"L'ECRITURE EST LA PEINTURE DE LA VOIX- Voltaire

CULTURE et CONNAISSANCES

LA CHANDELEUR…. Je fais des « Ratons »

 

 

 LA CHANDELEUR!

Le 2 fevrier……
Mange des crèpes, mange des crèpes….
Tra la la la lère….

***********                 

                                Comme tous les ans, je vais faire des crèpes,
chez nous dans la nord,
on les appelle aussi

"RATONS"

                                         Pour ma part, je trouve, peut être parce que Maman les faisait
                             ainsi,que les "ratons" sont plus épais que les crèpes.
                        Mais, peut être cela tient à la consistance de la pate,
                                                plus ou  moins liquide et les crèpes ou ratons
             plus plus ou moins fins..

Nous verrons ca demain.

Et vous, avez vous des recettes particulières ou de famille?
Faites nous en profiter.

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                                                      Dans la Voix du Nord, depuis jeudi, paraît un article concernant les "RATONS"
                                            Articles tirés d’un quotidien de l’époque, L’ Echo de la Frontière.

                  Je vous en apporte la copie des 3 premiers articles.
Le 4e paraîtra mardi.

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Ratons

Histoire(s) de ratons, dans l’arrondissement (1 /4)

vendredi 30.01.2009 –
«Les crêpes», de Jan Stoolbaert (1838-1914), un tableau exposé au musée des Beaux-Arts de Tournai.

|  TRADITION |

Le raton ou crêpe en patois rouchi (1) est traditionnellement lié à la Chandeleur,
qui ouvre le cycle de carnaval.
L’Echo de la Frontière du 7 mars 1831 relève cette coutume alimentaire, bien ancrée dans nos régions.

« Les habitudes flamandes ne permettent pas aux bons Valenciennois de passer les jours
gras sans déguster la crêpe locale, le classique raton, comme on l’appelle » (2).
Gabriel Hécart, dans son dictionnaire Rouchi Français (1834) donne même la recette de cette « sorte de pâtisserie,
faite de farine, d’oeufs et de crème »


  « On fait de ce mélange une pâte fort liquide, dont on hâte la fermentation par un peu de levure (3).
On l’expose à une chaleur douce et quand la fermentation est au point qu’on le désire,
on en prend une certaine quantité avec la puisète (4),
on la met dans une poêle plate, dans laquelle on a fait roussir du beurre en quantité suffisante.
Quand le raton est assez cuit d’un côté, on le retourne en frappant un coup sur le manche de la poêle
et on sert après avoir aspergé du sucre en poudre ».
Du Jean-Pierre Coffe avant la lettre !

G. Hécart signale des cas de gloutonnerie, compréhensible sinon excusable en cette période de bombance.
Il cite l’exemple d’un nommé Hollande, « travaillé d’une telle boulimie qu’il pouvait manger continuellement ».
Certains ou certaines ne résistent pas à un tel régime pantagruélique :

« Tant’ Zandrine alle est morte : D’avoir trop mié d’ratons in Carnéval »
(J . Mousseron).

Chandelles

Des Excès sans doute condamnés par l’Eglise, car l’usage des crêpes s’inscrit dans un contexte religieux
: la fête de la Chandeleur.

Mais, au XIXe siècle, cette origine est probablement déjà oubliée ou ignorée du commun des mortels.
La candelée ( ou keudlé, dans le Denaisis) intervient quarante jours après Noël et commémore
la présentation de l’enfant Jésus au Temple et la purification de la Vierge.
Selon la Loi de Moïse, une mère qui enfante d’un garçon était considérée comme impure durant
sept jours et devait attendre ensuite trente-trois jours pour la purification de son sang (5).
La « fête des chandelles » (en latin, festa candelarum , d’où vient le mot chandeleur),
le 2 février, consiste en une procession de cierges allumés et bénis.
Elle remonte au Ve siècle après J-C et remplace une ancienne fête païenne, les Lupercales.
A Rome, on faisait des sacrifices aux dieux et, en particulier, à Lupercus, dieu de la fécondité,
en portant des flambeaux à la main.

Et les crêpes dans tout cela ?

 A la lueur des torches, les Romains mangeaient, paraît-il, des galettes de céréales.

La version officielle de l’Eglise veut que, le 2 février 472, le pape Gélase 1er fit cuire des galettes,
faites de farine et d’oeufs, pour réconforter des pèlerins.
La tradition des crêpes était née : elle a perduré jusqu’à nos jours,
alors que les rites religieux, eux, ont périclité.

t

> (1) Aussi connue sous d’autres appellations :
carpette (en picard), couque-baque (en Flandres).

(2) « Puss’ qué ch’est les cras jours, i nous faut un régal/ Si nous f’rott’s des ratons/ »
(L’payèle ; J . Mousseron, Fleurs d’en bas ,1897).

(3)De la levure de bière, pour l’occasion.

(4)Epuisette en patois.

(5)Le double, c’est-à-dire 80 jours, s’il s’agit d’un bébé fille !

 
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 Histoire(s) de ratons dans l’arrondissement (2/4)

samedi 31.01.2009- La Voix du Nord

|  TRADITION |

Dans l’ancienne société paysanne, la fête de la Chandeleur s’accompagne de nombreux rites et croyances,
révélant des mentalités pour le moins superstitieuses
Les cierges bénis à l’occasion de la Chandeleur doivent être rapportés, de l’église jusqu’au domicile
en restant allumés.
Conservés, ils sont censés protéger la maisonnée : il faut les rallumer en cas d’orage pour se préserver de la foudre.
Dans son dictionnaire de 1834, Gabriel Hécart indique qu’à Valenciennes,
à la Chandeleur, « on faisait (1) ce jour-là une distribution de cierges au Magistrat et à tous les employés
de l’hôtel de ville ».
Une manière pour les Valenciennois de témoigner leur reconnaissance à ceux qui les administrent.
C’est aussi une marque d’allégeance à l’égard de l’autorité municipale.
Dans les campagnes, les crêpes de la Chandeleur avaient parfois cette fonction
et les seigneurs s’en voyaient offrir chaque année par leurs fermiers.

A l’coïette

Longtemps les paysans ont été persuadés que s’ils ne faisaient pas de crêpes, le jour de la Chandeleur,
leur blé risquerait d’être gâté :

 « Si point ne veut blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur ».

Le début février marque la sortie de l’hiver et annonce le retour des travaux agricoles.

« Al can’lée, à tout allée » (2).


Ce vieux dicton rouchi, répertorié par Hécart, signifie qu’à compter de cette date,
les jours commencent vraiment à s’allonger et que le soleil reprend vigueur. (3)
La coutume veut et elle perdure encore de nos jours, que l’on fasse sauter la première crêpe
). Le respect de ces rites garantit, sinon la richesse, la certitude de ne pas manquer d’argent durant toute l’année.
Les ratons de la Chandeleur présentent donc des vertus quasi magiques,
sans compter leur indéniable valeur gustative.
La consommation de délicieuses crêpes, saupoudrées de cassonade, constitue un temps fort dans la vie familiale :
un moment festif qui ravit au premier chef les enfants.

Fidèle observateur des moeurs du pays minier, le poète patoisant Jules Mousseron a décrit,
au début du XIXe siècle, le cérémonial des ratons :

« Ch’est carnéval.
Il est l’brunette/
Autour du poêle, in rang d’ognons/
L’z’ infants sont assis à l’coïette
Grand’mèr’ va lieu fair’ des ratons/
Les goss’s ont tertous leu frimousse/
Tourné’su l’séyau (5) qui contient/
El pât’ si légèr’ que del mousse/
Poussé’ pa lévure d’brassin. »
( Les Ratons ; Au Pays des Corons, 1907).

On s’en pourlècherait les babines ! •

(1) L’emploi de l’imparfait laisse supposer qu’à la date de parution du dictionnaire (début XIXe),
cette pratique n’existe plus.

(2) A toute allée signifie promptement, très vite.

(3) De là à voir dans la crêpe de la Chandeleur une survivance lointaine du mythe de la roue solaire,
il n’ y a qu’à tendre un rayon… de roue ou de soleil, c’est selon.

(4) A la Chandeleur suivante, la pièce enroulée dans les débris de la crêpe était réservée au premier pauvre
qui passait ;
(5) Séyau = seau ;
A l’coïette = bien au chaud ;
L’brunette = le soir, à la brune.

 

·         Dans le Valenciennois, des histoires de ratons (3/4)

dimanche 01.02.2009 – La Voix du Nord

|  TRADITIONS |

Dans un poème du « Pays des corons » (1907), Jules Mousseron relate
une flopée se ratons ».

Quell’ guins’ !

« All’met l’payèl’ su l’brais’ tout’ rouche
El burre i cante in frétillant/
Alle y coule aussi, à plein’ louche
/Et v’là l’z’infants qui s’mett’nt à rire/
Quand alle l’lanc’ presque au plafond
 ».

Mousseron a ce don d’évocation pour faire revivre ces faits et gestes du quotidien, d’une apparente banalité.
Ses vers en rouchi, sur les crêpes (1), sont un vrai régal pour l’esprit.

 Le poète se réjouit de voir

 « ces bouch’s s’barbouillant d’castonate
/Quell’ joi’, queull’ guins’
(2), queul appétit ! ».

Les enfants s’en donnent… à gorge déployée :
« A plein’s bouchi’s, toute el soirée/
les ratons régalent l’gaziau
(3)/
Les goss’s in ming’nt eun’ telle fourn ée/
pochénant
(4) comme eun’ lavette/
Un raton qui n’a pus su mier/
 » (5).

La femme, on le voit, est le personnage central qui préside au cérémonial des ratons.
D’après André Lebon (La Vie en Ostrevant au XIXe siècle), la chandeleur était considérée comme
la « fête de finmes ».
Ce que l’on retrouve dans d’autres régions d’ailleurs, comme la Bourgogne.
Cela s’explique, sans doute, par l’origine et la signification religieuse de la chandeleur,
à savoir la purification de la Vierge Marie, la femme par excellence,
quarante jours après la naissance de l’enfant Jésus.
Un proverbe du pays minier denaisien rend presque obligatoire, aux femmes,
la cuisson des crêpes, à la chandeleur, et leur consommation ce jour-là :

« les finmes, qui n’mingent pas d’ratons à l’keudlé, vont picher dins leus bas… »

Ici, j’ai toujours entendu, en patois bien sur :

"Si tene minch pas d’raton,
Té va pisser tout cron"

(En francais : si tu ne manges pas de crèpes
Tu vas pisser tout de travers)

Ca rejoint un peu le proverbe en rouchi.

 Et pourtant, cela ne réussit pas à toutes les représentantes du sexe dit faible.
Pour preuve, la mésaventure racontée, sur le mode ironique, par le journaliste de L’Écho de la frontière,
le 7 mars 1835. La scène se déroule dans une demeure, située près de la porte de Famars,

 
« avec des circonstances qu’il n’est pas possible de passer sous silence des commères du voisinage
s’étaient réunies dans une pièce reculée de l’habitation pour faire et manger les ratons,
tandis que les maris célébraient le carnaval de leur côté. Quand tout à coup…
 » •

(1)du latin crispus, ondulé ;
(2)bonne chère ;
(3)gosier bouchie = bouchée ;
(4)presser dans les mains ;
(5)manger.

 

 

 

 

Une autre histoire….

Le 2 février c’est la Chandeleur, c’est aussi le jour des crêpes: ces crêpes qui portent bonheur.
Mais pourquoi portent-elles bonheur?
D’anciennes croyances nous disent que faire sauter ou faire tourner des crêpes
avec de l’argent dans la main va nous apporter prospérité et richesse,
et va aussi nous éloigner des maladies durant toute l’année.

D’où vient cette vieille tradition ?

L’origine de la Chandeleur est païenne.
Au Moyen Âge, durant la messe, se bénissaient de nombreux cierges qui avait ensuite le pouvoir
( une fois rallumés ) de nous donner richesse en argent ou en récolte.
Les familles et les voisins se réunissaient après cette messe pour faire les fameuses crêpes.
Les faire sauter avec une monnaie d’or dans la main ou les conserver dans un endroit
( si possible en haut de l’armoire )les préservera des mauvais esprits,
de la foudre et des intempéries .

Cette tradition se conserve de nos jours à travers les crêpes.
De nombreuses crêperies ont vu le jour et ont fait connaître cette spécialité dans le monde entier.

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A c’teur, vla ein recete ed min coin…….

Galettes du nord (ratons)

 

 

      

Préparation : 20 min
Cuisson : 2 min par galette

Ingrédients (pour 6 personnes) :

– 330 g de farine de blé
– 4 oeufs
– 40 g de beurre
– 13 g de levure de boulanger
– 1 litre de lait
– sel
– 1 pierre de sucre

Préparation :

Dans un petit récipient, mélanger les 13 g de levure de boulanger avec 2 cuillères à soupe d’eau tiède et 1 pierre de sucre.

Dans une casserole, faire tiédir le lait.

Dans un saladier, incorporer 330 g de farine de blé et ajouter les oeufs un à un ainsi que le lait (petit à petit pour éviter les grumeaux).

Faire fondre le beurre et une fois refroidi, l’incorporer à la pâte. Ajouter la levure et une pincée de sel.

Placer la pâte dans un endroit sec (tel que le micro-ondes, à l’abri des courants d’air) et laisser lever la pâte environ 3 heures.

*

Tout cha, cha m’a l’air fin bon!

vivment d’min qu’in s’met à tap…….

*

Tirée d’un autre site :

COUTUMES ET TRADITIONS

 

Les Ratons : mi-tarte, mi-flan

Dans les années 1650, il semblerait que ces sortes de petites tartes plates, classées en pâtisserie, soit plutôt un plat salé, alors que dans la deuxième moitié du 18ème siècles, elles semblent se transformer en dessert ou friandise sucrée qui était fort appréciée.

Cette recette est basée sur une farce au fromage pour la variante salée ou de crème patissière pour la variante sucrée, étalée sur un petit rond de pâte.

Le nom de cette recette est apparemment du à la forme allongée que l’on donnait à la pâte et du dôme formé par la cuisson de la farce au fromage, qui rappelait la forme d’un petit rat.

Ratons salés (1655)

 

Ils se font en tirant un morceau de pâte de façon en rond, & étendant par tout le dessus de la farce de fromage; on les met cuire dans le four, & on les sert bien chauds.

Farce au fromage : Prenez autant de fromage mol que de fin, une livre de beurre frais, huit oeufs, desquels vous osterez le moitié des blancs, & demy litron de fleur (de farine), vous destremperez bien le tout avec Eau froide, en suffisante quantité, puis en ferez l’essay; si vous la trouvez trop fine vous y adjousterez de la farine : si elle est trop forte remettez y du beurre avec de l’Eau.

