanque al’ sauce piquante ou a l’ vinaigrette"……………../

    /………………..

    Un grand événement à Valenciennes, le Baptême d’une cloche  destinée à rythmer pour des décennies,.
     La vie des Valenciennois.

    En effet, la cloche baptisée "Bertholin", du nom de l’ermite à qui la Vierge Marie était apparue
    En 1008, lors d’une épidémie de peste, lui demandant d’aller voir les chrétiens de la ville pour leur demander
    de prier pour elle, chaque année, le deuxième dimanche de Septembre.
    Elle entoura alors la ville d’un saint cordon et la peste disparut.

    Les valenciennois ne manquèrent jamais à la parole donnée en ce temps là
    (sauf pendant les grandes guerres).

    Et, ce jour, la cloche, va rejoindre les autres cloches non moins celèbres
    telle que "La Jehanne de Flandre", dans le clocher de la Basilique du Saint Cordon rénové.

    Les valenciennois auront sans doute un moment d’émoi en prononçant le nom de "Bertholin"
    Il y a tant d’années.

    MILLE ANS CETTE ANNEE.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~

             La cloche Bertholin a été baptisée avant d’être installée dans le clocher

     SAINT-CORDON 
    La nouvelle cloche Bertholin a été baptisée hier après-midi par Bruno Feillet,
    le recteur de la basilique du Saint-Cordon, en présence de Dominique Riquet
    un de ses parrains.
    Mardi, la cloche sera hissée jusqu’au clocher.
    Et peut-être que le 14 septembre, pour le tour de Millénaire,
    Bertholin et les trois autres cloches pourront à nouveau se faire entendre des Valenciennois.

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    14 heures, hier, rue Abel-de-Pujol, à Valenciennes.
    Trois compagnons de la société Bodet viennent de charger la cloche Bertholin sur un transpalette.

    À trois, ils vont suer à grosses gouttes pour déplacer la cloche
    jusqu’au parvis de la basilique du Saint-Cordon.
    En chemin, ils vont croiser des riverains ou des passants
    Cette habitante de la rue du Grand-Froissart tient à la caresser avant de s’exclamer :

    « Elle est vraiment très belle. »
    Installée au pied de la basilique, elle a continué d’attirer tous les commentaires
    Les Valenciennois, à pied ou en voiture, se sont arrêtés pour la prendre en
    la toucher du regard ou des doigts.
    Et à côté, ils ont pu admirer Joseph, la cloche abîmée et irréparable que Bertholin remplace.

    La précision du détail

    À 17 heures, les fidèles et tous les autres étaient là pour la contempler.
    Avant le rituel du baptême, difficile de l’approcher ou de la photographier.
    Les rangs de spectateurs étaient impénétrables.
    Au premier rang, les plus chanceux ont pu apercevoir le nom de la cloche, Bertholin, et de ses parrains.
    Sur les autres faces de la jupe, le logo du Millénaire coulé dans le métal,
    une reproduction particulièrement remarquable de la Vierge et de son cordon tressé protégeant Valenciennes de la peste et un message :

    « Je rythme le temps de Dieu et de la prière. »

    Bruno Pierru de la société Bodet, chargée de son transport de Villedieu-les-Pôeles jusqu’à Valenciennes et de son installation future dans le clocher a rapidement présenté Bertholin.


     Elle sonne le mi-bemol 3.
    Elle pèse 1,4 tonne.
    Elle est composée à 78 % de cuivre et à 22 % d’étain.
    Elle a été coulée le 9 mai par la fonderie Cornille-Havard, près du Mont-Saint-Michel.

    Dominique Riquet s’est félicité du retour de la cloche financée par la Ville.

    « Une cloche appelle nos amis. Elle dit nos douleurs et nos joies »

    a observé le maire.

     Il a vu dans ce baptême : « Un signal fort au moment où Valenciennes va mieux. »
    Et c’est lui qui a fait résonner les premières notes sous les applaudissements des Valenciennois..

    Bruno Feillet, recteur de la basilique, a ensuite procédé au baptême.
    Il a béni les spectateurs et Bertholin avant de l’encenser.
    Lui aussi était touché.

    L’installation de Bertholin est « une providence ».
    Et lui aussi a émis un souhait :
    « Qu’elle serve l’unité de l’église et de la mairie. »

    À l’instar du pèlerinage qui depuis un millénaire marque la « capacité de collaboration entre nous. 
    Le baptême de Bertholin, tous y vont vu un symbole.

    La bénédiction terminée, les Valenciennois se sont empressés de venir l’admirer, la toucher et la photographier.
    Non sans émotion. •

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    Quelques cloches imposantes

     

         Cloches de Hondschoote    

                                                                                                      Cloche de Bergues   

                                                                                  Le nouveau carillon de 61 cloches
                                                                               La plus grosse cloche pèse 1300 kg et la plus petite 9 kg. 
                                                                                                                                                   

     

                               

    Les cloches du Beffroi de Bailleul

     

     

    Fabrication de cloches

     

                              

     

      Françoise Delasalle , carillonneur à Saint Amand

                                

    Notre Dame du Saint Cordon verra ses 1000 ans d’existence et de foi cette année,
     le   14 septembre 2008.

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    Un peu de culture, de mon cher nord m’a enchantée comme chaque fois que j’en parle  

     

     Bonne nuit et

     
                                                                 

     

     


    LE FAMILISTERE – GODIN

     

     

    GUISE   -   LE FAMILISTERE.

     

     

     

    le Familistère de Guise, dans l’Aisne, est un haut lieu de l’histoire économique et sociale des XIXe et XXe siècles.

     

     

    Le fondateur du Familistère n’est pas un industriel ou un bourgeois philanthrope. Si Jean-Baptiste-André Godin fonde le Familistère c’est parce qu’il est le fils d’un artisan de village, serrurier lui-même, parce qu’il est un parfait autodidacte qui se fait génial entrepreneur et qui se détermine de façon originale socialiste et fouriériste. Godin devient réformiste et expérimentateur parce qu’il a une perception aigu des transformations de la société de son temps, parce qu’il croit que l’action économique et sociale peut en corriger les effets néfastes, parce qu’il est convaincu qu’un progrès social peut accompagner le progrès technique et scientifique, enfin parce qu’il concilie l’expérimentation des moyens de créer les conditions du progrès avec la quête de valeurs absolues – le Travail, la solidarité, l’équité, la liberté, le devoir.
    J.B.A. Godin est un véritable héros du XIXème siècle et sa biographie éclaire l’histoire de la conception et de la réalisation du Palais social.

     

     

    La secrétaire de J.-B.-A. Godin s’enthousiasme pour le projet du Familistère. J.-B.-A. Godin et sa collaboratrice se marient en 1886. La discrète Marie Moret est une femme émancipée, cultivée, engagée. Elle occupe une place importante dans la conduite des affaires du Familistère, dont elle dirige les services d’éducation. Elle tient sans aucun doute un rôle déterminant dans l’intimité de l’appartement du Palais social pour l’élaboration des décisions. Marie Moret devient administratrice-gérante de la société du Familistère à la mort de son époux ; elle constitue la mémoire du Familistère et en organise la promotion en France et à l’étranger.

     

     

    La fête du travail a été célébrée de façon brillante au Familistère dès 1867 (fêtée alors le premier dimanche de mai et pour la première fois dans le monde).

     

     

     

    Le Fondateur : Jean-Baptiste André Godin

     

    Statue de Jean-Baptiste André Godin devant le Familistère

     

    C’est en 1846 que cet industriel s’installe à Guise pour fonder une entreprise d’appareils de chauffage et de cuisine, les fameux « poêles Godin », dont il est l’inventeur; fabriqués en fonte, diffusant bien mieux la chaleur que les anciens modèles en tôle, ces appareils ont permis à Godin, d’origine modeste, de faire rapidement fortune et de s’imposer sur un marché en pleine expansion. Mais il a lui-même été simple ouvrier, et a conservé le souvenir des terribles conditions de vie et de travail des salariés de l’industrie – constatées notamment au cours d’un Tour de France qu’il effectue, aux côtés d’un compagnon, entre 1835 et 1837. Il entend par conséquent utiliser sa fortune pour améliorer la vie de ses employés, et proposer ses solutions au problème du paupérisme ouvrier. Disciple de Charles Fourier, il entre en contact avec l’Ecole sociétaire et, en 1854, investit le tiers de sa fortune dans une tentative d’implantation d’une colonie phalanstérienne au Texas menée par Victor Considérant. L’échec de cette expérience le convainc de mettre lui-même en pratique ses idées, progressivement et avec pragmatisme, pour éviter un nouvel échec.

    Le Familistère

    « Familistère » est le nom donné par Godin aux bâtiments d’habitation qu’il fait construire pour ses ouvriers et leurs familles à partir de 1859 et jusqu’en 1880, probablement à partir de plans de l’architecte fouriériste Victor Calland. Il s’inspire directement du phalanstère de Fourier mais, comme il le fera toujours, effectue un tri dans la théorie pour l’adapter à ses propres idées et surtout pour la rendre plus réalisable. La première étape, la plus urgente, est selon lui d’améliorer les conditions de logement et de vie des familles, en leur apportant les « équivalents de la richesse ».

     

    De l’ epoque

                       Les équivalents de la richesse

    Cette expression désigne l’ensemble des conditions de confort, de salubrité, que la bourgeoisie s’offre par l’argent et que les Familistériens pourront s’offrir désormais par la coopération. Hygiéniste convaincu, Godin inclut dans ces « équivalents de la richesse » tout ce qui garantit la salubrité du logement. La luminosité des appartements, la circulation de l’air, l’accès à l’eau potable à chaque étage sont des éléments fondamentaux que garantit l’architecture particulière des bâtiments. Le soin du corps est également assuré par la création d’une buanderie, située près du cours d’eau, dans lequel on lave et sèche le linge (évitant ainsi les odeurs d’humidité dans les logements), mais comportant également des douches et une piscine (au plancher mobile, pour permettre aux enfants d’y nager en toute sécurité) dont l’eau, provenant de l’usine toute proche où elle a servi à refroidir les tuyaux, arrive à parfaite température… Enfin, Godin met en place tout un système de protection sociale en créant des caisses de secours protégeant contre la maladie, les accidents du travail et assurant une retraite aux plus de 60 ans.

     

    Reconstitution d’un appartement tel qu’il était au début du XXe siècle pour un salarié et sa famille

     

    *                   La coopération comme principe

    Si Godin se proclame fouriériste, il n’est pas pour autant un disciple fervent qui applique aveuglément une théorie: tout dans Fourier n’est pas applicable, loin de là, et d’autres que lui influencent la pensée de Godin. On retrouve, dans le Familistère, l’influence d’un mouvement coopératif ancien, et en particulier l’application des principes de la coopération anglaise, théorisés par Robert Owen et les « Equitables pionniers » de Rochdale. Ces principes apparaissent dans le fonctionnement des économats, magasins coopératifs installés par Godin en face du Familistère, dans lesquels les produits de première nécessité y sont vendus au comptant, et dont les bénéfices sont répartis équitablement entre les acheteurs. Mais on retrouve tout particulièrement cette influence dans l’importance que Godin accorde à l’éducation des enfants mais aussi des adultes. Il fait construire des écoles, mixtes et obligatoires jusqu’à 14 ans (à l’époque, la loi autorise le travail des enfants à partir de 10 ans), un théâtre, une bibliothèque, et multiplie lui-même les conférences pour enseigner à ses salariés les bienfaits de la coopération.

     

                       Le culte du Travail

    Anticlérical virulent, Godin pratique cependant un déisme très personnel, évoquant un Etre suprême bienveillant; il croit de façon ardente que le Travail, toute activité ayant pour but de transformer la matière afin de vivre mieux, est la raison profonde de l’existence de l’Homme, et par conséquent d’atteindre l’essence humaine, une certaine part de divin. S’opposant aux principes mêmes du capitalisme, il estime que l’ouvrier devrait posséder le statut social le plus élevé, puisque c’est lui qui travaille, que c’est lui qui produit les richesses. Au-delà des aspects matériels de l’œuvre, le Familistère doit amener à une élévation morale et intellectuelle du travailleur, lui permettre de retrouver l’estime de soi et son indépendance vis-à-vis de la société bourgeoise. L’éducation à l’économie sociale va dans ce sens, mais également l’architecture même des bâtiments: à l’intérieur des cours, les balcons qui donnent accès aux appartements sont créés pour être des lieux de rencontre permanents entre ouvriers, quelque soit leur position dans l’usine, manœuvre, employé de bureau ou cadre, afin de donner naissance à une réelle fraternité entre Familistériens. Les fenêtres intérieures, la promiscuité, sont pensées comme des éléments d’émulation: la vue d’un intérieur bien tenu doit vous pousser à vous-même entretenir votre logement, d’autant plus que le regard de l’autre, et sa désapprobation, sont considérés comme la meilleure des sanctions. Cette architecture particulière, décrite par ses détracteurs comme « carcérale », est donc voulue, afin de permettre une autodiscipline et une responsabilisation des habitants qui rendent inutile toute forme de police. Cette notion de responsabilisation n’est pas anecdotique: elle est à la base de l’œuvre de Godin, pour qui l’amélioration des conditions de vie n’est qu’une première étape. Il s’agit, à terme, de permettre aux ouvriers de se libérer de toute dépendance vis-à-vis du patronat, d’abolir le salariat et de lui substituer l’Association.