Ratons sucrés (1755)

Crème pâtissière

Mettez dans une terrine huit jaune d’oeufs, deux poignées de fleur de farine, un peu de sel menu & du sucre en poudre à discrétion, délayez bien le tout ensemble dans un peu de lait, ensuite mettez sur le feu une chopine de bon lait, & quand il commencera à bouillir, vous y verserez des jaunes d’oeufs détrempés, & tournerez toujours avec une cuillère jusqu’à ce qu’il soit épais comme de la bouillie qui est cuite ; vous y ajouterez une cuillerée d’eau de fleur d’orange & la mettrez dans un plat : elle vous servira à faire des tourtes, tartelettes et ratons.

 

Pâte et recette

Jettez sur une table bien propre un litron de fleur de farine, faite une petite fosse au milieu, mettez-y un quarteron de beurre frais, une demi-once de sel menu & un demi-septier d’eau tiède, maniez bien le tout ensemble & en formez une pâte bien liée & mollette, ensuite faites-en de petites abaisses rondes de l’épaisseur d’un quart d’écu, donnez-leur la grandeur qu’il vous plaira; ordinairement on les fait petites & on les met dans de petites tourtières graissées de beurre, ou sur du papier aussi graissé ou bien poudré de farine, afin qu’elles ne s’attachent point au papier; on les garnit d’un peu de farce, comme on l’a remarqué à la crème patissière; il n’en faut guère mettre : ensuite on les dore légèrement d’un jaune d’oeuf & on les met cuire au four : ces ratons étant cuits, on les poudre de sucre & d’une goutte d’eau de fleur d’orange, puis on les sert chaudement.

Adaptation et recette

Son adaptation est facile car cette recette n’utilise que des éléments simples. Pour un premier essai, les proportions ont été divisées.

 

 

Recette pour 7-8 ratons

Ingrédients:

  • 150 g de farine (pour la pâte)
  • 50 g de beurre (pour la pâte)
  • 100 ml d’eau (pour la pâte)
  • 1 pincée de sel
  • 4 jaunes d’oeuf
  • 1 poignée de farine
  • 50 à 100 grammes de sucre
  • 500 ml de lait

Faites votre pâte en mélangeant la farine, l’eau, le beurre et le sel dans un bol avec vos doigts. Pour former chaque raton, prenez un peu de pâte que vous étalerez en ovale sur une plaque de four graissée ou farinée. Relevez un peu les bords de la pâte pour que la crème ne coule pas.

Faites votre crème pâtissière comme indiquée plus haut et étalez-la sur vos ratons. N’en mettez pas trop car la crème risque de couler à la cuisson. Enfournez pendant environ 1/2 heure à 200°C dans un four chaud, en surveillant la cuisson.

*****

Et en voici une autre de "Chez Ulsanne"

Mes ratons

                                  Voici ma recette de crêpes:

Ingrédients:
Pour 1 kg de farine
5 oeufs,
3/4l de lait,
50 cl de bière,
1 sachet de sucre vanillé,
1 cube de levure de boulanger,
1 sachet de levure chimique,
1 c à s d’huile,
1 c à s de rhum,
sucre en poudre.

   Préparer la pâte 2 à 3 heures avant la cuisson

                                          Dans un bol, émiettez la levure, ajoutez 2 c à s de sucre en poudre puis du lait tiède.
Laisser reposer.

                                 Séparer les blancs de jaunes d’oeufs et battre les blancs en neige.

                                Dans un grand saladier, délayer la farine,l’huile, les jaunes d’oeufs,
                   le lait, la bière (de préférence au mixeur électrique ) pour obtenir une pâte sans grumeaux.
                        Y ajouter les blancs en neige , le bol de levure, le sachet de levure chimique,
le sachet de sucre vanillé et la c à s de rhum.
           Bien mélanger le tout afin d’obtenir une pâte onctueuse.
                Couvrir d’un torchon propre et laisser reposer quelques heures.

   Dans une poêle très chaude, versez un peu de beurre pour graisser la poêle.
Versez 1/2 louche de pâte et faire cuire environ 3 mn.

  (Si votre première crêpe est un peu sèche, rajoutez du lait,
si elle se déchire rajoutez de la farine en la tamisant et la fouettant
pour éviter les grumeaux)

                        Selon les goûts, dégustez les crêpes saupoudrées de sucre en poudre
ou de cassonade accompagnées de cidre brut.

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Avec toutes ces delicieuses pensées, je vous souhaite une bonne nuit.

A demain, devant nos fourneaux.

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GOODBYE BAFANA….

 

N E L S O N    M A N D E L A 

Homme politique sud-africain, célèbre pour sa lutte contre l’apartheid.Origines

De son nom originel Rolihlahla Mandela, il est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, au Transkei, dans l’actuelle province du Cap-Oriental, en Afrique du Sud.l est issu d’une famille de chefs de village.
C’est un pasteur qui lui donnera le prénom occidental de Nelson, qu’il a conservé depuis.

ll est le premier de sa famille à suivre une scolarité.
Il suit des études à l’université de Fort Hare, où il rencontre Oliver Tambo et où il proteste contre le règlement universitaire.
Son boyco
lui vaut d’être renvoyé. Pour échapper à un mariage arrangé, il s’établit à Johannesburg, où il suit des études de droit.
En 1942,
rejoint le Congrès National Africain (CNA), pour lutter contre la domination politiq
de la minorité blanche.
En 1944, avec Tambo, il fonde une ligue de la jeunesse au sein du CNA.
1948 voit l’instauration de l’apartheid. Nelson Mndela s’enagage alor ontre les dcsiscriminaons.Le 5

 décembre 1956, il est arrêté avec d’autres opposants, mais finalement acquitté.

 Après le massacre de Sharpeville et l’interdiction du CNA, Nelson Mandela prône l’action armée.Il est emprisonné en 1962, avant d’être condamné à cinq de priso
n en 1963.

Ses actions envers l’apartheid lui valent d’être condamné à la prison à perpétuité en 1964.Les années passant, il devient l’un des plus anciens et des plus célèbres prisonniers politiques au monde.Le 7 décembre 1988, il quitte sa prison pour une résidence surveillée.

 

 

Il est définitivement libéré le 11 février 1990 sur ordre de Frederik de Klerk, qui, alors au pouvoir, demande son aide pour éviter la guerre civile.Nelson Mandela et Frederik de Klerk s’associent alors pour mettre fin à l’apartheid. Un régime de transition est ensuite mis en place.Nelson Mandela remporte les premières élections libres le 27 avril 1994 et devient président de la République sud-africaine.Il préside un gouvernement d’union nationale, qui rassemble des partis représentant des communautés noire, blanche et zoulou.La présidence de Mandela donne un nouveau visage à l’Afrique du Sud et lui redonne sa place au sein de la communauté internationale.Il quitte la vie politique à la fin de son mandat, en 1999, et se lance dans la lutte contre le SIDA

 

Pourquoi on l’aime ?

Parce qu’il est une leçon de courage et d’humanisme. Nelson Mandela est une figure de l’Histoire contemporaine mondiale.

 

Ses plus grands succès

C’est d’avoir mis fin au régime d’apartheid et d’avoir instauré la démocratie en Afrique du Sud.
Actions pour lesquelles il a reçu en 1993, le Prix Nobel de la Paix, avec Frederik de Klerk.
Spécificités et caractéristiqueNelson Mandela a été emprisonné pendant 33 ans d’affilée pour son combat contre la ségrégation raciale.



Ses amours

En 1956, il épouse Winnie Madikizela, qui l’accompagne dans son combat contre l’apartheid.
Ensemble, ils ont eu deux filles.
Le couple divorce en 1992. Winnie est officiellement sa seconde épouse, après son mariage forcé.
Il s’est remarié en 1998 avec Graça Machel, veuve d’un ancien président du Mozambique.

 

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Un long chemin vers la liberté

par Nelson Mandela

( Livre )
Livre de poche (Le)
Première édition : Fayard – 1995

Les Mémoires du grand leader sud-africain.

 Il raconte son enfance, sa formation, sa carrière, ses luttes, les années de prison, sa libération,

 son élection à la présidence.

Commencés en 1974 au pénitencier de Robben Island, ces souvenirs furent achevés par Nelson Mandela

 après sa libération, en 1990, à l’issue de vingt-sept années de détention.

Rarement une destinée individuelle se sera aussi étroitement confondue avec le combat d’un peuple

 et le devenir d’une nation.

« Nelson Mandela raconte comment le petit campagnard, né en 1918 au Transkei,

 dans la famille royale des Thembus, va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs d’Afrique du Sud

 et devenir un des principaux responsables de l’ANC.

 Ce récit mêle les souvenirs personnels, voire intimes, aux analyses de la situation en afrique du Sud et

aux descriptions des luttes et des combats contre la domination blanche et l’apartheid.

 L’enfance et les rites d’initiation, la fuite à Johannesburg, le travail dans les mines et les études de droit,

 le premier mariage et le divorce, puis le second mariage avec Winnie, la découverte du nationalisme africain,

 les Campagnes de défi, la clandestinité, la lutte armée et la prison.

Commencent alors les longues années de travail forcé – treize ans dans une carrière de chaux -,

d’attente, mais aussi d’espoir et de luttes.

Dans les années 1980, le régime d’apartheid bousculé à l’intérieur par la résistance noire, étranglé par les sanctions économiques, n’aura d’autre issue que la négociation. Nelson Mandela, qui est devenu un mythe,

 sera l’homme clef pour sortir son pays de l’impasse où l’ont enfermé quarante années d’apartheid. »)

« Document majeur sur un des grands bouleversements de cette fin de siècle, ce livre est aussi le témoignage

 d’un combat exemplaire pour la dignité humaine.

Un long chemin vers la liberté est un de ces rares livres qui deviennent non seulement un repère

 mais une condition de notre humanité. André Brink.

 Une personnalité exceptionnelle, dotée du rayonnement sans complexe d’une humanité toute simple…

 Le besoin de mettre les choses au clair de part et d’autre, mais avec une remarquable générosité à l’égard des anciens adversaires, accordant toujours le bénéfice du doute, et cela aux Blancs comme aux Noirs,

domine véritablement cette autobiographie lucide et instructive. » (Wole Soyinka, prix Nobel de littérature)

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Dimanche soir, j’ai regardé à la télé un film relatant la vie de Nelson MANDELA

 

Pendant ses années de prison.

 

« GOOD BYE BAFANA »

 

La vie de James Gregory, un Sud-Africain blanc, gardien de prison en charge de Nelson Mandela,
de l’incarcération de ce dernier dans les années 60 à sa libération en 1990.
Pendant 25 ans, Gregory s’est occupé de Mandela jour après jour.
Il a été son geôlier, son censeur mais aussi son confident, de Robben Island à Pollsmoor,
et enfin jusqu’à Victor Verster d’où il fut libéré en 1990.

Date de sortie : 11 Avril 2007   

Réalisé par Bille August

Avec Joseph Fiennes, Dennis Haysbert, Diane Kruger   Plus…

Film allemand, belge, sud-africain, britannique, luxembourgeois. 

Genre : Drame

Durée : 1h 58min. 

Année de production : 2007

Distribué par Paramount Pictures France

Mon appréciation

J’ai trouvé ce film très beau, relatant la vérité sur la vie de N. Mandela, en prison.

L’appréciation cinématographique n’en pense pas la même chose….

Il faut voir ce film pour se rendre compte et juger.

 

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Pendant plus de 25 ans, James Gregory aura été le gardien de prison chargé de Nelson Mandela.
Comme
Nelson Mandela a dû changer de prison plusieurs fois (dixit le film), James Gregory s’est vu confier sa garde
du fait de sa connaissance de la langue de Mandela, car il avait connu enfant un jeune garçon noir
avec qui il jouait et qui parlait la même langue

Le film est tiré d’un roman, écrit par ce même geôlier, qui affirme avoir été intime et ami de Mandela en prison.

 

Goodbye Bafana est avant tout le projet d’un homme, Jean-Luc Van Damme, publicitaire bruxellois ayant décidé de se reconvertir
en producteur de films via sa société
Banana Films.
Le projet faillit à diverses reprises ne jamais aboutir suite à des difficultés budgétaires[1].

 

 

APPRECIATION

Une nouvelle affectation pour un destin hors du commun.
En 1968, quand James Gregory apprend qu’il sera le nouveau geôlier de Nelson Mandela
à Robben Island,
il est ravi de servir son pays en surveillant de près un « terroriste », l’ennemi public numéro
un d’un Etat ségrégationniste.
C’est avec zèle qu’il s’engage dans cette mission avec un atout de taille : il parle le xhosa,
la langue du leader de l’African national congress (ANC, Congrès national africain).
Goodbye Bafana est le récit de la rencontre improbable de deux hommes,
un afrikaner blanc qui croit à la supériorité de la race blanche et d’un être exceptionnel
qui s’est engagé dans une lutte pour l’égalité de tous en terre sud-africaine miné par l’Apartheid.

Une amitié improbable

Le film de Bille August est inspiré des mémoires de James Gregory – Le regard de l’antilope),
décédé en 2003 d’un cancer
. Il se veut une démonstration de la capacité de l’être humain à évoluer dans ses convictions.
Plus de deux décennies auprès de Nelson Mandela, interprété par un Dennis Haysbert
qui laisse transpirer dans son jeu tout le respect qu’il éprouve pour son personnage,
ne peuvent laisser indifférent.
Gregory en fera l’apprentissage malgré lui. Tiraillé entre ses devoirs envers sa famille,
que lui rappelle sans cesse son épouse, alias Diane Kruger, et l’intuition qu’il a du bien-fondé
du combat que mène son prisonnier.
Le couple atypique que forme Mandela et Gregory traverse les années et se nourrit du
respect mutuel qu’éprouvent l’un pour l’autre les deux hommes.

Le réalisateur danois, en dépit d’une approche trop esthétisée, arrive tout de même
à transmettre une émotion qui tient moins de sa narration que de l’objet même de celle-ci.
Des gardiens de prisons dont pas un pli ne bouleverse la fluidité des uniformes,
des scènes de violence réduites à leur expression métaphorique, nuisent quelque
peu à la vraisemblance du récit.
Un pan douloureux de l’histoire sud-africaine incarnée par l’abnégation d’un homme,
Nelson Mandela.
L’incapacité pour ce dernier de se rendre à l’enterrement de son fils aîné,
qui se tue dans un accident de voiture, marquera à jamais Madiba, et plus tard son geôlier.

Une leçon de tolérance à réviser

Goodbye Bafana, c’est aussi en toile de fond les tractations politiques qui mèneront,
après 27 ans d’emprisonnent – un record absolu pour un détenu politique-,
à la libération de Nelson Mandela, le poing levé, le 11 février 1990.
Il écrit alors à son maton personnel :

« Aujourd’hui prennent fin les merveilleuses heures que nous avons passées ensemble
pendant ces deux dernières décennies.
Mais vous resterez toujours dans mes pensées ».

Ces mots sont l’illustration des nombreuses leçons de tolérance et de paix que l’Afrique du Sud,
à travers notamment Nelson Mandela, n’a cessé d’enseigner au monde au cours de sa douloureuse histoire.
Goodbye Bafana est une nécessaire piqûre de rappel à nos esprits encore trop étriqués

 

 

 

Goodbye Bafana

Gardien de prison maîtrisant le Xhosa, langue maternelle de Nelson Mandela (Dennis Haysbert),
 James Gregory (Joseph Fiennes) est affecté à la surveillance du leader de
l’ANC afin d’exercer contrôle et censure à l’encontre de l’ennemi national,
Avec cette adaptation d’une grande platitude, Bille August,
le moins célèbre des palmés cannois (Pelle le conquérant et Les meilleurs intentions),
n’essaie jamais de jouer au mauvais petit canard.
Déroulant un scénario tout lisse qu’une mise en scène sans relief
ne parvient jamais à faire décoller, son film ressemble au travail appliqué d’un élève consciencieux
mais incapable de s’extraire du mode d’emploi recommandé.
Certes, la force de l’histoire de Mandela, emprisonné durant 27 ans, se suffit à elle-même pour générer de l’émotion.
Hélas, la manière de nous y amener est si classique, prévisible, en bref hollywoodienne dans sa façon de prendre
le spectateur par la main, qu’entre deux bâillements, il y a de quoi s’agacer.

D’abord, l’impression d’avoir toujours deux temps d’avance sur le récit  n’aide guère à se passionner pour l’histoire.
De plus, le sujet du film n’est ni Nelson Mandela, ni sa lutte, mais plutôt l’éveil,
long et délicat, d’un homme qui s’extirpe peu à peu des recommandations
officielles pour aller chercher, seul, sa vérité – soit exactement ce que
le réalisateur ne parvient pas à faire.
Problème, le gardien de prison, un peu limité, et sa famille
ne sont guère passionnants.
Seule
Diane Kruger, particulièrement répugnante, éveille l’attention.
Elle est totalement conditionnée, et on frémit à l’écoute de ce joli minois,
expliquant en toute bonne foi à ses enfants, pourquoi les noirs sont méchants,
et que cette différence est voulue par Dieu.

Pour le reste, c’est l’archétype du film occidental se penchant sur l’Afrique
. Encore une fois, l’histoire est vu par le regard d’un blanc, ce qui est plus rassurant
et à même de sensibiliser les spectateurs du Nord.
Quant au thème, forcément fédérateur, d’une lutte héroïque à laquelle on ne peut qu’adhérer,
il ne bouleversera rien puisqu’il ne fait que relire une histoire maintenant consensuelle.

Adapté du livre de James Gregory, Le regard de l’antilope,
il convient de préciser que Nelson Mandela, dans ses mémoires,
n’accrédite pas cette représentation des événements, et, notamment,
de ses rapports avec son geôlier.
Si Goodbye Bafana ne garantit même pas la vérité historique, au moins devrait-il rapporter un peu d’argent….
grâce au sorties scolaires.

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DECEMBRE- Vive les Fêtes

                                                                        

            

 Hello, mes amis!

Voilà, nous arrivons à grands pas dans Décembre!

Le mois des fêtes dans notre beau pays du Nord et de Belgique!

Déjà, Novembre nous prépare à célébrer les Saints :

Le 22 nov, Sainte Cécile peaufine ses instruments de musique pour nous jouer la sérénade.

  Le 25, Arrive Sainte Catherine avec son cortège de Catherinettes coiffées de charmants, d’amusants couvre-chefs.

Pour d’un saut de puce faire irruption dans décembre, le 1er avec Saint Eloi,

Patron des gens qui touchent le fer (métallurgie)

Le 4 décembre, Saint Barbe, patronne vénérée des militaires, des pompiers, des artificiers, des mineurs, se profile,

Pour aussitôt céder la passage à Saint Nicolas, Saint patron des garçons, des petits enfants en âges scolaire, des
des étudiants….

Les jours passeront un peu avant de célébrer royalement la naissance de Jésus, le 25 décembre.

NOEL

Allélluia, Le christ est né, par une belle nuit étoilée, là-bas, à Beetléem, dans une étable.
Pour sauver le monde.

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Sainte Cécile


Patronne des musiciens (IIIe siècle).

Nous savons peu de chose sur cette grande figure de l’hagiographie féminine. L’histoire nous assure qu’elle appartenait à une grande famille romaine, les Cecilii, qu’elle était chrétienne, qu’elle aidait les premiers papes de ses deniers et que, lorsque son époux se convertit, ils donnèrent à l’Eglise un terrain devenu cimetière : les catacombes de Saint-Calixte. Elle eut le privilège d’y être enterrée au milieu des papes.

Au IXe siècle, ses reliques sont transférées dans une église romaine proche du Tibre : Sainte-Cécile au Transtévère. Le reste n’est qu’embellissement poétique.

 La Cécile légendaire, promue vierge et martyre, a suppléé la Cécile historique, dame romaine opulente et donatrice secourable qui « chantait dans son c’ur la gloire de Dieu ».            



 

 

 

 

 

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 SAINT ELOI  – 1er Décembre

 

Saint Eloi

Evêque de Noyon (+ 659)

Gallo-romain originaire de Chaptelat dans le Limousin, "le bon saint Eloi" appartenait à une famille
de paysans aisés qui travaillaient eux-mêmes leur domaine, à la différence de tant de grands propriétaires
qui les faisaient cultiver par de nombreux esclaves.
Il laissa à l’un de ses frères le soin du domaine et entra comme apprenti orfèvre dans un atelier
où l’on frappait la monnaie royale selon les méthodes romaines anciennes.
Il gardait une partie des revenus venant de sa famille et il les employa au service de la charité des pauvres et des esclaves.
Il était aussi habile dans les émaux que dans les ciselures d’or fin.
Ces qualités professionnelles allaient de pair avec une scrupuleuse honnêteté.
Lorsqu’on lui demanda d’exécuter un trône d’or pour le roi Clotaire II (613-629), il en fit un deuxième avec l’or en surplus qu’il ne voulait pas garder pour lui-même.
Cet acte, étonnant pour l’époque, lui valut la confiance du roi qui lui demande de résider à Paris,
comme orfèvre royal, fonctionnaire de la Trésorerie royale et conseiller à la cour.
Nommé monétaire à Marseille, il rachètera de nombreux esclaves que l’on vendait sur le port.
Lorsque Dagobert devint roi en 629, il est rappelé à Paris où il dirige les ateliers monétaires du royaume franc,
qui se trouvait à Paris sur le quai des Orfèvres et près de l’actuelle rue de la Monnaie .
Il reçoit, entre autres, la commande d’orner les tombes de
sainte Geneviève et de saint Denis.
Il réalise des châsses pour
saint Germain, saint Séverin, saint Martin et sainte Colombe et de nombreu
objets liturgiques pour la nouvelle abbaye de Saint-Denis. Pour son honnêteté, sa franchise sans flagornerie
et la qualité de son jugement pacifique, il avait la confiance du roi qui le faisait souvent appeler près de lui
et lui confia même une mission de paix après du roi breton Judicaël.
Grande était la piété et la vie de prière de ce laïc qui allait souvent aux offices monastiques.
En 632, il fonde le monastère de Solignac au sud de Limoges et un an après, dans sa propre maison de l’île de la Cité,
le premier monastère féminin de Paris dont il confiera la charge à
sainte Aure.
Un an après la mort de Dagobert qu’il avait assisté dans ses derniers moments,
il quitte la cour en même temps que saint Ouen qui y était conseiller référendaire et chancelier.
Comme lui, il entre dans la cléricature et est ordonné prêtre.
Le même jour, le 13 mai 641, ils reçoivent l’épiscopat,
saint Ouen comme évêque de Rouen et, lui,
comme évêque de Noyon et Tournai, un diocèse qui s’étend jusqu’à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise.
Il tente, sans grand succès, d’évangéliser la région d’Anvers.
Au travers de ses sermons, nous connaissons la situation religieuse de cette époque et les superstitions païennes
qu’il rencontre.
Il fait sienne la spiritualité de saint Colomban, le moine irlandais, fonde des monastères et aime à se retirer
dans l’oratoire d’Ourscamps-sur-
Il voyage aussi. Nous le trouvons au concile de Châlon-sur-Saône et en Aquitaine, à Uzès et à Marseille.
Il meurt en 660, à la veille de partir pour Cahors.
La reine sainte Bathilde se déplacera pour son enterrement, mais arrivera trop tard.
A Paris, une église lui est dédiée dans le quartier parisien des ferronniers d’art et des ébénistes
l’église Saint-Eloi reconstruite en 1967.
Une église, détruite en 1793, lui était dédiée dans la rue des Orfèvres, près de l’hôtel de la Monnaie
(rue de la Monnaie à Paris 4ème).
A la cathédrale Notre-Dame, dans la chapelle Sainte-Anne, autrefois siège de leur confrérie,
les orfèvres et joailliers de Paris ont placé sa statue et restauré son autel.
Bien qu’une immense distance nous sépare l’un de l’autre et que nous ne puissions
espérer nous revoir sur cette terre, soyons unis dans le Christ.
Efforçons-nous de vivre de telle sorte qu’après si peu de temps, nous nous trouvions réunis,
en corps et âme tout à la fois, pour l’éternité.
Patron des
 
Agriculteurs  Bourreliers   Charrons   Forgerons   Horlogers   Maquignons   Mécaniciens (militaires)
Métallurgistes  Monnayeurs  Orfèvres  Plombiers  Serruriers  Vétérinaires

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Sainte Barbe

La sainte patronne des mineurs,
des pompiers et des métiers en lien avec le feu

Sainte-Barbe, une icône fédératrice pour les travaux souterrains :

Sainte-Barbe, née d’un père païen – adorant les idoles – vers 235 à Nicomédie (en Turquie, aujourd’hui Izmit),
fut cependant
de bonne heure instruite des vérités chrétiennes par ses lectures,
et fit de même tout son possible pour éviter le mariage.

Dioscore, son père, était un être d’une humeur bizarre et d’un naturel cruel ayant toutes les inclinations d’un barbare.
Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l’adolescence, était d’une beauté très remarquable,
et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l’exposer ses grâces jointes à une immense fortune,
imagina de l’enfermer dans une forteresse inaccessible.
La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu’à une prison.
Barbe profita de l’absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont
disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité :
le Père, le Fils et le Saint Esprit.

De même elle y traça des signes de croix.

Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes.
Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix.
Dioscore entra dans une grande colère en voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens :
elle fut obligée de fuir.
Il la poursuivit longtemps et, l’ayant enfin atteinte, il l’accabla de coups,
la prit par les cheveux et la ramena à sa maison où il la tint enfermée dans la tour et la traita comme une esclave.
Il la mena ensuite au tribunal de Marcien, gouverneur de la Province où, l’ayant accusée d’être chrétienne,
il demanda qu’elle fut châtiée selon la rigueur des édits que les empereurs avaient promulgués contre les chrétiens

Marcien s’efforça d’abord de la faire fléchir par de belles paroles mais, la voyant insensible à ses remontrances,
il changea cette feinte douceur en cruauté.
Après une horrible flagellation, il la fit ramener en prison en attendant d’avoir inventé
quelque nouveau supplice pour la punir
La même nuit, le Seigneur lui apparut dans une lumière admirable, l’exhorta à la persévérance,
lui promit de l’assister dans tous les combats qu’elle allait soutenir pour la gloire de son nom.
Et pour lui donner des marques sensibles de protection, il la guérit parfaitement de toutes ses plaies.

Le lendemain, le gouverneur la fit comparaître une seconde fois devant son tribunal,
et, la voyant guérie des blessures dont son corps avait été tout couvert,
il attribua ce miracle à ses faux dieux et tâcha de la persuader de leur offrir quelques sacrifices en actions de grâces.
au bourreau qui était présent de lui déchirer les flancs avec des peignes de fer,
et quand ils seraient entre ouverts, de les lui brûler avec des torches ardentes,
et, enfin, de lui décharger sur la tête de grands coups de marteau.
Pendant qu’on exécutait cet arrêt, elle avait les yeux élevés au ciel et priait.
A ces tourments en succéda un plus douloureux : la sainte eut les mamelles coupées ;
mais l’amour qu’elle portait à Dieu et le désir de souffrir pour lui, faisaient que ces douleurs lui étaient agréables.
Marcien, se voyant vaincu par la constance de Sainte-Barbe, s’avisa d’un autre genre de supplice,
qui était le plus sensible qui put faire souffrir une vierge :
il commanda qu’on lui ôta ses habits, et qu’en cet état elle fût chassée à coups de fouet par les rues de la ville.
Alors la sainte, levant les yeux au ciel, fit cette prière à Dieu :

"Ô mon Seigneur et mon Roi, qui couvrez quand il vous plaît le ciel de nuages et la terre de ténèbres
cachez, je vous en supplie, la nudité de mon corps, afin que les yeux des infidèles ne le voyant point
ils n’aient pas sujet de faire des railleries de votre servante
".

Sa prière fut aussitôt exaucée et Dieu lui apparut, remplit son cœur de consolation
et la couvrit d’un vêtement lumineux qui ôta aux idolâtres la vue de son corps.

Enfin, Marcien perdant tout espérance de faire ébranler le cœur de notre sainte,
qui avait parut invincible au milieu de tant de supplices, la condamna à avoir la tête tranchée.
Dioscore, qui s’était trouvé à tous les tourments de sa fille, semblait n’attendre que cette sentence
pour se baigner dans son sang virginal et achever d’assouvir sa rage contre elle ;
car dès qu’elle fut prononcée, il se présenta pour en être lui-même le bourreau
(afin qu’elle ne mourût point dans d’autres mains que les siennes).

Cette cruelle demande lui ayant été accordée, Barbe fut menée hors de la ville, en haut d’une montagne où,
étant arrivée, elle se mit à genoux pour remercier Dieu de la grâce qu’il lui faisait de l’honorer du martyre.
Elle le pria aussi d’exaucer ceux qui demanderaient quelque chose par son intercession.
A l’heure même, on entendit une voix céleste l’assurant que sa requête était exaucée,
et l’invitant à venir recevoir la couronne qui lui était préparée au ciel.
Son père inhumain ne lui laissa pas plus de temps pour faire sa prière :
il lui coupa la tête le 4 décembre, sous l’empire de Maximin Ier (et non de Maximien).
C’est alors que, se retournant à la Cour, triomphant et fier de son zèle à servir les idoles de l’état,
il fut, par le ciel, frappé d’un coup de foudre qui réduisit son corps en cendres.

Plus tard, le corps de Sainte-Barbe fut exhumé solennellement et ses reliques transportées en divers pays.

Par cette intervention divine contre son père, elle s’était révélée puissance de feu.

Elle eut pour compagne de son martyre une vertueuse femme appelée Julienne, convertie par son exemple.

Une autre version…….