     

    L’Association du Capital et du Travail ou Société du Familistère

    Fondée en 1880, cette Association transforme l’entreprise en coopérative de production; les bénéfices sont utilisés pour financer les diverses œuvres sociales (écoles, caisses de secours), puis le reliquat est distribué entre les ouvriers, proportionnellement au travail fourni pendant l’année. Cependant, les bénéfices ne sont pas distribués en argent, mais sous forme d’actions de la Société : les ouvriers deviennent ainsi propriétaires de l’entreprise. Une fois tout le capital distribué, une forme de roulement s’établit, les plus jeunes recevant de nouvelles actions qui sont remboursées, cette fois en liquidités, aux plus anciens travailleurs. Les ouvriers, membres de l’Association, en sont donc les propriétaires et touchent chaque année un surplus de salaire proportionnel aux bénéfices. Charles Fourier avait théorisé une répartition équitable des richesses, permettant de récompenser à leur juste valeur le Capital, le Travail, et le Talent : Godin s’en inspire directement pour organiser l’Association. Il ne s’agit pas de donner la même chose à tous, mais bien de distribuer les richesses selon les mérites de chacun. C’est pourquoi il met en place une hiérarchie au sein de l’Association, essentiellement selon l’ancienneté : au sommet les associés (au moins 5 ans de présence), puis les participants et les sociétaires. Enfin, il reste les auxiliaires, travailleurs saisonniers ou occasionnels qui n’ont pas travaillé assez longtemps pour pouvoir appartenir à la Société. Chaque échelon est franchi, en théorie, en faisant preuve de mérite au travail, d’implication dans la vie démocratique de l’Association (participation aux différents conseils…) ; pour être nommé sociétaire ou associé, il faut vivre au Familistère. Enfin, seuls les associés participent à l’assemblée générale. A chaque niveau correspond une plus grande part des bénéfices, une meilleure protection sociale, une meilleure retraite. La création de cette Association, de même que la construction du Familistère, lui attire la sympathie de nombreux réformateurs sociaux, mais aussi de nombreux ennemis : clergé offensé par la mixité et la promiscuité des logements, commerçants menacés par les bas prix pratiqués dans les économats, patrons dénonçant le socialisme de Godin, mais aussi parmi l’extrême-gauche marxiste, considérant l’oeuvre de Godin comme une forme de paternalisme, séduisant les ouvriers pour mieux les détourner de la Révolution et de leur émancipation.

     

    Le devenir de l’Association

    Après la mort de Godin en 1888, l’Association continue de fonctionner. Prospère notamment grâce au renom de la marque « Godin », l’entreprise se maintient parmi les premières du marché jusqu’aux années 1960. Sur le plan social, les choses restent également en l’état : bien que Godin ait toujours considéré l’Association comme une étape devant toujours progresser, les différents gérants qui lui font suite se concentrent sur la nécessité de conserver intacte l’oeuvre du « Fondateur » : ainsi, aucun nouveau bâtiment n’est ajouté au Familistère. Les logements devenant très vite insuffisants pour accueillir de nouveaux ouvriers, une préférence est établie, les enfants de Familistériens devenant prioritaires pour l’obtention d’un appartement. Cette hérédité des logements entraîne des tensions, les associés apparaissant parfois comme une aristocratie satisfaite de ses privilèges et ne cherchant pas à les partager. La disparition progressive d’un véritable « esprit coopérateur » parmi les membres de l’Association est parfois vue comme une des raisons de sa disparition en 1968. Confrontée à des difficultés économiques, cherchant à se rapprocher avec une maison concurrente, l’entreprise se transforme en juin 1968 en société anonyme. Elle est alors intégrée dans le groupe Le Creuset. La marque Godin a aujourd’hui été transférée à la société « Cheminées Philippe ».

     

    Vue de l’aile gauche du Familistère

    Les logements ont été vendus en 1968. Quelques anciens Familistériens y vivent toujours. Classés « Monuments historiques » en 1990, les bâtiments font depuis 2000 l’objet d’une restauration menée par la ville de Guise et le département de l’Aisne. Le programme de valorisation Utopia, organisé par le syndicat mixte, a permis entre autres de rendre accessibles à la visite les économats et la buanderie-piscine, laissés à l’abandon depuis 1968.

     

    Intérieur du Familistère, vue d’époque

     

     

     

    Intérieur du Familistère en 2005

     

     

    Le site de Guise comprend donc deux volets indissociables : le lieu de production, l’usine Godin sur la rive droite de l’Oise, et le « Palais social » où était organisée la vie des ouvriers et de leurs familles.

     

     

    J.-B.A GODIN (1817-1888) artisan fondeur, devenu le numéro un mondial de la production de poêles en fonte a expérimenté à Guise dans l’Aisne, une façon originale et innovante de gérer son entreprise.

     

     

     

    Brillant chef d’entreprise, il refusera la fatalité qui pèse sur le prolétariat et luttera pour un mieux être social et une meilleure répartition des richesses.

    Dès 1856, Godin crée le "Palais Social" ou "Familistère" qui abrite 500 logements au confort moderne pour l’époque (eau courante, toilettes et vide ordures à chaque étage). Les parties communes incluent un théâtre, des économats, des écoles, un pouponnât, un parc, un lavoir et une piscine… une ville dans la ville !

    Les familistériens disposaient alors de ce que GODIN appelait : "LES EQUIVALENTS DE LA RICHESSE".

    Mais l’action sociale de Godin ne s’arrête pas là : il tente d’intéresser son personnel non plus seulement aux résultats, mais à la gestion de l’entreprise : c’est ainsi qu’en 1880 sont déposés les statuts de l’association coopérative ouvrière de production qui embrasse tout aussi bien les activités économiques que sociales ; cette forme légale constitue un compromis entre ce que Godin aurait aimé réaliser et ce que les circonstances et le milieu l’ont autorisé à faire.

    Sous cette forme juridique, l’association survivra prés de 90 ans aux guerres, aux destructions, aux crises économiques et continuera de prospérer. Elle est un exemple tout à fait exceptionnel quant à sa forme coopérative.

    "L’utopie" matérialisée et expérimentée à travers le Familistère constitue la principale originalité du projet Godin.

    Jean-Baptiste André Godin meurt en 1888 et est enterré sous le mausolée situé au fond du parc.

    L’année 1968 verra la fin de cette expérience auto gestionnaire. L’association du Familistère de Guise délaisse sa structure coopérative pour faciliter son absorption par un groupe capitaliste. Le Familistère devient une copropriété, les logements sont rachetés par des particuliers

     

    Marie Moret

    Seconde épouse de Godin

     

     

    Marie Adèle Moret voit le jour le 27 avril 1840, à Brie Comte Robert en Seine et Marne.

     

     

    Lorsque Godin décide de venir vivre avec ses ouvriers, sa première femme ne le suivra pas, et une procédure de séparation s’ensuivra puisque le divorce n’existe plus, on est à l’époque sous Napoléon III.

     

    Par la suite, Godin envisagera de partir en Amérique pour sauver le projet de phalanstère au Texas, il fera donc venir son cousin Nicolas Moret pour l’aider à gérer le site du Familistère.

    Godin s’apercevra alors que la fille de son cousin, la jeune Marie Moret, montre des capacités aux études. Il va, avec l’accord de son cousin, envoyer Marie continuer ses études en Belgique, et, lorsqu’elle reviendra elle occupera la fonction de secrétaire.

    Ensuite, elle s’occupera également de mettre en place les services de l’enfance : nourricerie, pouponnat, bambinat et écoles du Familistère.

    Marie Moret enseignera aux écoles avant de devenir directrice, puis, elle suivra Godin à Versailles lorsqu’il sera élu député.

    Godin n’épousera Marie Moret qu’en 1886, et, elle ne le rejoindra sous le mausolée qu’en 1908.

    A la mort de Godin, en 1888, elle assurera l’intérim à la tête de l’association pendant 6 mois en attendant la nomination d’un nouvel administrateur gérant.

     

    Avant de devenir son épouse, elle occupera les fonctions de secrétaire auprès de Godin, et puis, elle deviendra sa plus proche collaboratrice et s’occupera notamment du système pédagogique des écoles Godin ce qui explique l’emplacement de ce buste. Marie Adèle Moret Godin 1840-1908.

     

     

     

    FABRICANT DE POELES DE CHAUFFAGE.

     

     

    Belle affiche GODIN

     

     Ancien papier 1953

     

    Magnifique Poele Godin à  année 1910

    Feu godin servant dans les usines et au début dans les écoles………

     

     

     

     La « SALAMANDRE » Godin

     

     

     fEU  GODIN -  sûrement très vieux…..

     

     

     

    GODINETTE émaillée vert bronze

     

     

    Très beau poêle ancien « Godin »

    Poêle à charbon Godin authentique- porcelaine et email

    Poêle Godin à 2 étages

       Le petit Godin

    Ancien poêle Godin

    Très bel ancien feu Godin en fonte

    Feu Godin avec passet où m’on posait les pieds avec ses portes latérales. Ils étaient souvent repeints, comme celui-ci en peinture noire spéciale qui résiste à la chaleur souvent très élevée de la fonte.

     

    Poêle Godin Style Napoléon 3

    Ancien poêle Godin très rare

     

     

    Brule tout Godin – bois charbon

     

    Cuisinière Godin noire  début 19e ……. Avec une télé dessus… bizarre

    On en trouve de toutes formes. Feu Godin fonte années 1940-1950, typique XXe siècle

     

    Tous ces feux de formes différentes, de tailles différentes, aux fonctions différentes ,

    datant  d’années plus ou moins anciennes, nous font faire un bond en arrière, avec les souvenirs qui y sont liés.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Je vous souhaite une bonne soirée et à demain

     

    Milles pensées

     

    ~~~~  SAPHO  ~~~~

     

     


    EL PAIN D’alouette………

     

     

    BONSOIR MES AMIS!

    iL Y A QUELQUE TEMPS QUE JE NE SUIS PAS VENUE DISCUTER UN PEU AVEC VOUS!

    Me revoilà! Avec mes excuses les plus plates!

    Depuis la semaine que je suis allée chez Emmaüs, je ne me suis pas connectée sur le blog
    Puis, j’ai eu des réunions d’ Association.

    Et, pour couronner le tout, depuis dimanche, plus d’Internet.

    Le "9" me faisait des misères.
    Hier, j’ai passé une heure 1/2 au téléphone avec eux, et pour finir, rien ne fonctionnait encore.
    J’ai suivi les conseils de Nadège : j’ai tout débranché electriquement.
    J’ai attendu quelques secondes, et j’ai rebranché. Et, plouf,Je suis  arrivée à me reconnecter.

    J’étais très heureuse…. ca me manquait de ne pas pouvoir aller sur le Net.
    C’est vraiment une drogue!

    De plus j’avais hâte de récupérer la connection….
    Ma fille m’envoie régulièrement des photos de Ma Princesse,
    Et elle m’en avait envoyé un paquet, j’ aspirais de les voir.

    ********************

    J’ai trouvé un article sur le journal :

    "PARLACHES"  
    (Nord-Pas de calais-picardie)

    "L’pain d’alouette, un dessert à déguster au r’tour des camps ou d’l fosse"

    L’pain d’alouette

    par guydech’bos le, 18/05/2008

    Il est des légendes sui ont la vie dure…..
    tant que les parents prennent la peine de les raconter à leurs enfants.
    Dès que la trasmission orale s’éteint, la tradition n’est pas loin de disparaître
    ou d’aller végeter sous une appellation déformée tout à fait différente de la réalité.

    C’est ce qui risque d’arriver avec le mythe du pain d’alouette…..

    C’est quoi le "Pain d’ alouette"?

    Tous ceux qui ont connu l’ère du charbon, et qui ont vécu à l’ombre des terrils,
    racontent la même et merveilleuse histoire.
    Le père remontait du fond de la fosse avec quelques morceaux de pain dans sa musette.
    Ce pain qu’il avait précieusement mis de côté, pris sur son "briquet"
    A son retour, à la maison,ces restes de pain, bien souvent rassis, constituaient
    pour les enfants un mystérieux dessert : le pain d’alouette…….