Zone de Texte:                     Sainte Barbe  

         Barbara (Sainte-Barbe) était une princesse comme les autres. Un jour, alors que son père était parti à la chasse, un moine frappa à sa porte. Il lui proposa de devenir chrétienne. Il lui dit que si elle acceptait elle irait au Paradis à sa mort. Son père rentra quelques temps plus tard. Il lui demanda si tout s’était  bien passé. Barbara répondit que oui et lui cacha la venue du moine. 
La servante, qui avait tout écouté, alla voir le roi et lui dit la vérité. Le père décida de punir sa fille et l’enferma dans la tour du château. Elle y resta un an. Une année plus tard son père lui demanda si elle était toujours chrétienne et elle répondit oui. Fou de colère, son père la tua et comme promis, les anges vinrent la chercher pour l’emmener au Paradis. Au même moment, la foudre tua le roi. Ainsi, sainte Barbe est devenue la protectrice des métiers dangereux : pompiers, mineurs… car il y avait eu la foudre.

 

Dans le Nord, à Sin le Noble, cité minière du début du siècle

 

 

Arrive Saint Nicolas, le 6 décembre

 

        

 

Qui est SAINT NICOLAS ?

 

Saint Nicolas, saint patron et protecteur des petits enfants et de la Lorraine est fêté tous les 6 décembre,
surtout dans l’est de la France et dans le nord ainsi que dans de nombreux pays d’Europe.

La légende du Père Noel  a été crée à partir du personnage de Saint Nicolas. C’est en quelque sorte l’ancêtre du Père Noel.

L’histoire dit que le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari. Il est né à Patara en Asie Mineure entre 250 et 270 après J-C.  Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure.
C’est l’un des saints les plus populaires en Grêce et dans l’Eglise Latine.
Il fût Evêque de Myre au 4ème siècle. Sa vie et ses actes sont entourés de légendes.

Après sa mort, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes qui reflètent sa personnalité généreuse.
Chaque épisode de sa vie a donné lieu à lieu à un patronage ou une confrérie d’un métier ou d’une région.

C’est l’un des saints le plus souvent représenté dans l’iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d’Epinal, etc… Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.

Saint Nicolas, dans son costume d’évêque fait équipe avec un personnage sinistre, le père Fouettard. Celui-ci, tout vêtu de noir n’a pas le beau rôle puisqu’il est chargé de distribuer les coups de trique aux garnements.

La Saint Nicolas est aussi l’occasion pour les enfants de recevoir des cadeaux trois semaines avant que le Père Noël ne passe dans les cheminées.
 

La veille de la Saint Nicolas, les petits enfants placent leurs souliers devant la cheminée avant d’aller se coucher. Il dépose à côté de leurs chaussures, une carotte et des sucres pour la mule du Saint Nicolas et un verre de vin pour réchauffer le grand Saint.
 

  Depuis le XIIe siècle, on raconte que Saint Nicolas, déguisé, va de maison en maison dans la nuit du 5 au 6 décembre pour demander aux enfants s’ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux, des friandises et les méchants reçoivent une trique donnée par le compagnon de Saint Nicolas, le Père Fouettard.
 

 

  La Légende de Saint Nicolas veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui étaient venus demander l’hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint Nicolas passant par là demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans. Terrorisé le boucher prit la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie. Cette légende est à l’origine d’une célèbre chansonnette :
"Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs…"
 

De Saint Nicolas à Père Noel 

Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens.
Les Hollandais conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée "Nieuw Amsterdam" (en néerlandais) qui, en 1664, devint New York. En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.

Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l’enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

En 1821, un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant, remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d’orge et le débarrassa du Père Fouettard. L’âne fut remplacé par 8 rennes fringuants. 
C’est à la presse américaine que revient le mérite d’avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux. 


  
 

 

En 1860,Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais <<Harper’s Illustrated Weekly>>, revêt Santa-Claus d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d’un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus connu chez les francophones comme étant le père Noël.

 

La légende fit son chemin et c’est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine, plus accessible, un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. 

 

                        

 

Et les succulents pain d’épices de St Nicolas….

                        

Que de souvenir en voyant ces Saint Nicolas en pain d’épices!

 

La tradition était de mettre à la cheminée une assiette avec une carotte
une bettarave et un morceau de sucre pour l’âne de St Nicolas……..


La guerre 14/18… suite

 

 

 

 Mes amis, je vous salue!
Avez vous passé un bon dimanche?
Moi, très moyen, comme d’habitude.
Rien ne change, tout continue…..

 

 

 

 

Le 2 novembre 1918, les Canadiens ont libéré Valenciennes : enfin

  •     
 Valenciennes, quasi vidée de ses habitants,
n’est plus que ruines. La rue de Famars n’est plus reconnaissable.
 

HISTOIRE LOCALE |

Le Valenciennois Francis Cheval a consacré une monographie aux combats du Mont-Houy,
en novembre 1918, décisifs pour libération de Valenciennes.
Quatre-vingt-dix ans après, son travail honore autrement que par des plaques sur nos murs le sacrifice des
Canadiens, et celui du sergent Cairns, ce matin de novembre, si éloigné et si proche.
Extraits de son récit, en italiques.

Carte d’état major (14/18)

> L’attaque du 1er novembre.- Denain est libéré depuis quelques jours déjà.
Mais Valenciennes est encore aux mains des troupes du Kaiser, qui résistent avec l’énergie du désespoir.
Position-clef, la butte du Mont-Houy, qui tient l’Escaut.
Une première attaque, anglaise, la vise le 28 octobre
Elle permet d’avancer, mais n’est pas décisive
. Tout se joue le 1er .
Mais là, ce sont les Canadiens de la 10e brigade d’infanterie qui montent à l’assaut.
Deux assauts visent l’un Marly, l’autre le faubourg de Paris.

« Il n’y a pas de bombardement préparatoire.
Dès 5 h 15, l’infanterie des deux bataillons monte à l’assaut derrière une pluie de shrapnels (…
Les combats sont très violents.
Dès 6 heures, les premiers prisonniers affluent vers l’arrière. deux compagnies du 44 e se chargent
du nettoyage du Mont-Houy.

 

> La libération d’Aulnoy.- « À 6 h 30, deux bataillons sont maîtres du Chemin-Vert et du
carrefour du cimetière, objectif numéro 1.
Ébranlés par la puissance du tir de l’artillerie et la vigueur de l’attaque de l’infanterie
les soldats allemands des 35 e et 214e divisions se rendent en grand nombre. (…)
Le 44e pénètre dans Aulnoy à la poursuite des éléments ennemis.
Une batterie allemande est surprise, ses servants tués ou blessés.
Un blessé allemand réfugié auprès des civils dans la cave de la ferme Malaquin est extrait de son abr
à coups de crosses et de pieds par les Canadiens. Dans le feu de l’action, il y a peu de place pour la compassion. (…) Il est 8 heures, le jour se lève, Aulnoy est libre.
Dans la fumée des explosions et des incendies, quelques Aulnésiens parmi les plus
car les tirs se poursuivent, sortent de leurs abris pour accueillir leurs libérateurs et découvrir
un village dont la moitié des maisons n’a plus ni toit ni vitres et dont les rues sont pleines de cadavres. » >

 

La mort du sergent Cairns.-
« 
Les quatre compagnies du 46e ont atteint la ligne de chemin de fer Valenciennes-Maubeuge, objectif numéro 2.
Il est 9 heures.
Il s’avère nécessaire de connaître l’état des forces ennemies de l’autre côté de la ligne de chemin de fer.
Une patrouille est formée sous les ordres du lieutenant Mac Leod, du sergent Cairns et de neuf hommes.
Mac Leod, Cairns et deux hommes traversent la voie ferrée, pénètrent dans une usine où ils tombent nez à nez
avec une cinquantaine d’Allemands tellement surpris qu’ils laissent tous tomber leurs armes.

 

Tous sauf un, qui tire sur Cairns (lire également en page suivante).
Celui-ci bien que blessé réplique.
C’est la fusillade générale.
Cairns est touché à nouveau, ses compagnons l’emmènent inconscient.
Il est transporté au poste de secours d’Aulnoy. Il mourra le lendemain.
Il aurait eu 22 ans le 4 décembre.
Il était le troisième d’une famille de onze enfants qui a émigré d’Angleterre au Canada en 1911
pour s’installer dans le Saskatchewan ».

*********************

J’ai lu cet article ce matin dans "La Voix du Nord"
C’est la suite de l’article d’hier concernant le "Sergent H Cairns"

*********************

Je découvre comme vous ces événements qui se sont passés, il y a 100 ans, tout près de chez moi.
J’ignorais cet épisode de la vie de Valenciennes.

 

 

 

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A demain 

 

 

 

 

 


MEMOIRE

 

Bonsoir mes amis!

Eh oui, c’est bien la Toussaint aujourd’hui!
Le ciel tombe en lambeaux!

Quelle triste journée!

 

 

 

Il y a 90 ans, la libération de Valenciennes : se souvenir du sergent Cairns (1/3)

 Le sergent Cairns, mort le 2novembre 1918.

|  HISTOIRE LOCALE |

Pour se rendre du stade Nungesser au centre ville, via la place du Canada,
on doit emprunterla petite avenue du Sergent-Cairns.
Mais qui était donc ce militaire,dont le nom à consonnance britannique
a été donné à l’une de nos rues ?

Il faut remonter à la Première Guerre mondiale
Le sergent Hugh Cairns faisait partie de ces Canadiens qui ont libéré Valenciennes,
le 2 novembre 1918.
Il est décédé ce jour-là, des suites de ses blessures.

Les circonstances de sa mort sont héroïques et lui ont valu la Victoria Cross,
 la plus haute distinction qu’un membre des forces britanniques
ou du Commonwealth puisse obtenir,
pour acte de bravoure (1).
Le 1er novembre, alors qu’une mitrailleuse allemande ouvre le
feu, le sergent Cairns se saisit à son tour d’une mitrailleuse Lewis.
Sans hésiter, il se rue à l’attaque « seul face au tir direct de l’ennemi ».
Il tue cinq soldats allemands et s’empare de la mitrailleuse.
Quelque temps plus tard, il récidive son exploit et, cette fois,
descend douze soldats et en capture dix-huit autres,
ainsi que deux mitrailleuses supplémentaires !
Mais Hugh Cairns est sérieusement blessé, lors d’une nouvelle opération,
du côté de Marly
Il succombe le 2 novembre.

 

La bataille de Valenciennes

Ce que les Canadiens appellent la « bataille de Valenciennes » (2) a duré deux jours.
Selon le général Alex Ross, président de la Légion canadienne,
la délivrance de notre ville
« constitue la dernière opération importante des forces canadiennes
pendant la Grande Guerre
La prise de Valenciennes détruisit la dernière ligne de résistance de l’ennemi ».
Le corps canadien, commandé par le général Currie, inflige de lourdes
pertes à l’ennemi
(plusieurs centaines de tués).
Quatre-vingts Canadiens, quant à eux, ont payé de leur vie la libération
de Valenciennes, dont le sergent Cairns (3).

 (1) Soixante-dix soldats canadiens, seulement, ont eu droit à cet honneur suprême
durant la Première Guerre mondiale.

> (2) Un des moments forts des cent jours du Canada (4 août – 11 novembre 1918)
expression utiliséepour désigner la période cruciale pendant laquelle
s’est illustré le corps canadien.

Tombes de soldats canadiens.

> (3) Son frère aîné, Albert Cairns, est mort à 23 ans, peu de temps avant lui,
le 10 septembre 1918.
Il est inhumé au cimetière de Terlincthun, près de Boulogne.
G. Pierard, qui avait retrouvé des lettres écrites par Hugh Cairns,
confiait, dans les colonnes du « Petit Valenciennois » (juillet 1936) :
« J’ai découvert un fils aimant et aussi un frère inconsolable de la perte d’un aîné
avec qui il avait lutté de Vimy à Cambrai, sur les champs de bataille
que tant de Canadiens ont arrosé de leur sang. »

 Le Mémoriam de Vimy

 

  Les soldats canadiens

 

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  Je suis comme vous, j’ai appris aujourd’hui qui était ce Setrgent Cairns qui a donné son nom
 à une rue de Valenciennes.

Je n’avais pas fait le rapprochement des Canadiens et de Valenciennes..
Il est vrai qu’avec ces guerres et ces invasions en tous genre, Valenciennes a subi bien des
changements.

Ses rues ont pour la plupart des noms de gens célèbres, tant du domaine des arts, de la technique
de la découverte, des mines et aussi, en voici l’exemple des gens des armées.
Deux casernes ont effectvement cécu à Valenciennes :
La caserne Vincent devenue le BSN et la caserne Ronzier qui , elle n’existe plus.
Une caserne de gendarmerie existe toujours à Valenciennes, initialement située rue du Rôleur
elle a déménagé pour s’installer Boulebard H Harpignies..

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Je vous souhaite une bonne nuit

Faites de beaux rêves.

 

 


VALENCIENNES, terre de Musqiue

 

Bonsoir mes amis!

Je choisis une belle intro, mais je vois maintenant qu’elle vous souhaite une "Bonne Journée"
Pas grave.
Une si jolie créature  vous aidera à me pardonner.
Pas vrai?

La journée s’est bien passée pour vous?

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Valenciennes, terre de musiques

mercredi 29.10.2008, 05:09La Voix du Nord

 

     La chapelle Saint-Pierre, gravure de J. Harrewyn (XVIIe siècle), collection particulière.

    À partir d’aujourd’hui et tout au long du mois de novembre, nous vous proposerons de redécouvrir
    l’importance musicale de Valenciennes aux XVIe , XVIIe, XVIIIe siècle à travers différentes thématiques.
    Commençons par la chapelle Saint-Pierre.

    Capitale historique du Hainaut français, Valenciennes fut précocement connue pour sa tradition artistique.
    Le surnom d’Athènes du Nord lui fut donné avec emphase au XVIe siècle, témoignant du goût que la cité
    manifestait pour les arts et, ce faisant, du grand nombre d’artistes qu’elle suscitait.
    Valenciennes connut sous l’Ancien Régime une vie musicale remarquable, dont l’un des principaux
    foyers fut la chapelle Saint-Pierre.

    A la fin du XVIe siècle, la région du Nord est musicalement très fertile : de nombreuses maîtrises et chapelles
    musicales jouissent d’une réputation à travers toute l’Europe, et les cours princières se disputent l
    es chanteurs et compositeurs « franco-flamands » dont la maîtrise de l’art polyphonique est à son apogée.

    A Valenciennes, le magistrat de la ville entretenait une maîtrise constituée de voix d’enfants et d’adultes,
    dont la charge principale était de chanter les louanges de Marie, l’auguste libératrice de la cité
    lors du miracle du Saint-Cordon en 1008.
    Seuls les musiciens qui se distinguaient étaient admis, sur concours, dans cette institution.
    Elle semble avoir été créée grâce à la renommée de Jean Bonmarché, qui, natif de la cité
    puis devenu maître de chapelle du roi Philippe II d’Espagne, détermina le Magistrat à lui accorder
    une subvention pour créer une école de musique en 1570 lors de son retour dans la ville.

    Ainsi, au fils des ans, la maîtrise de la chapelle de Saint-Pierre chantera avec toujours plus de faste
    et de majesté le « salve », qui évoluera en « salut » au XVIIe siècle, et deviendra un rendez-vous
    quotidien de la vie musicale valenciennoise, une occasion pour les musiciens de composer de
    nombreuses pièces : motets, messes, Te Deum…
    La chapelle Saint-Pierre sera une pépinière, dont les carrières d’un Jacques Guislain Pamart
    ou de Martin Berteau témoignent. •

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      Voici quelques notes gaies de Valenciennes, l’ ATHENES DU NORD!

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    A demain chers amis du Net.

     

     

     

     

     

     

     


    Les Canadiens à Denain….

    • Il y a quatre-vingt-dix ans, les Canadiens libéraient Denain

    Le 27octobre 1918, le prince Édouard de Galles est à Denain

    | HISTOIRE LOCALE ~

    | Pour la première fois, Denain a organisé une manifestation pour commémorer le 90e anniversaire de la libération par les Canadiens).
    Un épisode historique que l’on a quelque peu oublié…
    Le samedi 19 octobre 1918 , la ville de Denain était enfin libérée du joug allemand par
    l’armée canadienne qui fera la même chose pour Valenciennes trois semaines plus tard (le 2 novembre)
    Le premier à marcher sur le pavé denaisien était même le caporal Jack Kundie,
    du 50e Bataillon d’infanterie canadienne.
    Voilà qui mettait fin à de longues années de privations et de souffrances.
    Il y avait si longtemps qu’il n’y avait plus de bière dans les cabarets et que les gens ne trouvaient
    pitance qu’auprès des comités de ravitaillement américain.
    En se retirant, les Allemands avaient noyé les mines et détruit les derniers hauts-fourneaux à l’explosif.

    « Le 19 octobre 1918, Denain fut délivré de son long martyre.
    Il n’y avait plus de pain, plus de lumière, plus de chauffage, »
    écrit André Jurénil dans son Histoire de Denain.
    Inutile de dire que les héros venus de l’autre côté de l’Atlantique furent chaleureusement reçus
    par les habitants qui ne voyaient plus le bout du tunnel teuton.
    Enfin, on entendait des militaires parler français !
    Si Denain fut officiellement libéré le 19 octobre (c’est en tout cas ce jour-là que les troupes traversèrent
    notre ville au pas de charge), c’est huit jours plus tard – le 27 octobre –
    que les Canadiens furent reçus en héros.
    Une cérémonie d’action de grâces fut même célébrée à l’église Saint-Martin en présence
    de l’état-major canadien :
    le prince Édouard de Galles,
    le lieutenant général Sir Arthur Currie,
    commandant du corps d’armée,
    le général de brigade Edward Morrison, commandant de l’artillerie
    et le général Sir David Watson, chef de la 4e division.
    Le prince et les hauts officiers passèrent les troupes en revue pendant que les Allemands
    étaient refoulés vers la Belgique.
    « Ils se postèrent sur le socle du monument de Villars, écorné par la chute de la statue enlevée
    par les Allemands.
    Les anciens combattants de 1870 – 1871, précédés du drapeau français qu’on revoyait enfin,
    défilèrent devant le jeune prince et les deux généraux, »
    peut-on encore lire dans le troisième tome de Jurénil.

    DENAIN…….. Au Canada…..

     Un lac et une rivière Denain au Québec

    Ces moments émouvants et mémorables de la libération de Denain marquèrent aussi à jamais
    les libérateurs canadiens.
    À tel point que le 13 mars 1924, ils rebaptisèrent du nom de Denain le lac et la rivière Namegosis
    et créèrent un canton à ce même patronyme.
    Ainsi que le précise une note, extraite d’un itinéraire toponymique québecquois,
    « le lac Denain est situé dans le sud-est du canton du même nom.
    La rivière Denain prend sa source au sud du lac et rejoint la rivière Chococouane.
    En 1951, on a même établi un dépôt forestier Denain à la jonction des deux rivières. »
    C’est ainsi qu’à plusieurs milliers de kilomètres bat un peu du coeur de notre cité. •

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    Qui croirait qu’un peu de notre cher Nord vit là-bas, par delà les mers…..
    Ca fait quand même chaud au coeur de savoir que nos noms, même existent encore
    sur ces terres lointaines outre-atlantique.

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    Jules Mousseron relate l’arrivée des  Canadiens à  D’nain….

     

    Jules Mousseron rendait compte à sa façon de l’arrivée des Canadiens à Denain

     

    L’ ARRIVÉE DES CANADIENS

     

     

     

     

    Jules Mousseron rendait compte à sa façon de l’arrivée des Canadiens à Denain

     

    L’ ARRIVÉE DES CANADIENS

     

     

    Nous passons, d’ tout’ la guerr’, les momints les pus graves.
    L’ s obus rappliqu’nt su D’nain, nous logeons dins les caves.
    Les cop’s d’ mine, au matin, sont v’nus nous dérinvier.
    Ch’ tot l’explosion des rout’s qué les Boch’s f’sot’nt sauter.
    Nous r’montons un momint, el peuv’ d’obus all’ cesse:
    Aussitôt, nous veyons les gamins bin à l’ aisse
    Qui s’amus’nt à juer au soldat su l’ pavé,
    Comm’ si l’ bombardémint n’arot point exité.
    Mais l’ canon arcomminche, in r’déquind cor pus vite.
    Ch’ n’est point gai d’ folloir vivre au fond d’eun’ cave humite.
    In a biau essayer d’ blaguer pou s’ désinnuir:
    L’ heure ed la délivranç’ vous forche à vous r’ceuillir.
    Pis l’s obus, réduisant les maisons in compote,
    In s’ démand’ si bintôt cha n’ s’ra point pou nous autres.

     

    D’pus quéqu’s jours, em’ famille a d’jà cangé d’ maison.
    L’s obus ont troé l’ nôtr’ comme un vieux patalon.
    Deux voisin’s eddins m’ cave ont même été blessées.
    Nous somm’s dins eune aut’ cave avec ces rescapées.
    Au souv’nir dé ç’ vénett’, les femm’s ont seul’mint peur
    Et les plaint’s des coissié’s ardoub’tent leu frayeur.
    A l’ lueur del candelle in vot leu teint d’ malate.
    Chaqu’ sécond’, dins l’ quartier, eun’ marmite alle éclate.
    In intind des maisons qui s’écroul’nt in mancheaux
    Et cheull’ dûss nous logeons s’ébranl’ comme un vaisseau.
    L’s obus r’tourn’nt les gardins mieux qu’avec eune escoupe;
    Ch’ n’est vraimint pas l’ momint d’aller cueiller eun’ soupe!
    L’ dernièr’ patroulle all’mand’ pass’ dins l’après-midi.
    Nous n’ verrons pus les Boch’s et cha bous fait plaisi.
    Ç’ plaisi n’ dur’ point longtemps; les femm’s r’prenn’nt leu tristesse.
    L’énervemint d’attindr’ pus qué l’ danger les blesse.
    In s’ dit: "V’là cor un jour qui fil’ dins l’inaction,
    Sans apporter d’ cang’mint à not’ situation."
    Là-d’sus, l’ canalle ed guerre est maudite ed pus belle.
    Mais tout d’un cop, eun’ voix arriv’ pa l’ supéruelle.
    Ch’est l’ gamin du visin qui cri: "V’là les Inglais!"
    In s’arluqu’ comm’ des fous, in n’ sait pus chu qu’in fait.
    Quate à quate in armonte et dins l’ rue in ravette.
    Queu bonheur! un Inglais est d,vant nous à cent mètes!
    Il avanche à p’tits pas in s’ garant, l’ long d’un mur,
    Car i prévot qu’ les Boch’s n’ sont pas partis, pour sûr!
    Il inscrit s’n arrivé’ su m’ démeur’ démolie.
    Pis, bienhéreux momint qu’ nous r’verrons tout’ la vie,
    Les gins, sortant des cav’s, intour’nt el’ brav’ soldat
    Et l’ imbrass’nt chacun s’ tour in l’ serrant dins les bras.
    Ç’ sauveur s’ trouve assiégé par eun’ foul’ délirante.
    Tout l’ monde est fou d’ bonheur, in brait, in rit, in cante;
    Et nos yeux imblouis n’ sé lass’nt point d’admirer
    L’homm’ qui courageus’mint nous fait r’vivre el premier.
    D’ nous vir si réjous, il est héreux li-même.
    Ch’est un biau Canadien. Oh! comm’ tout d’ suite in l’aime!
    Pour nous, martyrs des Boch’s, ç’ soldat-là, ch’est un dieu!
    Tous cheux qui ont souffert nous comprindront au mieux.
    D’aut’s Inglais nous arriv’nt. Ç’ cop-chi ch’est du délire!
    Des gins usés d’ misère ont r’trouvé leu sourire.
    Des pauv’s, à pein’ vêtus d’ mauvais’s loqu’s su leu piau,
    A leu cambuse in ruine accroch’tent des drapeaux.
    In un clin d’oeil, les ru’s s’ par’nt des couleurs françaises,
    Voix d’ vieillards et d’infants uniss’nt leu Marseillaise,
    Et les visag’s pâlis, meurtris pa les tourmints,
    S’illumin’nt dins l’éclat d’ l’heureus’ fièvr’ du momint.
    Faudrot pouvoir écrir’ ces chos’s avec des larmes!
    Jamais aucun souv’nir n’ara pour nous tant d’ charmes!
    Jamais rien n’égal’ra ces chers souv’nirs vécus.
    Et dir’ qué nous pinsot’s qué l’ joi’ n’existot pus!
    V’là toudis des soldats. D’ tout coeur, in les acclame!

     

    Ch’est des biaux Canadiens qu’eun’ belle ardeur inflamme.
    I nous dit’nt polimint qué nous somm’s in danger,
    Et dins les affreus’s cav’s, nous r’tournons nous mucher.
    Les hardis Canadiens in avant s’ précipitent.
    Bientôt, au bout del vill’, les mitrailleus’s crépitent.
    Hélas! combin d’ces brav’s qué nous vénons d’ chérir,
    Pou rindr’ la vie à d’ autr’s, au combat vont morir!
    Aussi, nous arvénons à d’ douloureus’s pinsées.
    D’ailleurs, bintôt, près d’ nous, nos deux voisin’s blessées
    Tressaill’nt in gémissant, saisi’s d’eun’ nouvell’ peur,
    Car el bombardémint arprind avec fureur.
    Les Boch’s sav’nt qué l’s Inglais ont occupé not’ ville
    Et fait’nt craquer sur nous leus shrapnells imbéciles.
    Sans pitié pou l’ civil, ces criminels All’mands
    Lanç’nt aussi dins l’ cité leus obus asphyxiants.
    Ces bandits-là n’ont point d’ pitié pour un centime,
    Et d’s innochints nombreux sont encor leus victimes.
    Les maux du microb’ boch’ d’mand’nt eun’ longu’ guérison:
    Eloigné d’ cheull’ sal’ biête, in r’chot cor sin poison!
    Soudain, au-d’sus del cave, y-a un grand r’mu’-ménache.
    Ch’est cor eun’ femm’ blessé’ qu’in nous ramène in bas:
    Un morciau dé shrapnell vient d’ li abîmer l’ bras.
    Nous li donnons nos soins. Mais… tous ces homm’s qui bougent,
    Qui vient’nt ed ram’ner l’ femme, in dirot qu’i sont rouges!
    Nous approchons l’ candelle… Et ch’est rouge, in effet!
    J’ cros bin: nous avons là tros biaux soldats français!
    I nous r’vett’nt, souriants d’ bonheur. In les imbrasse.
    Marronn’s roug’s, képis roug’s, tout d’ mêm’ nous imbarrassent.
    D’dûss qu’i d’vient’nt? D’dûss qu’i sort’nt, ces poilus mystérieux?
    Ces Français s’amusant ed nous vir si curieux?
    Infin, in nous apprind qu’ch’est trois prisonneirs d’ guerre,
    Evadés des Prussiens d’pus eun’ sémaine intière.
    El patron del maison les muchot à l’écart.
    In vient d’ les démucher. Ch’est trois fameux gaillards.
    L’ courageux citoyen qui-a tant risqué sa vie,
    Sourit modestémint d’ not’ surpris’ réjouie.
    Ch’est l’ comarat’ Devloo, j’ mets sin nom au grand jour.
    Pus tard, dins nos souv’nirs, i-ara sûr’mint sin tour.

     

    El canon canadien vient d’ s’installer tout proche.
    Il invo’ sans tarder l’s obus su l’armé’ boche.
    L’ maison all’ tranne incor, les vitr’s volt’nt in éclats.
    Les femm’s sont r’pris’s ed peur, mais les poilus sont là!
    Joyeux comm’ des pinchons s’évadant d’ leu guéïole,
    Ces Français délurés apport’nt el bonn’ parole.
    L’ canon, cha les connot, i s’in moqu’nt un p’tit peu.
    Et l’ nuit s’ passe in d’ visant gaîmint au coin du feu.

     

    Dimanche, 20 octobre.

     

    Mais in va camousser dins l’ cave, y-a pas à dire…
    Et nous r’montons bin vit’ sitôt qué l’ jour vient luire.
    In rest’ dins l’ ru’ malgré l’ consel des Canadiens.
    L’ mitrall’ ket d’ timps in temps, mais cha n’ nous fait pus rien.
    El biau ciel nous ranim’ d’ ses bienfaisant’s leumières,
    Quand hélas! nous veyons défiler des chivières
    Transportant des blessés, pâl’s et souffrant pour nous.
    Pieus’mint, nous les plaignons. Des femmes s’ mett’nt à g’noux.

     

    D’nain est tout plein d’Inglais; i-in vient pa tout’s les rues.
    Des gracieux cavaleirs, in passant, nous saluent.
    Ch’est des pus biaux soldats qué les Prussiens beutiers.
    Beaucop s’accot’nt à nous et nous d’vis’nt volintiers.
    Aux coins d’ corons, civils et Canadiens s’approchent,
    Et les femm’s, obliant qu’in n’ dot pus parler boche,
    Dit’nt aux bons Canadiens qui s’ gondolt’nt ed plaisir:
    "Nich capout, nicht boumboum? La guerr’ bintôt finir?"
    Et ch’est des scèn’s comiqu’s! des rir’s, des imbrassates!
    In dirot qu’ pus toudis in est des comarates!
    L’ caractèr’ canadien s’ marie au nôt’ fin bin…
    Mais i f’ra d’aut’s mariach’s après la guerr’, sûr’mint!

     

    Lundi, 21.

     

    V’là core ed l’artill’rie. A grande cops, cha rapplique.
    L’s artilleurs sont superb’s et les qu’vaux magnifiques.
    Les cuivr’s brill’nt comme ed l’or dins un rich’ matériel;
    Cha nous cang’ des viés’ri’s des Boch’s-romanichels.