    Presque tous les poêtes l’on chanté :

     

    Presque tous les poètes de la mine l’ont chanté.
    «… L’pain d’alouette, faut que j’ vous dise, ch’étot eun’ tartine arséquée
    qu’avot un tiot goût d’pain d’épices qu’ min père i prél’vot d’sin briquet….
    Maint’nant qu’ches années i ont passé, j’m’in rinds compte miux qu’ personne,
    que ch’ bout d’pain, bin souvint armonté, a fait d’mi, Papa …un homme
    » (Jean Ceenaeme
    Écoutons Augustin Wauquier, mineur de la fosse 5 de Courrières :
    «… Mi, je m’ jètos d’sus, même si j’avos dîné…
    Pour ch’ pain-là, j’vous assure, mi j’avos toudis faim.
    Et ch’est pour cha qu’min père, qui, li, i l’savot bin, s’rot privé d’ses tartines
    pour dire ed’ n’in ram’ner pour ch’tiot qu’j’étos alors, et qui avot b’soin d’pousser.
    »
    Edmond Tanière, notre chanteur régional trop tôt disparu,
    l’a chanté sur un texte de Marceau Dégallaix de Rouvroy :

    « … Chacun mingeot sin morcieau d’pain in y trouvant un meilleux goût
    qu’à eun’ bonne brioche aux rogins, et de ch’ pain-là in n’n’étot fou !
    Je m’ rappelle qu’i étot rassis, qu’i sintot l’sueur et l’ carbon.
    Mais, ch’ qui nous faisot tout nou plaisi, ch’est… qu’in savot qu’i v’not du fond
    ».

    Pourtant, l’alouette ne figure pas dans le bestiaire de la mine,
    parmi les souris du fond ou le cheval.
    Pourquoi ce dessert des enfants est-il appelé « pain d’alouette » ?
    L’explication est historique :
    il s’agit tout simplement d’un transfert de vocabulaire de la campagne au monde de la mine.
    Quand le charbon est découvert dans notre région, en 1720 à Fresnes-sur-Escaut dans le Nord,
    ou en 1841 à Oignies dans le Pas-de-Calais,
    les compagnies minières ont besoin d’une importante main-d’oeuvre,
    et embauchent en masse des paysans de la région qui viennent gagner quelques
    sous de plus et occuper un logement dans les corons.

    Ils avaient l’habitude de ramener des champs le pain rassis qu’ils n’avaient pas eu le temps
    de manger et racontaient aux enfants cette merveilleuse légende
    qui disait que les alouettes avaient confectionné ce pain à leur intention.

    « Les soirs que m’ tante rintrot d’ches caimps (champs) ,
    j’allos farfouiller dins s’musette pour vir si j’aros treuvé d’dins eun’ neuche
    ou deux d’pain d’alouette…
    Chelle tarteine ch’étot un cantieau sec et dur à s’brijer l’ mâchoire.
    Mais je l’ mingeos miux qu’du gâtieau : i m’estoquot, i m’ fallot boire…
    »

    C’est le délicieux poète du Douaisis Théophile Denis, dans ses Tableaux Rustiques,
    qui témoigne ainsi en 1906, de l’origine rurale de cette légende.

    « In a freumé ches fosses et rasé ches terrils, ches chevalets sont queus,
    ches gal’ries rinfouies, rimblaïées ches bowettes :
    adiu ches molettes !
    Ches gosses n’ sauront pus l’ goût du pain d’alouette.
    »
    • GUY DUBOIS
    L’association « Mémoire du Fond » de Liévin organise le 14 Juin « el’ route du carbon », une journée-souvenir en car dans le Pas de Calais, sur les pas des mineurs. Rens. : 03 21 45 61 36.

    par annie62110 le, 18/05/2008

    mi je n’ai mingé du pain d’alouette et j’peux pas oublier,
    quand papa i l’sortot de s’malette et qui dépliot s’serviette ed tap
    dù qui avot ch’précieux pain in attindot
    comme l’musette à papa i sintot l’fosse i avot un gout qu’in peut pas décrire,
    core aujourd’hui je m’rappelle ed l’odeur,
    pour nous chés zinfants d’mineur ch’étot eune vraie friandise
    mais allez expliquer cha ach’t’heure in pass’rot pour des fous
    et pourtant ch’est un d’mes meilleux souv’nirs !!!


    Le pain d’alouette

    Cette expression désigne le reste de tartines que le père ramenait du fond de la mine et qui constituait
    un merveilleux dessert convoité par ses enfants.
    Quelle est donc l’origine de cette appellation ?
    Il n’était en effet pas fréquent d’observer quelques alouettes le long des chemins de la mine !

    Il faut se rappeler qu’à la découverte du charbon, 
    Les miettes du repas avaient été distribuées aux oiseaux.
    Economes, parents et enfants terminaient, le soir, le quignon de pain qui aurait pu être le repas des alouettes :
    " l’pain d’alouette ".

    C’est ainsi que le mineur revenant du fond a continué d’employer ce terme pour désigner les tartines qui restaient dans sa malette.
    Il les conservait pour ses enfants qui considéraient ce pain d’alouette comme une friandise.

    *****************************

    Il est vrai que cette expression rappelle à plein de gens, d’ouvriers des souvenirs
    restés au fond de nos mémoires.
    Bien qu’étant ouvrier d’usine,
    on père faisait les moissons
    ou allait "saquer petotes" (tirer les pommes de terre)
    Il revenait quelquefois le soir avec du pain qu’il n’avait pas mangé,

    et ma Mère lui disait :
    "T’as ramené du pain d’alouette?"
    "Té l’ donnra aux glaines" (poules)

    Cette expression n’était pas réservée au monde de la mine, mais aussi, comme le dit l’article,
    au monde des ouvriers agricoles, des ouvriers d’usines…..

     

     

      Les moissons comme on les fait maintenant ……..

       

     

    Les moissons comme on les faisait avant…….

     

     

    Les gestes d’avant, à la main, debout sur la moissonneuse, le danger toujours présent…

     

     

    Le temps de la mine…. le "briquet avec dessus, le plus souvent du saindoux ou du fromage blanc.

    L’ heure du briquet

     

     

    Bonsoir mes amis!

    A bientôt avec d’autres pensées….

     


    COMPAGNONS d’ Emmaüs

     

     

    20 ans déjà à Odomez !

     

    Que d’eau a coulé sous les ponts depuis ce 16 janvier 1984, où Sabine,
    Guy et quelques compagnons ont investi les friches de l’ancienne soierie Kuhlmann à Odomez.

     Des bâtiments à l’abandon, envahis par les mauvaises herbes, ouverts à tous vents
    les compagnons bâtisseurs, c’est bien le mot, ont fait un havre de paix et de convivialité
    où il est agréable de se retrouver pour se reconstruire.

     

    20 ans déjà : le 16 janvier 1984 naissait la communauté.

     Pour reprendre les mots de Georges, le premier des compagnons et ami de l’abbé Pierre :

    Ce qui me manquait ce n’était pas de quoi vivre, mais des raisons de vivre ».

     Ainsi, nos premiers compagnons, assistés de courageux bénévoles,
    ont-ils trouvé ici non seulement un gîte mais surtout une famille qui donna un sens à leur vie,

     

    Eh bien oui, ne figure pas dans la liste le fondateur de la communauté dont le Père Léon
    en personne ( et c’est peu dire !) souligna la folie d’entreprendre un tel chantier.

     Cela aujourd’hui vous semblera impossible, mais il faut se replonger dans les documents
    d’époque pour comprendre l’ampleur de la tâche : de l’eau puisée dans une source voisine,
    pas d’électricité, une salle commune mi-cantine mi-douches…

     Et pourtant, que de chemin parcouru…

     En atteste cette salle de réception magnifique.

     

     

     

     

    Ce Jeudi 16 septembre 2004, vers 10h30,
    un incendie se déclare dans la toiture du bâtiment principal de la communauté.
    Sa cause est à ce jour toujours mystérieuse.

     

    En 1 heure et malgré l’intervention des pompiers de Vieux-Condé, Bruay-sur-Escaut,
    Créspin et Valenciennes, la fournaise dévore l’entièreté de la charpente.

     Il n’en reste rien.

     

    Dans ce malheur, notre chance fut l’existence d’une dalle de béton supportant la toiture.

     Elle a protégé le reste du bâtiment d’une propagation des flammes,

     qui aurait à coup sûr dévasté toute la battisse.

     

    Certes, le feu a détruit en quelques minutes des années de réhabilitation de la partie la plus représentative d’un site industriel ;
    certes, le cœur se serre face au silence pesant des compagnons rompus pourtan
    aux dures épreuves de la vie ;
    certes, il m’a été donné de croiser le regard si affecté du Fondateur Guy Gillet,
    à la pensée de tous ceux qui avaient contribué à la reconstruction d’un champ de ruines. 

     

     

    L’usine Kullmann au temps de son apogée !
    (en bas de la photo, sur la gauche, le bâtiment qui devait devenir le refuge des compagnons)

     

     

     

     

    Le château qui héberge les compagnons et qui brule mi juin .

     

     

     

     

     

    Le même château après l’incendie

     

     

     
    Plus
    de  toit, plus de campanile, plus de chambres, tant de travail anéanti!…..

               

    « Agir pour que chaque homme, chaque société, chaque nation puisse vivre,

       s’affirmer et s’accomplir dans l’échange et le partage, ainsi que dans une égale dignité »

    Extrait du Manifeste universel

     


    L’ ORIGINE
    Comment tout a  commencé!

     

    " Mes amis au secours !… Vous pouvez tous aider les sans-logis…
    Le 1er février 1954, alors qu’un froid meurtrier sévit sur Paris, un prêtre de quarante et un ans,
    ancien député démocrate chrétien, lance un message poignant sur les ondes.
    Ce n’est pas un appel à la charité, mais à l’" insurrection de la bonté ".
    Un cri de révolte qui, du jour au lendemain, émeut tous les Français.
    Une " explosion de volonté populaire ".
    Au lendemain de cet appel, André Roumieux, jeune infirmier psychiatrique,
    se rend pour la première fois à la communauté de Neuilly-surMarne.
    Cinq ans plus tôt, avec l’aide d’un ancien repris de justice, le nouveau " monsieur Vincent " a fondé le mouvement des Chiffonniers d’Emmaüs.
    Sa méthode : la récupération des objets au rebut.
    Son mot d’ordre : " Servir premier le plus souffrant. "

    Son credo : la solidarité plutôt que la pitié.

    André Roumieux est resté fidèle à Emmaüs.
    Son livre est l’histoire d’une vie entière vouée au service des plus démunis :
    celle d’Henry Grouès, devenu Abbé Pierre dans la Résistance.
    Une vie racontée ici par ses compagnons, responsables et amis,
    ces hommes et ces femmes qui, depuis un demi-siècle, perpétuent cette aventure d’amour

     

    µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

     

    (Un poême trouvé sur le Net)

    Posté le 20 avril 2007

    Envie de partager avec eux quelques heures d’amitié;

    Et pour cela, gommer les différences et ensemble travailler.

    Mettre un prénom sur un visage,

    Boire un café autour d’une table et discuter.

    Ni compassion ni pitié dans la démarche,

    Juste s’arrêter  et prendre le temps de les écouter.

    Pas facile quand la vie vous a malmenés.

    Etre  un Trait d’Union entre la Communauté et la Société.

    Ne pas s’attacher, mais l’amitié finit par s’instaurer.

    Bien souvent, j’ai envie de tout larguer.

    Ce serait tellement plus facile de les ignorer.

    ùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùùù

    Voici comment a commencé l’installation des Compagnons à Odomez, près de Condé.
    Après l’incendie qui a dévasté le château où ils étaient hebergés au début, ils s’y sont remis de plus belle
    afin de reprendre leur revanche sur un destin déjà bien difficile….

    Ils s’y remettent d’arrache-pied, et depuis ce terrible incendie, ils sont toujours en train
    de travailler à la réhabilitation du château et à l’environnement.

    Par ailleurs, ils ont installé des hangars qui sont devenus au fil du temps des salles des ventes,
    qui ouvrent certains après midi de la semaine .
    Des journées portes ouvertes en Mai et en octobre accueillent sur les 2 jours des milliers de visiteurs,
    et par là même d’acheteurs.
    J’y suis allée, moi-même cette semaine y  déposer des restes de brocantes, invendus, qui pourront,
    peut être interesser quelque chineur.
    Et, chaque fois que j’y passe, je flane deci-delà, et je finis toujours par me laisser
    tenter par quelque bricole qui me charme.