     

    Des prisonniers all’mands r’pass’nt dins l’ ru’ chaqu’ minute.
    Dins D’nain, in vot les gins sortir ed leu cahute
    Pou dir’ tout leu mépris à ces trist’s marmousets
    Qui march’nt les yeux à tierr’, parç’ qu’i n’ont pas bin fait.

     

    I ket par chi par là des shrapnells et des bombes,
    Mais in s’y habitue, et pourtant un grand nombe
    D’imprudents sont tués in s’ prom’nant au déhors.
    Au contact des guerriers, in jue avec la mort.

     

    Mardi, 22.

     

    Sans discontinuer, l’armée inglais’ défile.
    Les fanfar’s indiablé’s résonn’tent dins not’ ville.
    Nous somm’s émerveillés ed vir tant d’ régimints.
    Les troupiers sont robust’s et march’nt au pas crân’mint.
    Des qu’vaux in plein’ vigueur mèn’nt el bell’ artill’rie.
    Des tracteurs étinç’lants saqu’nt les pus gross’ batt’ries,
    Des mulets intrépit’s trîn’nt des milliers d’ caissons.
    Les camions sont r’bourrés ed vivr’s et d’munitions.
    L’ vu’ d’ tout cha, dins nos coeurs, met l’ pus sincèr’ confiance,
    Et tout l’ monde applaudit l’armée ami’ d’
    la France.
    Les Inglais, qu’ nous vantons pou leus succès nombreux,
    Nous répond’nt carrémint qu’ les Poilus, ch’ est cor mieux.
    Spectaqu’ nouviau pour nous! les musiqu’s écossaisses
    Lanc’nt ed leus cornémus’s des sons pleins d’allégresse.
    Les soldats qui les suit’nt march’nt si fiers et si biaux,
    D’aut’s musiqu’s militair’s anim’nt el foul’ joyeusse.
    In cant’ la Marseillais’, Sambre-et-Meuse avec eusses.
    Des cris d’acclamation anim’nt ces biaux troupiers,
    Et des jonn’ fill’s lieu-z’offr’nt des fleurs et des baisers.
    El tonnerr’ du canon à tout’ volé’ randoulle
    Et mêle es voix puissante aux r’frains guerriers del foule.
    O peuple! edpus quatre ans, t’as si dur’mint souffert!
    Ch’est des cris d’ liberté qu’ té lanç’ ainsi dins l’air.
    Ch’ est l’ canchon d’ délivranç’ qu’ té jett’ dé t’ pauv’ carcasse.
    T’es libre et t’as bésoin dé l’ clamer dins l’espace.
    Ah! cri’ t’n arconnaissance aux soldats; car té sais
    Qu’ cheux-là qui t’ont fait libr’ t’ donn’ront aussi
    la Paix.
    Cante ed joi’, va, bon peupl’, té v’là sorti d’ l’abîme!
    Té n’ vivras pus jamais d’ momint aussi sublime.
    Les derniers sacrifiç’s chass’nt les derniers tyrans.
    Français, faisons honneur aux héros si vaillants!

     

    Les Canadiens s’ conduit’nt invers nous comm’ des frères.
    In sint qu’ leus amitiés pou l’ Français sont sincères.
    I sont polis, affabl’s, pleins d’ générosité.
    In peut dir’ qu’ ch’est les vrais soldats d’ l’humanité.
    Avec ces comarat’s, la vie ardévient bonne.
    In oubli’ d’jà s’ misère, in est dins un aut’ monne.
    Nous savons qu’ tout’s nos pein’s n’ nous quitt’ront point d’ sitôt.
    Mais nous somm’s quitt’s des Boch’s, et ch’est tout ç’ qu’i nous faut!

     

    Novembre 1918.

     

    Jules Mousseron, "Les Boches au Pays noir", 1920

     

     

     

     

    Le Mémorial de Dury.

     

     

     

     

    Denain, le cimetière.

     

     

    Au Mont Houy, Valenciennes

     

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    octobre.

     

     

    .

     

    , 21.

     

     


     

     

    .

     

    Mardi, 22.

     

    .

     

    .

     

    re 1918.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Un Nom : LOUISE de BETTIGNIES

     Bonsoir mes amis!

    Aves vous passé une bonne journée?
    Moi, oui! Ca va!
    J’ assisté chez mon amie Danielle, à une présentation de produits d’netretien
    "Mylène".
    C’est une marque belge.
    je ne connaissais pas il y a six mois.

    J’en ai acheté lors d’une première demonstration….
    J’en suis très contente.
    ce sont de très bons produits , pour toutes sortes de travaux de ménage :
    tant lessive que lavage des sols et des vitres, nettoyage des éléments de
    cuisine ou de sanitaire, bref, on les utlise dans tous les domaines.

    *********************

    Un article, toute à l’heure dans un magazine a attiré mon attention….

    Connaissez vous : LOUISE DE BETTIGNIES?

    Oui… Non…

    Voilà ce que j’ai découvert… ~

     

     

    LOUISE DE BETTIGNIES

    1880-1918

     

    Née près de Saint-Amand, le 15 juillet 1880,

    Elle dirige un réseau de renseignements dans le Nord de la France

     elle fut arrêtée par les Allemands en 1915 et mourut en prison.

     

     

     

     

     

      Curieux destin que celui de Louise de Bettignies : à l’orée de la guerre, elle s’apprêtait à entrer dans les Ordres, mais ce besoin de dévouement qu’elle portait en elle, cette vie qui l’animait, fit qu’elle opta pour une existence dangereuse, tellement exaltante , du service de Dieu, elle passa à celui de la patrie, avec la même ferveur.

     

    Louise, la "Jeanne d’Arc du Nord", est la fille de Julienne Mabille de Ponchevillle et d’Henri de Bettignies – une famille de vieille noblesse wallonne du Hainaut fondatrice au XVIIIe siècle de la manufacture de faïence impériale et royale de Tournai. Son bisaïeul, Louis-Maximilien implante une faïencerie au lieu-dit "Moulin des Loups" à Saint-Amand-les-Eaux. Henri de Bettignies vend l’affaire, peu avant la naissance de sa fille, en raison de difficultés financières.

    La jeune fille, désargentée, reçoit cependant les valeurs et l’éducation de son groupe. Elle fait ses études secondaires à Valenciennes, trouvant dans l’étude un exutoire à son indigence et à la mort de son père en 1903. Elle se destine d’abord au Carmel, à l’instar de son frère prêtre et de sa sœur religieuse, avant de choisir de mettre à profit ses facultés intellectuelles en se plaçant comme gouvernante dans des familles anglaises et allemandes afin d’apprendre leurs langues et de découvrir l’Europe.

    En 1914, les troupes allemandes envahissent le nord de la France. Louise prend part, en octobre, en compagnie de sa sœur, à la défense de Béthune, en ravitaillant les assiégés.

     

     

    En février 1915, lors d’un séjour à Saint-Omer, la jeune femme est contactée par un officier français
    du 2e Bureau qui lui propose de servir son pays en tant qu’agent de renseignement, proposition renouvelée
    peu de temps après par le Major Kirke pour l’Intelligence Service britannique.
    Après avoir obtenu l’assentiment de son directeur spirituel, le père Boulengé, l’auteur de son surnom
    de "Jeanne d’Arc du Nord", elle met en place, dans le secteur de Lille, conseillée par Monseigneur Charost
    évêque de Lille, l’embryon du futur "Service Alice" ou "Service Ramble". Passant par la Belgique et les Pays-Bas
    la désormais Alice Dubois transmets des informations en Grande-Bretagne.
    Elle est aidée dans sa tâche, à partir du printemps 1915, par la roubaisienne, Marie-Léonie Vanhoutt
    alias Charlotte Lameron. Cette dernière, ayant travaillé dès août 1914 à l’installation des ambulances,
    utilise son statut pour faire du renseignement.
    Elle met à profit ses voyages Bouchaute-Gand-Roubaix, destinés à transmettre des nouvel
    aux familles des soldats et à distribuer le courrier, pour informer les services anglais sur les mouvements
    des troupes et les lieux stratégiques.

    Le réseau Alice compte quatre-vingts personnes. Son efficacité est telle que les informations sont collectées
    et transmises en vingt-quatre heures.
    Deux pôles le composent
    Le premier est destiné à surveiller la frontière belge et les mouvements allemands.
    Il est donc constitué par des observateurs et des passeurs placés à des endroits stratégiques :
    gardes-barrière, chefs de gare, résistants locaux.
    Les informations glanées sont retranscrites sur de minces feuilles de papier japon et acheminées,
    en grande partie à pieds, en Hollande, principalement par Louise de Bettignies et Marie-Léonie Vanhoutte, entre Gand et Bruxelles puis Beerse.

     

     

    A partir de mai 1915, Alice Dubois travaille épisodiquement avec le 2e Bureau du commandant Walner
    sous le pseudonyme de Pauline.
    Par son action, elle permet d’anéantir deux mille pièces d’artillerie lors des batailles de Carency et Loos-en-Gohelle.
    A l’été 1915, un nouveau réseau d’information est mis en place dans le secteur de Cambrai-Valenciennes,
    Saint-Quentin et Mézières. Il informe, à l’automne 1915, de la préparation d’une attaque sur Verdun.

     

     

    Elle est à son tour mise aux arrêts le 20 octobre, à Tournai, alors qu’elle tente de traverser la frontière franco-belge
    munie de ses faux papiers.
    Son loueur de voiture, Georges de Saever, connaît le même sort.
    Dans la foulée les autorités allemandes organisent une confrontation et perquisitionnent chez les Geyter.
    Sur le terrain, les services de renseignement britanniques, tributaires des informations collectées par le réseau Alice,
    poursuivent son activité dans l’organisation de "la Dame Blanche", animée par les demoiselles Tendel.

    Louise retrouve son amie à la prison de Saint-Gilles dès le 26 octobre.
    Elles communiquent en tapant sur les tuyaux.
    L’instruction est conduite par le juge Goldschmidt.
    Pendant les six mois d’enquête, Louise de Bettignies ne dévie jamais : "comme un renard dans son trou,
    elle ne montrait que ce qu’il fallait, parlant peu, niant toujours".
    Incapables d’établir avec certitude la relation Louise de Bettignies – Alice Dubois
    les Allemands usent de stratagèmes pour recueillir quelques bribes de pièces à conviction pour étayer le dossier.
    C’est ainsi que Louise Letellier, une "compatriote", apparemment soumise aussi à la question,
    finit par obtenir de Louise de Bettignies la confession et cinq missives.
    La première phase de son plan achevé, le juge Goldschmidt utilise les informations contenues dans les lettres
    pour convaincre Marie-Léonie Vanhoutte de la trahison de sa compagne, mais en vain.

     

    Le 16 mars 1916, le conseil de guerre allemand siégeant à Bruxelles auquel participent le général Von Bissing,
    et le conseiller de guerre Stoëber, condamne à mort Louise de Bettignies pour activités d’espionnage,
    sans pour autant avoir pu démontrer qu’elle est la tête du réseau.
    Sa peine est commuée en détention à perpétuité, probablement en raison de la notoriété de la famille de Bettignies.
    Marie-Léonie Vanhoutte et Georges, initialement condamnés à mort, reçoivent quinze ans de travaux forcés
    pour trahison commise pendant l’état de guerre en prêtant aide à l’espionnage.
    Cette révision du jugement serait le résultat de la déclaration de Louise de Bettignies à ses juges –
    ses uniques propos en langue allemande de tout le procès ! -, reconnaissant ses responsabilités
    et demandant la grâce pour ses compagnons.

    Les condamnés purgent leur peine, à partir d’avril 1916, dans la prison de Siebourg près de Cologne,
    alors que, le 20 avril le général Joffre octroie à Louise de Bettignies une citation à l’ordre de l’armée.

    A la fin de janvier 1917, Louise de Bettignies est mise au cachot pour avoir refusé de fabriquer des pièces
    d’armement destinées à l’armée allemande et avoir entraîné le soulèvement de ses co-détenues.

    Louise de Bettignies succombe le 27 septembre 1918 des suites d’un abcès pleural mal opéré.
    Elle est alors enterrée dans le cimetière de Bocklemünd à Westfriedhof.

    Son corps est rapatrié le 21 février 1920 sur un affût de canon.
    Le 16 mars 1920, les Alliés organisent à Lille une cérémonie-hommage pendant laquelle la "Jeanne d’Arc du Nord"
    reçoit à titre posthume la croix de la légion d’honneur, la croix de guerre 14-18 avec palme,
    la médaille militaire anglaise et est faite officier de l’ordre de l’empire britannique.
    Louise de Bettignies, alias Alice Dubois, repose au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux.
    Le 11 novembre 1927, à l’initiative de la maréchale Foch et de la générale Weygand
    , une statue est inaugurée à Lille, sur le boulevard Carnot.
    A Notre-Dame de Lorette, une vitrine conserve la croix tombale qui a marqué la sépulture de
    Louise de Bettignies au cimetière de Cologne ainsi que sa citation à l’ordre de l’armée.

     

     Monument à Lille en son honneur

     

    A Saint Amand les eaux, une rue porte son nom.

     

    Dans cette rue, se trouvait l’entrée de l’ Hôpital.

     

    Voilà l’histoire d’une dame de la résistance.

    Il y en a eu beaucoup qui se sont démarqués pendant les 2 guerres, au sacrifice de leur vie.

    Ce sont de grands exemples de courage et d’abnégation.

     

    Donner sa vie pour en sauver d’autres, des milliers d’autres.

     

     

     

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 

    Bonne nuit et faites de beaux rêves 

    dede  


    Séquence : BALLADE EN NORD….

     

    BONSOIR MES AMIS!

    Un petit tour dans mon coin du Nord pour vous en faire découvrir les richesses et la beauté.

    Voici comment a commencé la renommée de SAINT AMAND les EAUX.

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    Les thermes de Saint-Amand-les-Eaux 

    Les eaux thermales qui jaillissent dans une clairière située au confluent de l’Elnon et de la Scarpe,
     étaient déjà connues des Nerviens.
    Lors de ses campagnes en Hainaut, Louis XIV, le roi soleil, ordonne des travaux sur le site,
    afin de capter l’eau-remède.
    A l’époque, elle sourdait encore librement à la surface du sol en pétillant de multiples bulles,
    d’où son nom "Fontaine Bouillon".

    Des travaux de préservation sont effectués, sous la direction du Maréchal de Vauban en 1667.
    En 1714, une autre source acquit sa réputation par la guérison qu’y trouva un évêque d’Arras.
    Elle continue à jaillir sous le nom de source de "l’Evêque d’Arras".
    C’est la plus sulfurée à l’émergence, et la plus chaude (26,2°).

    En 1875, un forage est creusé à quelques dizaines de mètres à l’est de la "Fontaine Bouillon",
    il fournira un débit très important et portera le nom de source "Vauban".
    Sa température est de19,8°.
    Ce n’est que ces dernières années que sont apparues "Amanda" et "Orée du bois", destinées à l’embouteillage.