    Cette fois ci, un tout petit beurrier en inox et verre a eu mes faveurs,
    des cadres que je vais restaurer afin d’y installer Eline,
    un mignonne petite armoire que je vais repeindre en blancpour qu’elle puisse trôner
    bientôt dans ma salle de bains, et de petites taies d’oreillers de bébé, arrondies et brodées,
    tout juste bien faites pour le petit lit d’ Eline.;

    J’ adore fouiner dans ces endroits pleins de souvenirs et de choses anciennes, encore marquées
    des empreintes de leurs propriétaires disparus.
    Des cadres contenant encore la photo des mariés entourés de leurs invités, prise dans
    la cour d’une ferme probablement diparue, jouxtent la photo d’un bébé, nu, sur une peau de
    mouton, telle qu’on les prenait auparavant.
    Plus loin, des étoles de fourrures, empestant encore la naphtaline, pendent lamantablement
    à un porte-manteau improvisé : un massacre de cerf perdant des poils.

    Mais, le plus beau que je puisse trouver dans cet endroit, ce sont les draps qui ont du appartenir
    en leur temps, peut être à de richissimes familles de la région, vues les monogrammes brodés
    et le beau linge de trousseau marqué soigneusement au nom de la famille.

    Des chemises et des chemises de nuit en toile, délicatement brodées et ajourées, cousues à la main,
    font la joie des connaisseurs et des amateurs de jolies choses du passé.
    Passé où le temps ne comptait pas, où on prenait le temps…..

    Les napperons de toutes tailles et de toutes formes, retiennent aussi mon attention.
    J’adore me laisser tenter.
    Mais, en y regardant pas d’assez près, je me suis déjà rendue compte en arrivant ici
    des trous que je n’avais pas découverts lors de mes recherches….
    Tant pis.
    Je raccommode.

    Je pourrais continuer comme çà bien longtemps.
    Il y a tant à en dire, mais…..
    Ce sera pour un autre jour….

    Bonne nuit mes Amis
     
    A bientôt,
     

         


    LA FERME DE LA LIESSE…..

     

     

      Pour changer, un voyage dans le temps, il y environ 100 ans…………

    En Thierache, au Nouvion,
    La Ferme de la Liesse vous ouvre ses portes pour vous faire entrer
    dans un monde, pas si loin pourtant, mais des plus dépaysant…….

    Comment viviat-on, à la ferme, il y a 100 ans?…………..

    Bonne question!

    Voici comment……………

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    VALENCIENNES – Le Beffroi

    VALENCIENNES

    L’ ATHENES du NORD….. 

     

     

    VALENCIENNES

    Le Val des Cygnes……..

    Aujourd’hui, le Beffroi de Valenciennes commence à pointer son nez vers le ciel
    valenciennois……..

    En voici l’historique, pris dans la voix du Nord et sur le Net…..

    *******************

    Positionnée
    sur l’emplacement exact de l’ancien Beffroi (édifié au 14ème siècle et qui s’effondra en 1840),
    l’œuvre de Métais « Valenciennes » est une grande flèche de 45 mètres de hauteur qui pointe
    et réactive un lien emblématique de la mémoire de la ville.
    Symbole des villes franches du Nord au Moyen-âge, le beffroi n’était pas qu’une tour
    de guet,
    il et
    hétéroclite qui débattait du commerce, d’édits, de justice, de fêtes…
                                       C’était surtout un lieu de concorde où l’on pouvait échanger et parler assez librement
    des nouvelles du pays.
    <!             Jean-Bernard Métais a imaginé sa construction lég réunissait quotidiennement à son pied une foule nombreuse ère et incisive
          , comme une sorte d’aiguille géante qui pointe le ciel de la place d’Armes.
    L’oeuvre, outre sa vocation formelle de repère monumental, agit sur le lieu comme une rumeur.
    Cette construction est habitée de milliers de voix qui chuchotent en son sein :
    des mots issus du lieu, des confidences des habitants de la cité et des alentours sont découpées
    dans le métal de l’oeuvre. Assemblée aléatoirement comme un verbatim ou savamment composée
    comme une litanie surréaliste, cette mer de mots agit visuellement sur nous comme un aimant
    Mais si l’on s’approche de la colonne et qu’on y colle son oreille comme auprès d’un tronc d’arbre,
    on pourra entendre des centaines de voix différentes parler du temps, dire les mots d’ici et d’ailleurs.
    Les mots de la litanie ont été collectés par Jean-Bernard Metais auprès de plus de 2000 personnes,
    valenciennois ou visiteurs, ainsi que auprès des écoles, de l’hôpital, de la maison d’arrêt,
    de la bibliothèque, et du quotidien local le journal « la voix du nord »…
    L’écrivain Frédéric Richaud a compilé, extrait et organisé avec Jean-Bernard Métais
    la partie écrite sur la colonne soit environ 2000 mots sur 7000 récoltés.

    Cette commande confiée à Jean-Bernard METAIS est issue d’un concours international
    qui a été initié en 2006 par le Conseil municipal de la ville de Valencienne
    Valenciennes :
    la première pièce du beffroi est en place

    Valenciennes a vu arriver le premier élément d’un monument très attendu.
    « Le 14 Juillet, un homme jouait du clairon, c’était mon grand-père. »
    Depuis mardi, le jeu à la mode place d’Armes est de lire les premiers mots de la « litanie »
    gravés sur l’élément de base du « beffroi ».
    Un monument symbolisant le renouveau de la ville, tout en alu et inox, sur lequel figureront 2 000 mots
    proposés par les Valenciennois eux-mêmes.
    Poésie géante offerte par Valenciennes capitale culturelle régionale 2007…
    Pour lire la suite de la « litanie », il faudra encore attendre.
    Les autres éléments du beffroi arriveront le 11 
    Pour

    culminer à plus de 40 m de haut. • 
    T.  T.

    Arrivée de la première partie du futur beffroi de Valenciennes.
    D’une hauteur de 45m, tout en inox, il s’agit d’une création de Jean Bernard.
    Le 27/11/07.

    2007 : le 21 décembre, implantation d’une sculpture architecturale
    sur la place d’Armes de Valenciennes évoquant le beffroi de la ville aujourd’hui disparu
    , mise en place à l’issue de l’opération Valenciennes capitale régionale de la culture,
    portée par le conseil régional et dans le cadre de la restructuration de la place d’Armes. 

     
    Son ombre servira de cadran solaire sur la place 
    Une aiguille-beffroi va piquer le ciel de Valenciennes
    Point d’orgue de la rénovation
    du centre-ville valenciennois, un cône étroit en forme d’aiguille, haut de 45 mètres,
    va être édifié sur la place d’Armes.
    Il va être érigé au même emplacement que l’ancien beffroi, jeté à terre par un ouragan en 1843
    . Après concours, c’est le projet de l’architecte sarthois Jean-Baptiste Métais,
    parmi les 17 proposés au jury par des binômes architecte-sculpteur,
    qui a été retenu par les élus valenciennois.
    Sur une base en pierre de Soignies, s’élancera une pyramide très effilée en Inox.
    Sur sa surface seront inscrits, en spirale, les mots que les Valenciennois proposeront à l’artiste
    VALENCIENNES 2007
     

    Je pense aller à Valenciennes bientôt pour voir cette oeuvre
    car c’en est une, et
    Valenciennes, genétrice de peintres, chroniqueur, sculpteur,
    musiciens, et j’en oublie certainement ne pouvais pas passer à côté
    de cet ornement colossalsur la Place d’ Armes qui reprend peu à peu son
    aspect d’origine.Et, en cette période de fêtes, les illuminations ne doivent pas manquer.
    Avec toute le féerie de Noël

     

    Je vous souhaite une très bonne nuit

    Mille beaux rêves

    Mille baisers

    de

    ~~~~~ SAPHO ~~~~~


    JE NE SUIS PAS LOIN…..

     

    BON DIMANCHE et BONNE SEMAINE QUI ARRIVE…..
     

    Les colombes de la Paix survolent mon espace pour le préserver………….

    Je voulais passer aujourd’hui, bien que pas trop inspirée, mais ce très joli
    Texte de ChPéguy mérite d’être lu dès ce soir.
    Pas très gai, mais plein d’espoir pour ceux qui croient qu’il y a une vie après la mort.
    Et que la mort n’est pas une fin en soi.
    Qu’on se retrouve de l’autre côté quand le moment est venu…..

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    L’amour ne disparaît jamais de Saint Augustin,
    adapté par Charles Péguy,

    L’amour ne disparaît jamais, la mort n’est rien.
    Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
    Je suis moi, tu es toi. 
    Ce que nous étions l’un pour l’autre nous le sommes toujours.

    Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.
    Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
    N’emploie pas un ton différent,
    ne prends pas un air solennel ou triste.

    Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
    Prie, souris, pense à moi.
    Prie pour moi.
    Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été,
    sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.

    La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.
    Elle est ce qu’elle a toujours été.
    Le fil n’est pas coupé.
    Pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis hors de ta vie…
    Je t’attends, je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
    Tu vois, tout est bien. ~

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Je vous souhaite une bonne nuit

    A demain


     


    UNE SACREE RICHESSE….

    MES AMIS
    Comment allez vous?
    Vous avez bien commencé le week-end?
    Sous la pluie ou le soleil?
    Avec ou sans vent?

    Que de questions, que de questions!……
    Vous avez raison, je vous laisse tranquilles……

    *********************

    Que vous raconter aujourd’hui? 
    Ah oui, je sais……

    Un village  charmant,
                    près de chez moi,dans la région de St Amand les eaux
    Du nom de "CHATEAU L’ABBAYE"…………..

    L’Eau, une sacrée richesse…..

                                                    Sil’on associait aux communes un élément naturel,
    ce serait sans consteste
    L’eau.
                           Omniprésente sur le territoire  où coulent la Traitoire,
    la Scarpe et l’Escaut,dans le nom des rues,
    de la bibliothèque : "La Fontaine"
                             l’ eau est étroitement associée à l’histoire de du village et
    participe à sa renommée…

                           Quasiment au confluent de la Scarpe et de l’Escaut, ce site
                    était naturellement une position statégique.
    Et on y  a retrouvé de
            nombreuses traces d’occupations gallo-romaines.
                        Mais, c’est à une chapelle et à un monastère fondés au  IX siècle.

                                      Au fil de s siècles et des rattachements altrenatifs
    au Royaume de France et des Pays Bas ,
    "CASTRUM DEI " se mua en
    "CASTELLA JUXTA MORTAIGNE"
                Avant de devenir définitivement et officiellement:

    CHATEAU L’ABBAYE" en 1804.

                       Aujourd’hui, de ces édifices, il ne reste rien. de palpable,
                   à l’exception notable de s armoiries devenues alors
    armoiries de la commune….

                                On ne peut parler de ce village, sans parler de la source qui
    y jaillit,au milieu  du village.
                                                  On y évoque Sainte Odile et  que l’eau de la source aurait
               le pouvoir de guérir les maux d’yeux. (dit-on!…..)
                             Chaque année, des milliers de personnes y prélèvent de l’eau,
                                 espétrant guérir leurs ladies des yeux, à l’occasion
                     du pélérinage et de la grande neuvaine de juillet


                             

                      La croyance en ces possibilités de soulagement,
                  de suérison douleurs ou des maladies permet
    à tous ceux
    qui souffrent
                              de se sentir soulager en allant prier ou
              en utilisant cette eau dite miraculeuse…

                      
    ****************************

    Au sujet de "SAINTE ODILE"

    La légende de sainte Odile [

                                      La vie de sainte Odile, ou du moins sa légende, nous est
                          connue grâce à un texte anonyme écrit peu avant 950.
             aveugle. C’en était trop pour le duc, qui décida
                                  de faire mourir cette enfant qui déshonorait sa famille.
                                              Mais Bereswinde, la femme d’Adalric, confia Odile à
                                une nourrice i l’éleva pendant douze ans, avant de l’envoyer
                    au monastère de Balme (aujourd’hui
    Baume-les-Dames,
    situé entre
    Besançon et Montbéliard).

                        L’enfant n’était pas encore baptisée.
    Or
    saint Erhard, un moine irlandais
                          et évêque d’Ardagh (
    Comté de Longford), itinérant
                                  en
    Bavière, eut une vision dans laquelle Dieu lui ordonnait
                      de se rendre  à Beaumesàe-les-Dames afin de procéder
                         à ce baptême.
    Ce qu’il fit quelques jours plus tard et,
                          au moment où l’huile sainte touchait les yeux d’Odile,
    celle-ci recouvra la vue.

                      Le miracle fit grand bruit, mais ne calmait toujours
    pas Adalric.
                                        Loin de se réjouir, lorsqu’Odile revint le voir accompagnée
    de son 
                                frère Hugues, il se mit dans une telle fureur qu’il tua de dernier.

                        Plus tard, il se repentit et donna à Odile son château
                 de
    Hohenbourg, qu’elle transforma en monastère.
                   Le châ   teau étant construit sur une montagne,
                                                      beaucoup de fidèles,notamment les malades,
    pouvaient difficilement y accéder.
                                Odile fit construire pour eux un second établissement appelé
                 Niedermünster, autrement dit le monastère d’en bas.
                  On situe la date de la mort d’Odile vers l’an
    720.

    **********************

    Mes amis, que dire à ce sujet?
                          On croit, on croit pas, on dit que ce sont des bêtises,
    on dit que c’est bien….etc, etc.

    Mais, ça ne fait pas de mal  d’y croire.
    Ca soulage d’avoir cette foi là.

    Je vous souhaite

     

    et

      de 
                         Image Heberger par Allo-Image.net  
     

     

                


    LES SAINT ET LES SAINTES…..

    Image Heberger par Allo-Image.net 

    Bonsoir mes amis!

    Jolis jolis……

    L’automne est bien là maintenant!
    Le soir qui tombe plus vite, les feuilles des arbres qui jonchent le sol,
    Le vent qui souffle un tant soit peu dans les arbres, les matinées très fraîches….
    Et voilà que nous approchons des fêtes…..

    Les fêtes corporatives sont encore très à l’honneur dans notre belle
    région…. j’ai nommé LE NORD

    En effet, chez nous, les traditions sont tenaces, et comme, pour un rien nous
    faisons la fête et bien, nous fêtons les Saints et les Saintes et les
    arrosons comme il se doit….

    Pour commencer la série, en Novembre : 

    Le 22 novembre, nous fêtons Sainte Cécile, pour tous les musiciens, chanteurs , compositeurs….
    En bref, nous honorons les gens qui touchent a la musique.

    Puis nous attendons pour fêter les couturières, les modistes, les tailleurs (femmes) les petites mains,
    tous les métiers liés au tissu.
    Et surtout, pour les demoiselles fêtant leurs 25 ans dans l’année et coiffant "Ste Catherine"

    Carte de Ste Catherine
    C’est la  Sainte Catherine
     

    Tout doucement nous sautons jusqu’au 1er décembre, pour rendre hommage
    aux métiers touchant le fer 
    C’est la Sainte Eloi.

    Le 4 décembre, les métiers de feu, artificiers, les mineurs, les militaire, etc
    Rendent hommage à
    Sainte Barbe.

    Du 4 pour arriver au 6 décembre il n’y qu’un pas, et tous les petits enfants,
    les garçons non mariés
    Attendent Saint Nicolas qui va leur apporter avec son âne des friandises.
    Saint Nicolas est très fêté dans l’est et le Nord de la France.

    Et, l’apothéose le 25 décembre,
     avec le traditionnel sapin, la crèche  dans certains foyers, les guirlandes et les lumières,
    Dans l’attente de la venue de Jésus,
    Nous fêtons avec allègresse
    NOEL…….

    Et, pour terminer l’année honorablement
    La Saint Sylvestre clotureras l’année 2007,
    Avec cotillons et serpentins,
    Les voeux sous le gui, avec le champagne qui coule allègrement dans les gosiers…..

    Que de belles journées en perspective.

    ***************************

    Mais, au fait, qu’ont fait ces saints pour qu’on les fête de la sorte?
    Voyons un peu……

    SAINTE CECILE

    Ste Cécile naquit dans la noble famille pratiquante de Rome des Coecilia dont sont
    issus beaucoup de sénateurs. Elle possédait tous les dons de grâce, de beauté et
    d’innocence qu’une jeune fille pouvait avoir.
    Riche et cultivée, elle était fervente des arts et avait un talent tout particulier pour la musique.
    Très jeune, elle voua sa vie à Dieu et fit vœu de virginité.

    Contre son gré, son père la maria à un jeune païen nommé Valérien.
    Le jour des noces arriva et, pendant que tout le monde chantait et dansait,
    Cécile s’était retirée pour invoquer la protection du Ciel dans cette situation difficile,
    tout en chantant dans son cœur et en récitant des psaumes.
    Cette situation est à l’origine de la vénération en temps que patronne de la musique.
    Valérien, homme remarquable, était connu pour être de grande compréhension.

    Au soir du mariage lorsque les jeunes époux se retrouvèrent dans leur chambre,
    Cécile dit à son mari :- Je vais te conter un secret qu’il faut jurer de ne divulguer à personne.
    Je suis accompagnée d¹un ange qui veille sur moi.
    Si tu me touches dans le cadre du mariage, il se mettra en colère et tu souffriras.
    Si tu respectes ma décision, il t’aimera comme il m’aime.
    Valérien répliqua :- Montre moi cet ange.
    Elle lui dit :- Si tu crois en Dieu, et que tu deviens baptisé, tu le verras .
    Valérien accepta Cécile comme épouse et promit de respecter son vœu sans revendiquer
    les droits issus du mariage.Il restait très impressionné par la piété et l’état de grâce de sa femme.
    Avec l’aide du pape St Urbain, Cécile réussit à convertir son mari au christianisme
    et à le faire baptiser.
    En retournant vers son épouse, il la trouva en prière avec un ange aux ailes de feu à côté d’elle.
    L’ange couronna Cécile de roses et Valérien de lilas et leur dit alors :
    - Recevez ces couronnes, elles sont un signe du Ciel.
    Jamais elles ne sécheront ni ne perdront leurs parfums.
    Quant à toi Valérien, demande moi ce que tu veux.
    Il souhaita que son frère Tiburcius, qui lui était très cher, l’accompagne dans sa foi.
    Son vœu fut accepté.
    Lorsque Tiburcius entra dans la maison, le parfum des fleurs invisibles à ses yeux le saisirent
    et il se laissa convaincre par Cécile et Valérien de renoncer à ses faux dieux.
    Il se convertit et fut baptisé par St Urbain.

    Les deux jeunes époux vécurent dans la chasteté et se dévouèrent
    aux bonnes oeuvres.
    Cécile chantait les louanges de Dieu avec assiduité et y joignait
    souvent un instrument de musique.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Et SAINTE CATHERINE?

     

    L’une des plus célèbres martyres des premiers siècles. La plus jolie et la plus savante
    des jeunes filles de tout l’Empire. 
    Elle était mystiquement fiancée à la Sagesse éternelle.
    Son inspiration  lui fit écarter avec succès les objections contre la Foi des philosophes
    chargés de la convaincre de la stupidité  du Christianisme. 
    Sa légende a masqué son existence historique, recouverte de broderies fabuleuses. 
    Ainsi peut-être le récit de son martyre qui la fait mourir déchiquetée par quatre roues armées de pointes.
    Très populaire au Moyen Age, elle fut l’une des " voix " de sainte Jeanne d’Arc.
    Son culte reste très vivant au monastère situé au pied du Mont-Sinaï où des anges l’auraient portée.

    Je suis la descendante de l’illustre roi Costos.
    On m’appelle Catherine.
    J’ai étudié les langues, exploré toute la science des philosophes et des poètes.
    Mais j’ai compris : ce ne sont que vanités !
    Alors j’ai suivi mon Seigneur Jésus-Christ.
    Je n’épouserai que mon Dieu !
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    SAINT ELOI……

    Gallo-romain originaire de Chaptelat dans le Limousin, "le bon saint Eloi" appartenait à une
    famille de paysans aisés qui travaillaient eux-mêmes leur domaine, à la différence
    de tant de grands propriétaires qui les faisaient cultiver par de nombreux esclaves.
    Il laissa à l’un de ses frères le soin du domaine et entra comme apprenti orfèvre dans un atelier
    où l’on frappait la monnaie royale selon les méthodes romaines anciennes.
    Il gardait une partie des revenus venant de sa famille et il les employa au service de la charité
    des pauvres et des esclaves.
    l était aussi habile dans les émaux que dans les ciselures d’or fin.
    es qualités professionnelles allaient de pair avec une scrupuleuse honnêteté.
    Lorsqu’on lui demanda d’exécuter un trône d’or pour le roi Clotaire II (613-629),
    il en fit un deuxième avec l’or en surplus qu’il ne voulait pas garder pour lui-même.
    Cet acte, étonnant pour l’époque, lui valut la confiance du roi qui lui demande de résider à Paris,
    comme orfèvre royal, fonctionnaire de la Trésorerie royale et conseiller à la cour.
    Nommé monétaire à Marseille, il rachètera de nombreux esclaves que l’on vendait sur le port……..

     Il meurt en 660, à la veille de partir pour Cahors.
    reine sainte Bathilde se déplacera pour son enterrement, mais arrivera trop tard.
    A Paris, une église lui est dédiée dans le quartier parisien des ferronniers d’art et des ébénistes,
    l’église Saint-Eloi reconstruite en 1967
    . Une église, détruite en 1793, lui était dédiée dans la rue des Orfèvres, près de l’hôtel de la
    Monnaie (rue de la Monnaie à Paris 4ème).
    A la cathédrale Notre-Dame, dans la chapelle Sainte-Anne, autrefois siège de leur confrérie,
    les orfèvres et joailliers de Paris ont placé sa statue et restauré son autel. …..

    Patron desAgriculteurs Bourreliers Charrons Forgerons Maquignons

    Horlogers Monnayeurs Orfèvres
    Mécaniciens (militaires) Métallurgistes
    Plombiers Serruriers
    ***********
     
    Je viens de chercher longuement la chanson que les ouvriers chantaient le jour de la Ste Eloi
     

    Saint Éloi

    Ah ben non non, Saint Éloi i’n’est pas mort
    Ah ben non non, Saint Éloi i’n’est pas mort
    Car il vit encore, car il vit encore
    On l’a vu, dans les rues,
    I’n’avot pas d’marrone à s’cul

    Ah ben non non, Saint Éloi i’n’est pas mort …

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    La Sainte Barbe

    La Sainte-Barbe est fêtée chaque année le 4 décembre.
    C’est une fête traditionnelle chez les Sapeurs-Pompiers.

    Mais que représente Sainte-Barbe pour les Sapeurs-Pompiers ?

    Sainte Barbe, c’est la patronne des Sapeurs-Pompiers.

    La tradition se situe à Nicomédie, aujourd’hui Izmit, ville de Turquie, en l’an 235.

    Belle et noble jeune fille, Barbe aurait été enfermée dans une tour par son père Dioscore qui voulait la soustraire aux sollicitations du monde.
    De retour d’un voyage, Dioscore apprend que sa fille s’est convertie au catholicisme : il la livre au Gouverneur qui la fait supplicier et décapiter par Dioscore lui-même.

    A peine a-t-il terminé, qu’il est frappé par la foudre.
    La tour, au cours des âges, finit par se confondre avec une poudrière.

    Invoquée contre la foudre et l’incendie, elle est désormais la Sainte Patronne des artificiers, des artilleurs et des mineurs, autant que des sapeurs pompiers

     

     

    Son nom a été retiré du calendrier romain en 1969 et remplacé par celui de Barbara.

     

    SAINT NICOLAS

    Patrons des Ecoliers….

    La légende de Saint Nicolas

    Refrain : Ils étaient trois petits enfants
    Qui s’en allaient glaner aux champs

    Tant sont allés, tant sont venus
    Que vers le soir se sont perdus.
    S’en sont allés chez le boucher :
    Boucher, voudrais-tu nous loger ?

    Entrez, entrez, petits enfants,
    Y’a de la place assurément.

    Ils n’étaient pas sitot entrés
    Que le boucher les a tués,
    Les a coupés en p’tits morceaux
    Mis au saloir comme pourceaux.

    Saint Nicolas au bout d’sept ans
    Vint à passer dedans ce champ,
    Alla frapper chez le boucher :
    Boucher, voudrais-tu me loger ?

    Entrez, entrez, Saint Nicolas,
    Y’a de la place, il n’en manque pas
    Il n’était pas sitôt entré qu’il a demandé à souper.

    Voulez-vous un morceau de jambon ?
    Je n’en veux pas il n’est pas bon.
    Voulez-vous un morceau de veau ?
    Je n’en veux pas il n’est pas beau.

    Du p’tit salé, je veux avoir
    Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir.
    Quand le boucher entendit ça,
    Hors de la porte il s’enfuya.

    Boucher, boucher ne t’enfuies pas,
    Repends toi, Dieu te pardonnera.
    Saint Nicolas alla s’asseoir
    Dessus le bord de son saloir.

    Petits enfants qui dormez là,
    Je suis le grand Saint Nicolas.
    Et le Saint étendit trois doigts,
    Les petits se levèrent tous trois.

    Le premier dit : "J’ai bien dormi."
    Le second dit : "Et moi aussi."
    Et le troisième répondit
    "Je me croyais au Paradis."

     

    Qui est SAINT NICOLAS ?