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     Le thermalisme à St Amand les Eaux

    Les vertus des sources amandinoises sont connues depuis l’antiquité

    Les sources sont nombreuses à Saint-Amand mais elles ne sont pas toutes exploitées.
    Les plus anciennes, à l’origine jaillissant à la surface du sol, sont situées dans l’aire de l’établissement thermal. On y trouve "Vauban", "l’Evêque d’Arras", "Amanda" et" Orée du bois".

    Les origines des eaux
    sont d’abord météoriques.
    Elles se collectent à une vingtaine de kilomètres de Saint-Amand.
    Les eaux de pluie s’infiltrent dans le sol, le long du calcaire carbonifère, qui affleure à cet endroit.
    Elles descendent jusqu’à une profondeur d’une centaine de mètres, suivant la déclivité des couches.
    Elles se chargent alors, tout au long de leur parcours, des éléments minéraux qui les caractérisent au contact des roches qu’elles traversent.
    Les eaux remontent à la surface, à l’orée du bois, à la faveur de failles.
    De récentes recherches ont permis de retrouver des éléments et des métaux rares qui pourraient trouver leurs origines dans les eaux provenant de grande profondeur, dans le socle primaire.

    Le thermalisme

     

    Vouée au thermalisme depuis l’antiquité, Saint Amand les Eaux, unique station
    du Nord de la France, perpétue son activité dans un établissement entièrement rénové.
    Des milliers de curistes viennent jusqu’ici chaque année pour bénéficier
    des eaux naturellement chaudes et fabuleusement riches en soufre,
    réputées pour leurs vertus dans le traitement des affections des voies respiratoires
    et des rhumatismes en cures médicales de 3 semaines.

    Contre les douleurs rhumatismales, les applications de boues ont fait leurs preuves,
    en association avec une gamme de soins adaptés à chaque cas :
    l’hydromassage en piscine, le pédidouche et le manudouche, la douche pénétrante, la douche au jet…et la cure de boisson
    sont admistrés sous contrôle médical.
    Les eaux excellent aussi dans les traitements des voies respiratoires à travers diverses
    pratiques thermales : aérosols, inhalation en lumière de wood, vaporium...
    Au coeur de la forêt, loin de toute pollution, petits et grands retrouvent le souffle.
    Pour compléter la cure, pour les accompagnants ou tout simplement pour se détendre,
    les thermes proposent aussi des mini-cures de remises en forme et des cours d’aquagym.

     

    ****************

     LES EAUX THERMALES DE SAINT-AMAND.

    Près de la jolie petite ville de Saint-Amand, si connue par sa célèbre Abbaye,
    dans une prairie humide ombragée par une belle forêt se trouvent des eaux et des boues minérales.
    Tout fait croire qu’elles furent connues dans l’antiquité, car on a trouvé dans les environs
    des médailles et des restes de constructions romaines, ainsi qu’un grand nombre de statues
    en bois de 3 à 4 mètres de hauteur, que l’on retira en déblayant la source.

    Quoi qu’il en soit, il y a deux siècles, on ne connaissait en ce lieu qu’une seule
    fontaine nommée le Bouillon.
    Après la bataille de Lens, en 1648, l’archiduc Léopold, gouverneur des Pays-Bas,
    y fut amené par son médecin.
    Ce prince, disent les auteurs contemporains, attaqué de coliques néphrétiques
    et de gravier, fut parfaitement guéri par l’usage de ces eaux.

    Ce ne fut cependant qu’en 1697 que, par les ordres de Louis XIV, le maréchal De Boufflers
    y établit des constructions durables.
    Outre la fontaine principale, il y en a une autre qui fut couverte d’un pavillon.
    L’édifice s’étant écroulé vingt ans après, elle conserva le nom du Pavillon ruiné.
    Une troisième fut nommée Fontaine d’Arras, parce que l’évêque de cette ville y recouvra la santé.

    Pendant que les mineurs du roi étaient employés à ces travaux, ils furent commandés pour le siège
    d’Ath; après la prise de cette ville, ces mineurs revinrent à la fontaine; beaucoup d’entre eux
    avaient les jambes couvertes d’ulcères, qui disparurent en peu de temps par le contact de la vase
    dans laquelle ils travaillaient.
    C’est ce qui donna l’idée d’établir dans ce lieu des bains divisés à la superficie du sol par
    des châssis de bois; c’étaient dans ces compartiments que les malades s’enfonçaient
    jusqu’aux épaules, n’ayant que le ciel pour abri, et ce ne fut qu’en 1765 qu’une serre
    vitrée vint couvrir les baigneurs et les préserver de l’intempérie des saisons.

    Les chimistes se sont souvent occupés de la composition de ces eaux, qui sortent
    de la terre à une température de 19.5° centigrade en exhalant une odeur d’hydrogène sulfuré,
    et feu Monsieur Armet, médecin très connu à Valenciennes, chargé longtemps du service
    de cet établissement, a constaté, par une longue pratique, leur vertu pour la guérison des
    affections rhumatismales, ainsi que pour la paralysie.

     

    En 1804, Pierre Mourey, lieutenant du 55ème régiment d’infanterie, à la suite d’une blessure
    les remèdes que l’art indique en pareil cas, il vint aux Eaux et après avoir pris 3 bains,
    33 douches et 33 boues, il fut radicalement guéri.
    Il laissa ses béquilles à l’établissement et rejoignit son corps.
    Le prince Louis Bonaparte, qui fut roi de Hollande, vint pendant une année habiter la fontaine.
    Son séjour y amena beaucoup d’étrangers attirés par les fêtes qui signalèrent sa présence.

    Cet établissement, si utile dans le Nord de la France, eut beaucoup à souffrir pendant
    la Révolution; les bâtiments tombaient en ruines et les malades n’y trouvaient plus le
    confortable nécessaire à leur position.
    C’est ce qui engagea le Conseil-général du département à voter des fonds pour sa restauration
    complète. Les travaux commencèrent en 1840, d’après les plans et sous la direction
    de Monsieur Mallet, architecte à Douai.
    L’ignoble hangar fit place à une élégante rotonde et offrit à chaque baigneur un cabinet
    particulier au sortir des boues.
    Une arcade joint ce dôme vitré à un bâtiment d’apparence modeste, mais disposé intérieurement
    avec beaucoup de talent; il renferme des logements pour les baigneurs, des cabinets pour les bains
    d’eau pure et les douches, des salles de jeu et de vastes salons d’où l’on découvre la forêt
    et les belles charmilles plantées sous Louis XIV.
    Ces sombres allées protègent de leur ombre séculaire les nombreux visiteurs qui viennent
    y chercher, les uns la santé, les autres le plaisir.

    Chaque année, à l’ouverture de la saison, un bal attire en ce lieu la belle société des villes voisines
    .

    Monsieur BENEZECH de SAINT HONORE.

    Le Centre de Thermalisme :

    C’est à l’orée de la forêt que Centre Thermal de Saint-Amand accueille ses visiteurs souffrant d’affections rhumatismales et respiratoires supérieures. Ce Centre dispose d’équipements modernes dans un cadre chaleureux et confortable. N’oublions pas l’eau minérale de Saint-Amand qui apporte les bienfaits dont le corps a besoin. Les sources sont nombreuses. Une source par forage est située dans le centre de la ville, c’est la Source du Clos de l’Abbaye. Mais les plus anciennes, à l’origine jaillissant à la surface du sol, sont situées dans l’aire de l’établissement thermal, au confluent de l’Elnon et de la Scarpe. Ces eaux étaient déjà connues des Nerviens. Située à proximité de la voie romaine Bavay-Fort Mardyck, il est vraisemblable que les troupes venaient s’y abreuver. Lors de ses campagnes en Hainaut, Louis XIV ordonne des travaux sur le site afin de capter l’eau-remède. A l’époque, elle sourdait encore librement à la surface du sol en pétillant de multiples bulles d’où son nom " Fontaine bouillon ". Des travaux de préservation sont effectués, sous la direction de Vauban en 1667.
    En 1875, un forage est creusé à quelques dizaines de mètres de la " Fontaine bouillon " et fournira un débit très important et portera le nom de source Vauban. Sa température est de 19,8°. Ce n’est que ces dernières années que sont apparues " Amanda " et " Orée du bois ", destinées à l’embouteillage


     la Forêt de Raismes-St Amand-Wallers
    Le massif forestier le plus important du Parc Naturel de la plaine de la Scarpe
    et de l’Escaut. ( 4600 ha.). Nombreux aménagements, réserve ornithologique.
    De nombreux itinéraires équestres, circuits de cyclo-nature (VTT),
    et circuits pédestres, ainsi que des aires de détente, pique-nique,
    sites intéressants
    et curiosités
    ont été repérés et aménagés avec l’Office National des Forêts.  
     –
    La mare à Goriaux
    Étang d’affaissement minier où ont été observésplus
    de cent espèces d’oiseaux. Un sentier d’observation permet de découvrir
    ce site d’un grand intérêt ornithologique. 
    Le site de Sabatier : 
    Le terril de Sabatier culmine à plus de cent mètres de haut.
    En cours de re-colonisation végétale, il a été aménagé afin de faciliter
    son ascension.
    À son sommet, on peut profiter d’une vision panoramique sur le Valenciennois
    t sur la forêt domaniale (table d’orientation).  
     
    – Le centre d’Amaury :
    Ancien carreau de fosse entièrement reconquis par la nature,
    le site d’Amaury met à la disposition du visiteur 170 hectares d’espaces naturels,
    dont 60 hectares de plan d’eau. Voile, canoë, tir à l’arc, VTT, mini-golf,
    restauration (sur réservation), aires de pique-nique, boutique verte .

     SOINS |

     

    Besoin de prolonger les bienfaits des vacances ?
    Besoin de prendre un peu soin de votre corps avant l’hiver ?
    L’établissement thermal de Saint-Amand-les-Eaux n’accueille pas que des curistes.
    Il ouvre aussi ses portes à des hommes ou des femmes ayant envie ou besoin
    d’une remise en forme.
    Ça ne ressemble pas à ce qui se pratique en institut de beauté.
    Et, gros avantage, tous les soins sont pratiqués à l’eau des sources thermales
    riches en soufre, calcium et magnésium.

    La première chose qui frappe en franchissant la porte des thermes de Saint-Amand,
    c’est la chaleur.
    Puis le nez est titillé par une légère odeur de soufre.
    Avant toute chose, halte indispensable au vestiaire.
    L’hôtesse, joviale et causante, me remet un peignoir, une serviette et le numéro
    de mon casier.

    Passage rapide en cabine pour revêtir un maillot de bain et un bonnet de douche (obligatoire).
    Chaussée de sandales en plastique, je peux commencer mes soins du jour.

    Direction la piscine pour une immersion.
    Je partage la petite piscine ronde avec deux dames, des curistes.
    Les jets hydromassants viennent soulager mes lombaires et mes cervicales
    mises à rude épreuve à longueur de journée.
    L’eau thermale à 35° C invite au repos.
    Mes muscles se décontractent.

    Équipée de mon plan, je me dirige vers le secteur bains et douches.
    Je continue mon parcours de remise en forme par une douche pénétrante.
    J’avais le souvenir des douches aux jets dans d’autres centres de thalasso
    et je n’étais pas ravie de subir cette trop forte pression de l’eau.
    Là, rien à voir.

    Allongée sur le ventre, la tête bien calée grâce à un repose-nuque,
    une rampe de douches vient soulager mon corps, des pieds aux cervicales.
    La détente se poursuit dans la baignoire hydromassante.
    Des jets vont me masser de la plante des pieds au bout des doigts.
    Grâce à ce bain vivifiant et relaxant, je me sens requinquée et complètement
    détendue.

    Le vaporarium va poursuivre le relâchement de tout mon corps.
    Un agent thermal m’explique le principe.
    Je vais pénétrer dans une salle où l’eau thermale est pulvérisée sous forme
    de brouillard.
    C’est comme au hammam, la chaleur en moins.
    Impossible de laisser les yeux ouverts : je ne vois pas mes pieds.
    Je ferme les yeux et sombre dans un demi-sommeil, tout juste réveillée
    pour le prochain et dernier soin : la lumière de wood.
    Une invitation au sommeil dans une pièce plongée dans le noir,
    éclairée par des néons ultra-violets, et où un peu d’eau thermale est diffusée.
    Mon nez congestionné se débouche.
    Et cette fois, je ne vois plus du tout le temps passer et je m’endors,

     *****************

     

    Tout  ceci, est réel! Un sublime moment de bonheur.
    Relaxation, détente, massage à l’eau, massage aux jets très puissants,
    Salle "vaporarium" pour traiter les affections respiratoires, etc, tout est réuni
    à la "CURE THERMAL" de Saint Amand.
    Le site, au milieu d’un parc de plusieurs hectares, près d’un petit étang, est
    superbement reposant et agréable.
    Il y a quelques années, on pouvait joindre l’ agréable au superflu…
    La casino se trouvait dans le même parc que La Cure…..

    Il est désormais transféré sur la rocade Nord de Saint Amand et s’appelle le "PASINO"

     

     

    Le site est beaucoup moins bucolique, et la forêt n’est plus omniprésente.

    Dommage.

     

     

     La forêt jouxte la Cure de Saint amand

     

     

    *********************

    Voilà, de quoi vous donner envie de venir visiter mon petit coin de paradis, où de superbes
    promenades, en voiture, à vélo, à cheval, en petit train, en péniche, même vous
    feront découvrir une région de toute beauté dans la verdure et auprès de zones
    aquatiques superbes.

    Prenez le chemin d’un Nord si souvent décrié pour sa noirceur et sa laideur….

     

    **********************

     

    A bientôt Mes Amis

     

     

     

     

    A consommer sans modération…….


    CAYENNE – Le Bagne

     

    Salut mes amis!

    Comment allez vous?

    Voilà un petit moment que je ne suis pas venue vous dire bonjour, c’est vrai!
    Veuillez m’en excusez, SVP……

    En retraite, dites vous, on va avoir le temps de faire plein de choses!
    Que nenni! on n’a encore moins de temps que lorsque qu’on travaillait.
    C’est vrai. Les semaines passent à une vitesse folle.
    Et puis, je crois aussi, pour ma part du moins, c’est qu’on avait , avant, prévu de faire des
    choses qu’on n’avait pas le temps de faire en activité, alors, voilà, tout se met en route, et
    on voudrait tout entreprendre en même temps.
    C’est mon cas. Je voudrais tout faire.

    Mais, il faut laisser le temps faire.
    Et tout s’installera en temps et heure.

    ***************

    Je viens aujourd’hui vous parler du film que j’ai regardé cette semaine.
    Il concernait  "La bagne de Cayenne"
    Et, bien sûr, je ne me souviens plus du titre du film.
    Pas grave.
    Voilà, je viens d’aller à la recherche du film, le voici :

    *************************

    Cayenne, les amants du bagne

    Résumé :

    Les années 20. Albert Londres, journaliste vedette du «Petit Parisien»,
    arrive dans la colonie française de Guyane pour un reportage sur le bagne de Cayenne.
    A son arrivée, il est pris en charge par les autorités locales et confié au capitaine Sentier,
    qui doit lui faire découvrir le bagne et son organisation.
    Très vite, Londres prend conscience qu’il ne voit qu’une petite partie des réalités de la vie au bagne.
    Il fait alors la connaissance de Claudia Desfeuilles, dont le mari, Camille, un bagnard anarchiste,
    est condamné pour un attentat dans une préfecture déserte.
    Réputé irréductible, Camille est régulièrement mis au cachot et fait l’objet de toutes sortes de tourments.
    Londres exige de le rencontrer…

    Casting :

    **********************

    Peut être avez vous regardé?

    Je méditais, après avoir regardé…..

    "LE BAGNE de CAYENNE"

    ou d’ailleurs……

    Barbarisme, cruauté, humiliations, avilissements….
    Tout y passait!
    Quelle horreur.

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    Tout le monde a vu "Papillon" et s’est fait à travers le récit-roman une image du bagne,
    mais qu’en est-il vraiment ?
    Quelles en sont les
    origines et l’histoire et comment cette magnifique Guyane
    s’est transformée en Terre d’expiation ?

    St Laurent du Maroni, Commune pénitentiaire, a vu passer près de 70 000 bagnards qui,
    mélés aux surveillants militaires, (souvent corses) et à leurs
    familles
    où aux différents religieux venus les aider ont créé une des plus incroyable
    aventure humaine imaginable.
    Les
    témoignages écrits et artistiques d’une infinie variété l’illustrent
    et nombreux sont ceux qui, journalistes, historiens où acteurs de ce drame
    y ont puisé leur inspiration pour nous laisser une importante bibliograph
    50 ans après la mort du bagne.

    ********************************

    Les origines

    Il faut remonter jusqu’en 1748 pour trouver le point de départ de notre histoire.
    A la mort de Philippe d’Orléans, Louis XV rattache le corps des galères à la Marine. Celle-ci se trouve subitement en charge de navires vétustes et dépassés militairement, mais surtout de la chiourme qui s’y trouve. Elle saisit alors l’opportunité de développer et rénover ses grands ports de guerre et dirige vers Toulon (1748) puis Brest (1749) et Rochefort (1767) cette main d’oeuvre peu onéreuse.

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    Dès 1793, la nouvelle république se débarrasse de ses opposants politiques et religieux en les expédiant en Guyane déjà connue pour des essais de colonisation infructueux (expédition de Kourou en 1763), suivent les déportés de Fructidor (Billaud-Varenne, Collot d’Herbois, Pichegru, …)

     

     

     

    1848 est l’année qui ouvre la voie aux bagnes d’outre-mer; l’abolition de l’esclavage qui a réduit la main d’oeuvre coloniale, les peurs sociales et politiques qui font suite aux évènements de Juin 1848, l’exemple de Botany Bay (développement colonial anglais en Australie) et l’industrialisation des arsenaux de la Marine, autant d’arguments pour déplacer la main d’oeuvre pénale : La loi sur la Transportation se profile. Cependant, il est juste aussi de prendre en compte un élément humain dans cette démarche de Napoléon III. Après avoir hésité entre plusieurs sites, il repense à la Guyane pour l’exécution de la peine des travaux forcés, car c’est de nos colonies, celle ou le manque de bras est le plus important. Et dans le même temps, il crée les pénitenciers agricoles de Corse, elle aussi en grand manque de main d’oeuvre. Ces mesures s’avèrent donc utiles et profitables pour des départements ou colonies, freinés jusque là, dans leur essor économique et à qui le Prince-Président souhaite réelement donner des chances de développement…
    Dès 1852, on offre ce choix aux forçats des bagnes portuaires et l’espoir d’un adoucissement de leur condition décide environ 300 d’entre eux à embarquer sur l’Allier direction Cayenne.

     

     

    De 1852 à 1867, l’histoire du Bagne est chaotique; Ayant du quitter les îles du salut devenues trop petites,les transportés arrivent sur la "grande terre"; Des camps fleurissent un peu au hasard,puis disparaissent quand la main d’oeuvre pénale et son encadrement, décimées par les maladies ne peuvent plus y subsister; les bagnards construisaient des briqueteries, pour fabriquer leurs propres geôles.

     

     

     

    En 1867, le taux de mortalité de la population pénale est tel que le législateur s’émeut et suspend la Transportation pour les blancs, les dirigeant sur la Nouvelle Calédonie ; Mais dans ces îles, l’opposition des populations locales et des colons fut farouche et le" petit paradis" de l’île des pins apparut bien peu dissuasif…dès 1887, les Transportés reprirent le chemin de la Guyane, associés cette fois aux récidivistes qui tombaient sous le coup de la relégation (loi du 27 Mai 1885)

     

     

    Au cours de l’année 1923, une visite va ébranler l’institution, ou plutôt l’opinion publique, en mettant au grand jour les disfonctionnements et les injustices de ce systéme carcéral ; Durant un mois (du 8 aout au 7 septembre ) le grand reporter Albert Londres va effectuer une enquête sans complaisance, largement diffusée dans la presse natinale, qui aménera une discussion à l’Assemblée Nationale en novembre 1924, puis la création d’un décret trés important en septembre1925, qui, sans supprimer la peine, la rendra plus humaine et plus décente.

     

     

    "Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie"

     

    Le systéme perdurera ainsi jusqu’au du dernier convoi de novembre 1938. C’est l’arrivée du front populaire et le rapport de Gaston Monnerville député de la Guyane,en 1937 qui vont accélérer la fin du bagne ; Six mois avant le départ des derniers relégués de Saint Martin de Ré, le décret-loi de juin de la même année, réformait la loi sur la Transportation et instituait sa suppression.Il restait a ce moment là en guyane, prés de 3300 condamnés, autant de libérés astreints au doublage et environ 2000 relégués .Le rapatriement de cette population pénale dans des centrales construites à cet effet ne put se faire devant l’imminence de la guerre….

     

     

    La Seconde Guerre Mondiale divisera la population du Bagne comme celle de métropole, entre Vichy et Londres. Les surveillants militaires s’opposent, les bagnards tentent de quitter leur condition en rejoignant la France Libre côté Surinam . S’exprime alors la volonté d’un raffermissement d’une réglementation jugée trop laxiste ; Le colonel Camus, ancien directeur de poulo Condore, en poste au 1er septembre 1941, applique une discipline de fer. Ajouté à cela, le manque de ravitaillement et la mise au travail des relégués , alors que ce n’est pas l’objet de cette condamnation,font qu’ à la fin de la guerre, en 1944, lorque le lieutenant-Colonel SAINZ sera nommé pour "liquider" le bagne, il trouvera une population pénale diminuée de plus de la moitié. Jamais le Bagne n’avait connu ce niveau de mortalité.

    Cet homme de coeur va tout faire pour donner à sa mission une dimension humaine et rendre les conditions de vie des condamnés décentes, jusqu’au décrets de grâce du Génaral De Gaulle, en 1946.

     

     

     

    De 1945 à 1949, l’Armée du Salut soutiendra et aidera les derniers bagnards à retourner en métropole où à se forger un nouvel avenir, Ch. Péan, les Waélly, les Chastagnier: autant de noms et de familles au charisme et à la générosité reconnus.
    Le 1er Août 1953, les derniers témoins, Bagnards ou Surveillants rentraient en France sur le "San matteo", ainsi prenait fin une aventure de cent ans.

     

     

    Le premier site exploité pour la transportation fut les "îles du Salut", groupe de trois îles antérieurement "îles du Diable" et re baptisées par les quelques survivants de l’expédition de 1663 qui y trouvèrent leur salut.

     

     

     

    Le 10 Mars 1852, l’Allier avec le premier transport de forçats "volontaires" mouilla devant la plus grande des trois îles : Royale ; le Commissaire Général de la République SARDA-GARRIGA accompagnait cette main d’oeuvre particulière et son enthousiasme restera célèbre grâce à une allocution où il déclara aux proscrits : "Mes amis, il n’y a pas sous le soleil de plus beau pays que celui-ci, ni plus riche. Il est à vous, le Prince Louis Napoléon m’envoie pour vous le partager …"
    Le nombre de condamnés augmentant rapidement pour vider les bagnes portuaires (961 en 1854, 1331 en 1855, 1269 en 1856 …) il fallut trouver d’autres sites pour les accueillir et alors qu’ils devaient construire leurs propres prisons, on installa des camps tout azimuts …
    De 1853 aux années 1860, de nombreux camps s’installèrent aux quatre coins de la Guyane, dans des zones insalubres, pour se fermer au bout de quelques années ; le taux de mortalité avoisinait 40% et l’espérance de vie était de quelques mois.
    Citons pour mémoire : – Saint-Georges (1853-1860) : sur l’Oyapock 30% de mortalité – La Montagne d’Argent (1853-1856) : ouvert puis fermé, puis rouvert 60% de mortalité en 1856 – La Comté (1854-1859) : pour l’exploitation des bois – Sainte Marie (1854-1863) : briqueterie et ferme au rendement nul – Saint Augustin (1854-1860) : devait être un exemple : abandonné – Saint Philippe (1856-1857) : trop de malades pour exploiter les bois – Saint Louis (1855-1864) : près de la Comté, 16% de mortalité en 1860

     

     

     
     

    L’ilot Saint-Louis

    Situé au milieu du Maroni près de St Laurent, cet îlot reçut les lépreux après leur évacuation de l’ île du Diable. Ceux-ci sous l’autorité du Médecin militaire étaient laissés livrés à eux-mêmes avec seulement un apport de médicaments quotidien.

     

    Kourou

    Construit en deux temps, d’abord sur un bâtiment flottant sur la rivière Kourou puis dès 1861 sur terre "aux roches", le camp s’occupera essentiellement de travail de scierie des bois de construction puis d’agriculture. Face aux îles du Salut, il permettait de correspondre avec celle-ci par un sémaphore.

     

    Cayenne

    Symbole du Bagne pour beaucoup et par erreur, il était constitué par trois baraquements nommés "Europe", "Afrique", et "Asie". Les pensionnaires étaient parmi les meilleurs éléments de la colonie pénitentiaire et étaient en quasi liberté, employés aux travaux du port ou comme "employés municipaux". Certains dormaient mêmes chez les employeurs.

     

     

    St Laurent du Maroni

    Commune pénitentiaire artificiellement fondée face à Albina, capitale de la Guyane Hollandaise, en 1858 sur ordre du Gouverneur Baudin qui déclare : "j’ai tenu à vous donner St Laurent comme patron parceque c’est le mien et que mon père et mon grand-père s’appelaient Laurent." Les navires amenaient leur cargaison humaine à St Laurent, berceau du bagne, d’où les transferts pour tous les autres sites étaient organisés.

     

     

    St Jean du Maroni

    A 17 kilomètres de St Laurent, un vaste camp de 16 cases qui abrite la relégation et ses fameux "pieds de biche", soumis à un régime particulier, qui les autorisait à effectuer toutes sortes d’activités pour eux-mêmes une fois leur tâche quotidienne effectuée. Il eut même son théâtre !

     

     

     

    L’Inini

    L’un des derniers sites ouvert, en janvier 1931,avec la création du territoire de L’Inini, surtout destiné aux condamnés Indochinois, des militants politiques communistes, jugés indésirables par le gouvernement de l’Indochine. Ceux ci, essentiellement arrivés avec le convoi de mai 1931, en provenance de Saigon et Poulo Condore, occupérent les deux camps de "crique anguille" et "la forestière", remplacée en 1934 par le camp de "saut tigre". Ces camps seront abandonnés à la jungle par décret en 1944, dans le cadre de la fermeture du bagne.

    Les bagnards

    Qui étaient ces quelques 70.000 condamnés qui ont peuplés les bagnes de Guyane?

    Les Déportés

    La première époque concernant des prêtres réfractaires et des politiques se situe dès la révolution et dans des endroits différents (Sinnamary, Cayenne …). Dès la fin du 19ème siècle, l’île du Diable, la plus petite et la plus aride des îles du Salut devient le lieu officiel de la Déportation et son plus célèbre pensionnaire sera Alfred DREYFUS.

    Les Transportés

    Issus des cours d’assises, il s’agit des "durs", répartis en trois classes, la troisième étant la catégorie la plus basse (souvent celle à l’arrivée), la première étant la plus enviable, qu’on ne pouvait atteindre qu’après de nombreuses années sans punition.
    Accueillis à Saint Laurent du Maroni, les Transportés pouvaient suivant les indications figurant sur leur dossier y rester ou être envoyés vers les îles du salut ou même les camps forestiers pour les plus mal notés.

     

     

     

     

     

    Les Relégués

    Sous le coup de la loi de 1885, ces multirécidivistes appelés "pied-de-biche" étaient méprisés de tous les autres condamnés et même des surveillants.


    Deux catégories :

    Les relégués collectifs

    Vivant au camp de Saint-Jean, ils fournissaient une somme de travail quotidien à l’A.P. et devaient répondre à deux appels par jour.

    Les relégués individuels

    Sortis de la première catégorie grâce à un bon classement, ils pouvaient aller en semi liberté et obtenir des concessions à exploiter.

    Voici les premières strophes du "commandement des relégués" :

    Pour te conserver bien portant
    Au soleil travaille rarement
    Du commandement des surveillants
    N’écoute jamais le boniment
    Débrouilles toi n’importe comment
    Afin de gagner quelque argent …

     

     

     

    Les femmes bagnardes

    Le décret du 20 août 1853 autorise l’envoi des individus des deux sexes , d’origine africaine ou asiatique,aux travaux forcés en Guyane ; Il sera complété par l’article 4 de la loi sur la transportation de 1854 :
    "Art.4 : les femmes condamnées aux travaux forcés pourront être conduites dans un des établissements créés aux colonies; elles seront séparées des hommes et employées à des travaux en rapport avec leur âge et avec leur sexe . "

     


    Ainsi, dés 1858 un convoi de  36 transportées arrive par la Loire. Elles seront prises en charge par les soeurs de St Joseph de Clunny, historiquement déjà présentes dans les prisons métropolitaines

     

    Ces condamnées seront suivies d’autres malheureuses ,destinées a servir de compagnes aux bagnards et a repeupler la colonie ! ( les directives ministérielles de juin 1858 en témoignent, indiquant qu’elles doivent être  jeunes, en bonne santé et si possible campagnardes….); En 1887 arrivent les premiéres reléguées , au total c’est presque 2000 femmes qui seront envoyées dans les bagnes coloniaux de Guyane et de Nelle Calédonie . Il faudra attendre le 19 juillet 1907 pour que soit votée la loi sur la suppression de l’envoi des femmes

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    SEZNEC

    Les bâtiments, tels qu’ils sont encore….

    Cour intérieure –  emplacement de la guillotine au milieu

     

     

     

     

    Tel était les bagnes coloniaux de Guyane, Cayenne, kourou……

     


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