    Saint Nicolas, saint patron et protecteur des petits enfants et de la Lorraine est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l’est de la France et dans le nord ainsi que dans de nombreux pays d’Europe.
    La légende du Père Noel  a été crée à partir du personnage de Saint Nicolas. C’est en quelque sorte l’ancêtre du Père Noel.

    L’histoire dit que le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari. Il est né à Patara en Asie Mineure entre 250 et 270 après J-C.  Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure.
    C’est l’un des saints les plus populaires en Grêce et dans l’Eglise Latine.
    Il fût Evêque de Myre au 4ème siècle. Sa vie et ses actes sont entourés de légendes.

    Après sa mort, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes qui reflètent sa personnalité généreuse.
    Chaque épisode de sa vie a donné lieu à lieu à un patronage ou une confrérie d’un métier ou d’une région.

    C’est l’un des saints le plus souvent représenté dans l’iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d’Epinal, etc… Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.

    Saint Nicolas, dans son costume d’évêque fait équipe avec un personnage sinistre, le père Fouettard. Celui-ci, tout vêtu de noir n’a pas le beau rôle puisqu’il est chargé de distribuer les coups de trique aux garnements.

    La Saint Nicolas est aussi l’occasion pour les enfants de recevoir des cadeaux trois semaines avant que le Père Noël ne passe dans les cheminées. ~

     

    Prêt à partir à travers la ville pour sa distribution de friandises 

     

    La veille de la Saint Nicolas, les petits enfants placent leurs souliers devant la cheminée avant d’aller se coucher. Il dépose à côté de leurs chaussures, une carotte et des sucres pour la mule du Saint Nicolas et un verre de vin pour réchauffer le grand Saint

    Et, ils chantent gaiement

    La chanson des écoliers

    O grand Saint Nicolas patron des écoliers,
    Apporte-moi des pommes dans mon petit panier.

    Je serai toujours sage comme une petite image,
    J’apprendrai mes leçons pour avoir des bonbons.

    Venez, venez Saint Nicolas
    Venez, venez Saint Nicolas
    Venez, venez Saint Nicolas

    Et tra la la…

    ~~~~~~~~~~~~~~

    NOEL

     

     Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, appelée Nativité.
    Cette fête donne lieu à des offices religieux spéciaux et à des échanges de cadeaux et de vœux.
    Dans l’année 354, Noël a été fixé officiellement au
    25 décembre par le pape Libère.
    Parce que la plupart des
    Églises orthodoxes suivent toujours le calendrier julien qui présente un décalage de quatorze jours avec le calendrier grégorien désormais en usage officiellement,
    elles célèbrent Noël le
    7 janvier du calendrier grégorien (c’est-à-dire le 25 décembre du calendrier julien).
    La popularité de la fête a fait que « Noël » est devenu aussi un
    prénom porté.

     


    Le Père Noêl…..

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    SAINT SYLVESTRE

     

    Une fête romaine:

    La fête du nouvel an elle-même trouve son origine à Rome.
    La nuit précédant le premier janvier, les Romains faisaient un long repas qui leur permettait d’attendre l’arrivée de la nouvelle année.
    Selon la tradition, plus le nombre de plats servis au cours de ce repas était grand, plus l’année serait prospère et abondante.
    Cette tradition a rayonné au rythme de la colonisation romaine.

     

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    J’espère que cette évocation des fêtes prochaines vous a fait plaisir,
    en attendant qu’elles arrivent.

    ~~~~~~~~~~~~~~~

    Bonne nuit mes Amis

    A demain

     

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    En remontant le Nil….

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                               HELLO MES AMIS! 

                                  Bonjour!

    Une bien belle journée aujourd’hui!
    Un peu de soleil pour égayer le ciel  d’un bleu pur.
    Merveilleux!

    Pour ma part, j’ai passé un superbe après-midi……
    Je vous dis …… Ou je ne vous dis pas………….;

    Si, je vous le dis..
    Avec l’association, nous sommes allés au Musée des Beaux  Arts de Valenciennes
    Voir l’exposition "PHARAON"  

    Magnifique,  merveilleux, superbe….
    Vraiment, je ne trouve pas de mot assez fort.
    Comment s’imaginer qu’on puisse encore, à ce jour, avoir le loisir de
    S’émerveiller devant ces chefs d’euvre vieux de plus de 4000 ans.
    Oui, certaines statues datent de environ 2000 ans avant JC.

    ********************************

    Et pour commencer, se situer en Egypte …….

     

     

    PHARAON, DIEU-ROI

    Le parcours traverse plusieurs sections thématiques et propose de mettre en lumière la complexité de l’institution monarchique de l’Égypte ancienne en illustrant les nombreuses facettes de la fonction royale.
    Une section de l’exposition permet de découvrir le visage des plus célèbres pharaons, mais également des représentations de la famille royale, des courtisans et objets de la vie quotidienne.
    Enfin, les deux dernières sections sont consacrées à l’art funéraire. Pour cela, une partie du trésor de Tanis,
    ville du Delta où furent découvertes les sépultures inviolées des souverains de la XXIe dynastie, est exposée.

    Les pharaons s’invitent à Valenciennes le temps d’une exposition rare

     

    Figures les plus connues de l’Antiquité égyptienne, les pharaons s’invitent à Valenciennes (Nord) pour une exposition qui révèle à travers des pièces magnifiques le vrai visage de ces "hommes, rois, dieux" qui ont passionné des générations d’égyptologues.

    L’exposition, déjà présentée -avec des pièces différentes- à Venise et à l’Institut du monde arabe à Paris, où elle avait été inaugurée fin 2004 par les présidents français et égyptien Jacques Chirac et Hosni Moubarak, est une "clé très accessible pour aborder cette civilisation, une des plus brillantes de l’Antiquité", résume la commissaire Christiane Ziegler.

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    La très grande majorité des 248 pièces que le musée des Beaux-Arts accueille du 5 octobre au 20 janvier 2008 dans le cadre de l’opération "Valenciennes 2007, capitale régionale de la culture", proviennent du Caire et du musée du Louvre.

    L’exposition s’ouvre sur l’évocation rapide, à travers de magnifiques statues, dont un imposant Toutânkhamon de plus de trois mètres de haut, des 30 dynasties et 500 rois qui ont marqué l’Antiquité égyptienne, jusqu’à Cléopâtre VII, "notre" Cléopâtre dont on ignore souvent le "VII".

     

    A une époque où "le roi était le maître du temps" et où les calendriers étaient remis à zéro à chaque nouveau souverain, le pharaon "était le seul personnage représenté de la même taille que les dieux" auprès desquels, "dans un dialogue éternel", il se fait l’intercesseur des humains, rappelle Mme Ziegler.

     

    Evoquant successivement ces pharaons intermédiaires entre hommes et dieux, chefs de guerre ou garants de la prospérité de leur peuple, l’exposition plonge aussi dans leur vie quotidienne, et présente des pièces étonnantes, comme le lit -sans tête de lit- de Toutânkhamon, des coffrets de toilette, des peignes, des épingles à cheveux ou une latrine provenant d’un palais royal.

    Elle s’achève logiquement sur la mort du pharaon, "un roi qui échappe à la destinée des simples mortels", comme viennent le rappeler des bijoux, des sarcophages ou un masque funéraire en or.

    Et si les momies sont les grandes absentes de l’exposition -"elles ne voyagent pas", souligne Mme Ziegler-, d’autres pièces étonnantes évoquent leur élaboration, comme cette magnifique plaque d’or destinée à recouvrir la blessure faite dans l’abdomen d’un corps pour le vider avant de le momifier.

     

     

     

    Ici un étonnant « cône funéraire » gravé au nom de Menkheperrêseneb « surintendant du Double grenier
    de Haute et Basse-Egypte », qui était inséré dans la maçonnerie de la tombe du puissant personnage.
    Là, une splendide petite « concubine du mort », statuette destinée à servir le défunt.
    Plus loin encore, de délicats vases d’albâtre, de superbes « cuillers à fard » (probablement votives)…
    L’exposition égyptologique du musée des Beaux-Arts de Lyon tient en trois salles mais apparaît pleine
    de surprises, avec des objets inattendus et une présentation qui valorise les petites pièces,
    amulettes et statuettes de dieux.

    Très pédagogique, une carte de l’Egypte parsemée des effigies des principaux dieux montre la prolifération
    des culte.
    Celle-ci cependant recouvrirait une pensée théologique complexe qui tendrait vers l’unicité du divin
    exprimée sous des formes multiples.

     

     

     

    Si le parcours reste très classique, évoquant tour à tour la vie quotidienne, les pratiques funéraires
    puis le monde du divin, il se double d’une perspective historiographique intéressante :
    Geneviève Galliano, responsable des collections d’antiquités au musée et Jean-Claude Goyon,
    égyptologue et ancien directeur de l’Institut Victor-Loret au sein de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (université Lyon II) ont, en effet, voulu retracer l’histoire d’une collection,
    celle rassemblée par Victor Loret (1859-1946), à partir de 1895, pour ses étudiants lyonnais.

    Depuis quelques années, la IIIe République souhaite développer l’enseignement universitaire en province.
    Dès 1879, des cours d’égyptologie sont assurés à Lyon. Victor Loret obtient des réserves du musée du Louvre
    un dépôt de près de quatre cents objets utiles comme support visuel à ses cours.
    En 1899, Victor Loret, nommé entre-temps directeur du Service des Antiquités en Egypte,
    s’est rendu célèbre en découvrant dans la Vallée des rois, à Thèbes-Ouest, une cachette de l’époque
    des rois-pontifes ( XXI e dynastie) contenant dix momies royales.
    C’était la seconde cachette ainsi retrouvée après celle fouillée par Gaston Maspero en 1881.

    Dès 1902, plus d’une centaine d’autres pièces, d’époque romaine et byzantine, provenant des fouilles romaines d’Antinoé et Tehneh complètent la collection de l’Institut pour les périodes tardives. En 1936, un dernier dépôt du Louvre ajoute encore des objets provenant de la fouille de Deir el Medineh, le fameux village des ouvriers de la Tombe du roi, seul site ou presque à fournir du mobilier concernant la vie quotidienne des vivants : meubles, jarres de céramique…

    ************************

    Bien belle promenade, vous ne trouvez pas pas?

    Elle m’a enchantée!

    Je vous souhaite la-dessus une bonne et tranquille nuit

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    AREMBERG…. La comédie musicale

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    BON LUNDI
    MES AMIS!

    Une semaine qui commence  bien, sous le soleil du Nord.
    Un peu pâle, mais là quand même.
    Et c’est bien agréable!

    µµµµµµµµµµµµµµµ 

    La pensée du jour (dimanche 4 novembre)

    De  Bayard -
    "Si tu veux qu’on te rende justice, sois juste"

    A la Saint Charles, la gelée parle …..

    *********************

    Ca s’est passé un 4 novembre ….

    1380 – Charles VI est sacré  à 12 ans, à Reims à la mort de son père

    1956 – Les troupes soviétiques entrent dans Budapest pour mettre fin à l’insurrection
    Il y aura 25 000 victimes

    1985 – La France mise en accusation dans l’ affaire Rainbow Warrior

    1996 – Accusée d’incompétence et de corrution, le premier ministre pakistanais,
    Me Benazir Bhutto est démise de ses fonctions.

      ***********************


    La Saga du Charbon
    la comédie musicale de Vincent Handrey

    A voir et revoir, pour notre plus grand plaisir….

    Ce spectacle musical sur l’histoire de la mine est
    un magnifique hommage à la vie des mineurs

    Autour de Vincent Handrey, une équipe d’artistes locaux participe au spectacle. 
        … Anciens mineurs, fils ou filles de mineurs,
                          ils jouent et chantent l’existence qu’ils ont vécue.

    La vie, le courage des "Gueules noires", la famille d’en haut, le porion…
    et aussi, l’amour, la jeunesse, la fête…
    ….autour du chevalet dressé comme un calvaire
    dont le mouvement rassure le monde des corons

    Un spectacle de musique et de chansons émouvantes, entraînantes, réalistes.

    "On y chante, on y frissonne, on y pleure, on y rit et on y revient aussi…"

    Vincent Handrey

     

    ARENBERG : La comédie musicale pour tout le monde

    ARENBERG est désormais le nom d’une comédie musicale conçue et interprétée par Vincent Handrey et une  troupe de 10 comédiens ayant remporté un grand succès atteignant 70 représentations à ce jour.

    Pas courant en province, un tel niveau de talent digne de conquérir toute la France et même au-delà.

    Il ne faut donc pas avoir été en contact de près ou de loin avec la mine pour apprécier cette comédie musicale qui va bien au delà du thème noble de cette pierre qui a réchauffé le coeur des gens pendant si longtemps.

    Quel suspense dans ce voyage au centre de la terre d’une histoire très bien reconstituée avec des ambiances, des voix et une émotion dignes d’une très bonne soirée.

    Dites le à vos amis en posant la question :
    Voulez-vous passer une excellente soirée en musique, en chansons et en émotion ?

    ********************************

     

    A sa sortie, il y a quelques années, au tout début, nous avons assisté à une des premières représentations.
    J’ai été subjuguée dès le début par cette reconstitution de la vie des mineurs; les joies et les peines, la gaiété et la mort, l’amour et la discorde se mèlent et s’entremèlent tout au long du spectacle, le tout accompagné d’une musique
      s’accordant on ne peut mieux avec les différents actes, et le jeu des acteurs ne laissa pas le public venu très nombreux, sur sa faim……

    En bref, un spectacle qui a fait du chemin…..

    **********************************

    La fosse d’Aremberg ……….. toute une histoire

      Le chevalement du temps de l’ exploitation minière

     

    *******************************

    Après un peu d’histoire de ma région très proche, et en particulier de ce bel hommage qui lui est fait par le biais de la Comédie musicale :

    ARENBERG

    Je vous dis, mes bons amis

     

    de

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    La Toussaint, puis le 11 Novembre…

     

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    BONJOUR , mes amis!

     La Toussaint esr à peine  passée nous voilà partis d’un bon pas vers le 11 novembre  !
    Anniversaire de la fin d’une guerre.
    Fin d’une bien triste guerre.
    Guerre qui a fait des  dizaines de millions de morts

     

    *****************

    La Première Guerre Mondiale (1914-1918)

    La Première Guerre mondiale éclate à la suite de l’assassinat le 28 juin 1914 à Sarajévo de l’ Archiduc François-Ferdinand.
    L’Autriche-Hongrie déclare la guerre le 28 juillet 1914.
    Par le jeu des alliances, l’Allemagne, la Russie, la France et l’Angleterre entrent dans le conflit.

    Au début de ce qui deviendra « la Grande Guerre » (1914-1918), les armées allemandes attaquent la France :
    c’est la « bataille des frontières » (août 1914): les Français reculent.
    S’engage alors la 1e bataille de la Marne, épisode fameux de "la Grande Guerre",
    où Joffre et Gallieni sauvent Paris.

     

    Les premières tranchées de 1914-1918 apparaissent
    Russes et allemands s’affrontent sur le front oriental de « la Grande Guerre » (1914-1918
    La guerre de mouvement, des débuts de la Première Guerre mondiale se solde à la fin de l’année 19
    par une neutralisation des armées en présence, et une extension mondiale.

     


    La Première Guerre mondiale fait apparaître notamment les mines, l’artillerie lourde, l’aviation de guerre
    et les gaz asphyxiants( Ypres 1915).

    1914-1918 devient une guerre d’usure.  En 1916, les Allemands attaquent Verdun, haut lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale.
    Cette bataille est l’une des plus sanglantes de l’Histoire de 1914-1918 et durera jusqu’en juin.

     

    Les souffrances endurées lors de la « grande guerre » commencent
    La révolution éclate en Russie et provoque la paix séparée de Brest-Litovsk.
    L’année 1918 est décisive.
    Libérés à l’Est les Allemands attaquent en Picardie et en Flandres.
     Les Allemands attaquent en juillet 1918 en Champagne, mais sont arrêtés sur la Marne (deuxième bataille de la Marne )
    En juillet 1918 Foch lance une contre-offensive qui donne le signal d’un recul progressif des Allemands.
    La révolution éclate à Berlin, Guillaume II abdique,

    l’armistice de « la Grande Guerre » (1914-1918) est signé à Rethondes le 11 novembre.

    Le wagon où fut signé l’Armistice de la Guerre 14/18,
    Le 11 Novembre  à Compiègne.

    Et après celle-ci, en vint encore une , et encore une, et encore une.
    Quand cela s’arrêtera t’il?
    Le massacre de vies humaines au nom de qui?
    Au nom de quoi?
    On reste encore à se le demander……….

    Je vous souhaite une bone nuit.

     

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    LA COURSES DES TERRILS

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    Comment allez vous?
    Voici l’automne qui arrive à grands pas, et avec lui
    Le soir qui tombe plus vite, des matins frais, des journées plus
    que tempérées et des soirs tout aussi frais que les matins.

    Septembre est aussi, pour nous, dans la région l’occasion de
    fêtes locales : procession renommée, carnavals avec sortie
    des géants de la ville, les braderie dont celle de Lille
    mondialement connue et celle de Valenciennes de bonne
    réputation également, les dernières "ducasses" de l’année
    (fêtes foraines)
    Et je n’omettrai pas de parler de

    "LA COURSE DES TERRILS"

    à Raismes.

    ~~~~~~~~~~~~~~~

    LES TERRILS

    Dans notre hyperpaysage, on voit plusieurs terrils.
    Le terril est un symbole du Bassin minier du Nord Pas-de-Calais.
    Il était considéré auparavant comme une cicatrice dans le paysage.
    Aujourd’hui, son image change et il devient un élément du
    patrimoine à préserver
    alors que certains terrils sont
    en danger.

     

     

    Rôle et fonction

    Un terril c’est une colline formée par des déchets des mines de charbon.
    Les terrils constituent donc une chaîne de collines artificielles.
    Ces terrils sont formés des " stériles ", ces roches mélangées au
    charbon que les mineurs
    remontaient des puits

    . Les plus anciens terrils sont en général plats (terril 174, terril du Lavoir-Rousseau).
    Les plus récents, tel le terril de Sabatier à Raismes, situés à proximité des agglomérations,
    ont le plus souvent été édifiés en forme de cônes pour accumuler un grand volume sur une
    surfacminimale.
    Ils peuvent atteindre près de cent mille mètres cubes.
    Un chemin en colimaçon permet de l’escalader en douceur.
    Au sommet de notre nous pouvons admirer le magnifique panorama qui donne sur le
    Valenciennois et sur la forêt domaniale.

     

     

    Ces « monuments » représentent aujourd’hui des supports d’échanges privilégiés
    entre les générations sur lesquels les anciens s’appuient pour transmettre aux
    plus jeunes l’histoire de l’ère charbonnière, l’histoire de toute une population.
    Mais au-delà de leur intérêt historique et culturel, les terrils représentent également de
    formidables réservoirs de vies.
    Ils constituent effectivement des territoires refuges pour quantité d’espèces animales
    et végétales, à l’abri des agressions de l’industrie, de l’agriculture et de l’urbanisation.

     

    Vue du terril de Sabatier

     

    LES TERRILS, COLLINES ARTIFICIELLES

    Une trentaine de terrils constituent une chaîne de collines artificielles,
    témoins de l’époque minière des deux derniers siècles.

    Cette chaîne s’étend au sud du Parc naturel régional, de Rieulay à Condé-sur-Escaut
    en passant par Haveluy, Denain, Wallers, Anzin, Raismes, Fresnes-sur-Escaut,
    Bruay-sur-Escaut, Escautpont, Vieux Condé et Hergnies.

     

    Ces terrils sont formés des "stériles", ces roches mélangées au charbon que les
    mineurs remontaient des puits.
    Les plus anciens terrils sont en général plats.
    Les plus récents, tel le terril Sabatier à Raismes, situés à proximité des
    agglomérations, ont le plus souvent été édifiés en forme de cônes pour accumuler
    un plus grand volume sur une surface minimale.
    Ils peuvent atteindre près de cent mètres de haut et trois millions de mètres cubes.

     

    La nature est partie à la conquête de ces reliefs artificiels.
    Les mousses, l’épervière piloselle figurent parmi les plantes pionnières du monde végétal.
    Le vent est le principal agent de transport des graines sur les terrils nus.
    Du bouleau au tussilage en passant par l’épilobe, toutes ces espèces ont des graines
    munies d’une " aile " ou d’une aigrette facilitant leur dissémination par le vent.
    Il n’est pas rare d’y rencontrer aussi bien des plantes d’origines méditerranéenne
    que continentale.

    LA COURSE DES TERRILS

    COURSE DES TERRILS DE RAISMES
    30/09/2007

    La course des terrils constitue un rendez-vous sportif incontournable des passionnés
    de course à pied.
    Près de 4000 participants viennent de toute la France chaque année.
    L’occasion pour eux de découvrir ou de redécouvrir le patrimoine minier d’un territoire,
    fruit du labeur des hommes.
    Départs et arrivées au château de la Princesse, où de nombreuses animations
    sont organisées.
    Un accueil est prévu pour les enfants des participants :
    garderie et toboggans.
    Le Comité de la Course des Terrils propose six parcours,
    de 700 m dans terrils, pour les P’tits Quinquins,
    jusqu’au 22,8 km et 4 terrils de "La Sauvage" pour les coureurs aguerris.
    Les organisateurs ouvrent aussi des challenges, individuel ou par équipe.
    Nouveauté pour 2007 : le challenge "Elle et Lui", pour courir en couple.
    Inscriptions jusqu’au 20 septembre auprès du Comité de la Course des Terrils.

    LOISIRS

    A Raismes, le chevalement de Sabatier est au centre d’un lieu de promenade,
    la Base de loisirs.
    Il est aussi un élément important de la fête lors de la course des terrils
    qui a lieu chaque année.
    Tous les quatre ans, cette course a lieu le soir et le chevalement est éclairé
    c’est "la course des Allumés".

     

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Voilà de quoi vous faire connaître sinon aimer notre Nord!
    On y rencontre des gens aimables, chaleureux, toujours prets à s’amuser.
    On y déguste de si bonnes choses :

    Lapin aux pruneaux
    Langue de valenciennes lucullus
    Potjleveelch
    Les gaufres fourrées à la vanille de chez Meert
    Les recettes à base de chicorée
    Les "chicons" (endives)
    Les "Bêtises de Cambrai"
    Les "Bimbeluttes" de Lille
    Les "gaillettes"
    Les célèbres Moules -Frites de la braderie

    et j’en oublie….

    On y boit de la bonne bière……

    Comment ne pas aimer le Nord…………..

    ~~~~~~~~~~~~~~~~

    Je vous souhaite une bonne soirée
    et
    vous envoie mille bisous

    ~~~~SAPHO~~~~

     

     


    LE MOULIN BLANC

     

    HELLO, BONJOUR MES AMIS!

    Week-end en vue à l’horizon!

    Allez moussaillon! Tous à vos paquetages……

    Tout le monde débarque! ……

    **************

    Faites pas attention mes amis, c’est le manque de soleil qui me perturbe!

    *****************

    Un peu d’histoire de mon coin, plus précisément :  SAINT AMAND LES EAUX

     

    Le Moulin Blanc.

    LE MOULIN BLANC à Saint Amand les Eaux

     

    La commune de Saint-Amand-les-Eaux a compté sur son territoire 22 moulins à vent.
    Tous étaient en bois, sauf celui-ci, qui est en briques.
     Le moulin Blanc est le seul qui subsiste.
    C’est le plus gros moulin de la région.
    D’une hauteur de 19 mètres, diamètre de 15,50 mètres pour la base, et de 8,70 mètres pour la tour centrale.
     C’est un énorme édifice en briques, bâti en 1802 par un nommé Vanlooy
    . Il servait aux deux usages : huile et farine.
     Il passe par héritage à la famille Davaine-Nicolle qui le vend vers 1950 à Fontaine-Ravez Honoré, garçon-meunier, qui le modernise.
    moulin possédait trois paires de meules
    qui furent remplacées par des cylindres en 1925
    Une machine à vapeur suppléait déjà au manque de vent et fut enlevée
    par les Allemands en 1918.
     En août 1920, les ailes sont démontées et remplacées par un moteur à gazogène.
    M. Lombart-Fontaine Donatien, dernier meunier, cessa son activité en 1952
    . Abandonné et dilapidé, il ne reste que la tour vide lorsque la commune en devient propriétaire en 1982.

    La DRAE inscrit le moulin à l’Inventaire des Monuments Naturels et des Sites,
    le 25 février 1988.
     Une convention de cession de maîtrise d’œuvre est signée entre la commune et l’ARAM le 6 février 1986.
     Les travaux peuvent enfin démarrer.
    En 1987, les décombres, accumulés dans la tour, sont enlevés, les poutres des
    trois étages sont installées, les fissures principales de la tour sont bouchées,
    le chemin de roulement au sommet est refait
     En 1988, la toiture est entièrement reconstruite par Création-Bois, ainsi que
    l’arbre-moteur et le rouet.
     Elle est ensuite installée sur la tour au moyen de deux grues, le 27 avril 1988
    . Le moulin reçoit enfin deux couples de meules à huile en granit, provenant de
    l’huilerie Biebuck-Bonte de Roulers.

     L’année 1991 ne voit que la fabrication et la pose des portes et des fenêtres.
     Après près de deux ans d’arrêt, les travaux de maçonnerie reprennent en 1993.


     Et ce n’est que le 1e juin 1995 que le moulin retrouve ses ailes.
    Mais depuis il est toujours inachevé.

     

    Des meules à huile en granit sont installées au rez-de-chaussée.
     En 1995, le moulin retrouve ses ailes.
     Mais aucun mécanisme ne relie les ailes aux meules.

     

    Pendant les travaux

     

    Restauration terminée

     

    *******************

    Qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son!

    à

    La TOUR ABBATIALE

     

     

     

     vue d’avion

     

    La nouvelle abbatiale n’est réalisée qu’entre 1648 et 1675.
     Cet édifice atteste la persistance des traditions gothiques.
     On retient ses dimensions imposantes dignes d’une cathédrale, celles du très vaste chœur surélevé au-dessus d’une immense crypte, et le plan à deux transepts, dont le plus grand aux croisillons arrondis rappelle la cathédrale toute proche de Tournai.
     En revanche, l’abbatiale est aussi un bâtiment moderne qui fait siennes les expressions baroques déjà vigoureuses dans les régions septentrionales.
     Elle développe des tribunes considérables, sorte d’église haute réservée aux religieux comme à Saint-Charles-Borromée d’Anvers. De même, elle cède à la fascination de la coupole, implantée en 1660-1666 à la croisée du transept.
     Cette dualité dans le choix des partis apparaît aussi dans la tour qui seule subsiste.

    Située sur la Grand-Place, la tour abbatiale constituait une tour d’angle et servait de portail à l’église de l’abbaye bénédictine de Saint-Amand.
     Construite de 1626 à 1640 sur les ordres de l’abbé Nicolas du Bois, elle présente avec ses deux tourelles moins élevées une masse imposante de 82 m de haut.
     Classée monument historique depuis 1846,
    la Tour Abbatiale est le plus insolite monument de style baroque de l’Europe du Nord car elle constitue une véritable curiosité architecturale par son ornementation exubérante, mélange de piété et de fantaisie.
     Elle renferme en outre un carillon de 48 cloches.
     Extérieurement, elle n’affiche pas d’unité de style, mais appartient comme toute la masse architecturale de l’abbaye, à ce mouvement de Contre-réforme qui suivit au XVII ème la séparation des provinces des Pays-Bas protestants des provinces du Sud, restées catholiques : mouvement caractérisé par un style baroque, flamand contrastant par son opulence avec la rigidité calviniste.
     De la bas au sommet, elle présente cinq niveaux appartenant aux ordres toscan (sur pilotis en grès), dorique, ionique, corinthien et composite. On remarque au deuxième niveau, la perspective d’une église à trois nefs ou du temple de Jérusalem et cette phrase
    " Ne faites pas de la maison de mon père une maison de commerce "
     ; au-dessus, les lettres entrelacées du mot " Sanctus " et Dieu le Père bénissant.
     De nombreuses statues, certaines décapitées en 1789 ornent la tour

     

    Sur le cinquième niveau s’appuient deux tourelles et le dôme octogonal, contenant le carillon, flanqué aux angles de dragons symbolisant l’esprit du mal dompté par Saint-Amand
    Cette structure médiévale, remploi d’un massif occidental plus ancien, conçu vers l’an mil dans la tradition carolingienne (car vers 1010 un autel dédié à la Sainte-Trinité est consacré dans une salle située à l’étage et la tourelle sud abrite toujours un escalier à vis contemporain de la construction qui permet désormais d’avoir accès au carillon), a été incorporée à la nouvelle abbatiale et intégralement rhabillée d’un luxuriant décor sculpté, caractéristique de la contre-réforme (habillage baroque réalisé dès 1642 selon les directives de l’abbé Nicolas Dubois).
    La tour se dresse donc au coeurœ de la Cité de Saint-Amand
     On l’aperçoit des campagnes environnantes sur plusieurs kilomètres. Sur la façade orientale de la tour, on trouve traces de la mémoire des édifices précédents.
     Les traces d’arrachement visibles dans la partie supérieure montrent que l’église fut toujours reconstruite au même emplacement.
     On découvre que la nef de l’abbatial baroque, voûtée en berceau, était plus haute que l’église médiévale, charpentée, comme l’indiquent les marques d’ancrage de la toiture.
     Le temps a fait subir à ce chef d’œoeuvre des dommages considérables.

     

    La tour de l’abbaye, seul reste de tant de gloire, a 81 mètres 56  de hauteur; elle est construite en pierres blanches, à l’exception des assises inférieures qui sont en grès : ses parements sont décorés de sculptures, d’inscriptions, d’enroulements et d’ornements si bien combinés avec les conditions de solidité, qu’ils dénotent l’œoeuvre d’un homme de génie qui a su s’écarter de la routine de son siècle.

    Du haut de la tour on découvre une vaste étendue de pays; on suit la Scarpe, réduite actuellement  à couler dans les redressements que l’on a fait à son cours, mais dont l’aspect était bien plus pittoresque lorsqu’elle déroulait lentement ses eaux, en enlaçant mille fois les vastes prairies que son limon venait féconder.

     La même au siècle dernier

     

    LE CARILLON

    Dans la tour jaune,
    une cloche sonne le glas.

    Sur le vent jaune,
    s’épanouissent les sons de cloche.

    Dans la tour jaune,
    s’arrête la cloche.

    Le vent dans la poussière
    sculpte des proues d’argent.

    F. Garcia LORCA (Bourdon)

    *******

    La cloche, écho du ciel placé près de la terre !

    Voix grondante qui parle, à coté du tonnerre, 

    Faite pour la cité comme lui pour la mer !

    Vase plein de rumeur qui se vide dans l’air.

    Victor Hugo

    *************

    C’est dans le nord de la France, la Belgique , la Hollande, bref les Flandres, que le carillon connut ses plus belles heures, son âge d’or.

     

     

     

    En tous temps, dans toutes les religions, les cloches signifièrent l’alliance du Divin et du Terrestre. Mais plus que tout, dans les Flandres, le carillon de la chrétienté fut lié aux choses quotidiennes, marquant heures et travaux, accompagnant les fêtes et les danses, tel une véritable enluminure sonore, digne des Très Riches Heures du Duc de Berry.

    C’est au XIIème siècle qu’apparait l’horloge sonnante (le quadrillo) avec l’obsession de suivre la marche du temps avec son cortège de joies et de peines.
     C’était un ensemble de quatre petites cloches "appiaux", clochettes d’appel qui tintaient avant que ne sonne la grande cloche des heures.

    Mais en ces temps de grande foi, qui dit heures dit matines, vêpres et complies, c’est à dire les prières.
     Et à Lyon, on joue déjà sur le quadrillo les hymnes et les psaumes.
     Ainsi naissent le carillon et le futur carillonneur.
     Mais à cette époque c’est le bateleur qui est chargé de "bateler les appiaux" à l’aide de maillets de bois, le bateleur qui dans l’esprit des chrétiens doit porter hors du Temple un écho des prières du sanctuaire.

    ***************************

    Au XIVè siècle, les riches cités des Flandres entretiennent un bateleur, tel Jehan des Bacques à Douai en 1391, surnommé assez mystérieusement l’inventeur du carillon.

     

     

    Au XVIème siècle, les Flamands inventent le clavier, car les cloches, à l’image de la civilisation de guerre, de négoce et d’art dont elles sont l’âme et le symbole, se font énormes mais délicates. Elles se multiplient dans toute l’Europe. Dès 1531, on vante la grandeur et la belle sonorité des cloches des Flandres sur lesquelles les flamands jouent des ritournelles variées.

    En 1583, pour "toquer" les énormes bourdons, les Malinois doublent le clavier manuel d’un pédalier. C’est le véritable commencement de l’art campanaire (de Campana, nom d’une province italienne où l’on fondait déjà les cloches en 400 après JC). Un Hollandais à la fin du XVIème siècle écrit : "Dans notre pays, presque tous les jours, on entend un grand concert de cloches. Il y a tant d’art , tant d’harmonie que l’on croit entendre, non un carillon mais un orgue".

     

    Les carillonneurs se devaient d’être des athlètes en plus d’être des organistes, des clavecinistes et même des compositeurs.
     Dans le clocher ou le beffroi, isolé par une cabine du vacarme qu’ils allaient déclencher, le carillonneur se lançait souvent torse nu dans une lutte triomphale, vêtu des gantelets de cuir épais aux mains, chaussés de brodequins, le front entouré d’un bourrelet, les genoux et les coudes bardés de cuir.
    Il tapait à coups de poings le clavier, martelait du pied le pédalier, frappant aussi des genoux et de la tête les touches en forme de manche à balai.

    Pas étonnant qu’un Anglais visitant les carillonneurs anversois ait pu écrire au XVIIIè siècle :
     " Après un quart d’heure de jeu furieux, le carillonneur s’étant mis en grande transpiration, mettait son bonnet de nuit, en disant qu’il était obligé de se coucher pour récupérer…"

    Survient 1789.
     La Révolution transforme en monnaie et canons les carillons du Nord facture défectueuse.

    Quant aux carillonneurs, ils avaient pour la plupart perdu, comme les fondeurs, les secrets de leurs pères.
    Après l’apocalypse des deux guerres mondiales, quelques hommes vont réussir le retour de l’art campanaire.
    Ainsi en 1914, Jef Denijn, le maître carillonneur de « La Mecque" du carillon, Malines, «   se réfugie en Grande-Bretagne et avec l’aide des fondeurs britanniques, retrouve les sonorités des cloches d’antan
    . A la même époque Alfred Paccard, descendant des illustres fondeurs savoyards, fond et brasse 2300 modèles avant d’obtenir les harmonies idéales.

    étendue du carillon de Saint-Amand-les-Eaux : 48 cloches - 7.500 kg
     

    oct. 2

    octave 3

    octave 4

    octave 5

    octave 6

    octave 7

    oct. 8

    OOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOO


    échelle de comparaison ci-dessous : carillon du beffroi de Douai : 62 cloches - 18.000 kg

    OOOOOO

    OOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOOOOOOOO

    OOOOOO

     


    f grave                               O : cloche présente   -   O : cloche absente                     aigü  g
     

    pour info ci-dessous : 1 octave chromatique = 12 cloches = 12 notes

    do

    do#

    ré#

    mi

    fa

    fa#

    sol

    sol#

    la

    la#

    si

     

     

    À l’étage des bourdons, on trouve Amanda, seule rescapée de la période révolutionnaire.

    Fondue en 1639 elle sonne le La2 aux différentes heures de la journée. D’un diamètre de 190 cm pour une épaisseur à la pince de 14 cm, elle pèse environ 4,5 tonnes. Quatre à huit sonneurs étaient nécessaires pour sa mise en mouvement.
    En poursuivant l’ascension, nous passons les quatre cadrans (à deux aiguilles depuis 1875 seulement), dans la salle subsiste encore la roue de hissée des cloches qui fut encore utilisé lors de la restauration du carillon en 1988.


    Un dernier escalier aboutit, après 365 marches depuis le bas de la tour, à la cabine du carillonneur située à l’aplomb du carillon et contenant le quatrième clavier construit depuis l’origine du carillon de Saint-Amand ainsi que l’horloge en service aujourd’hui.

     

     

     

    Pendant de nombreuses années, Me Françoise DELESALLE
    fut le "Carillonneur" de Saint Amand 

    Un petit bout de femme d’à peine 1m50….

     

     

    Il faut voir Françoise Delesalle marteler de ses poings fermés les cinquante et une touches de son clavier, tandis que les bourdons sont actionnés
    en frappant les pédales avec les pieds.

     

     

     

    vie au service de la musique

    Né le 18 juin 1915 à St Amand les Eaux dans le nord de la France, d’une famille de carillonneurs, Robert LANNOY est très vite initié par son père à la grande tradition amandinoise de l’art campanaire avant d’entamer des études musicales au Conservatoire de Valenciennes. C’est là que, sous l’autorité de maître Fernand Lamy, il se lance dans l’étude de l’harmonie, du violon, et du basson. Rapidement admis au Conservatoire de Paris, il obtient les récompenses suprêmes dans les classes d’écriture. Il est logiste pour le Prix de Rome lorsque la guerre éclate en 1939. Pendant ses étude au Conservatoire, il est également soldat-musicien au 5ème régiment d’infanterie de Courbevoie.

    *********************

    De bien beaux sites à visiter dans ma belle région, riche de l’histoire
    française et étrangère,
    Région au croisements de chemins allant du Nord au Sud et d’ Est en Ouest.

    Région de migration et de sédendentarité à la fois.

    **************Je vous souhaite une bonne nuit

    et faites de beaux rêves.

    AMITIE

    ~~~~SAPHO~~~~


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